« Le Horla », de Guy de Maupassant à Guillaume Sorel

"Le Horla", de Guillaume Sorel, d'après l'œuvre de Guy de Maupassant, Rue de Sèvres, 2014

“Le Horla”, de Guillaume Sorel,
d’après l’œuvre de Guy de Maupassant,
Rue de Sèvres, 2014

“8 Mai.

Quelle journée admirable ! J’ai passé toute la matinée étendu sur l’herbe, devant ma maison, sous l’énorme platane qui la couvre, l’abrite et l’ombrage tout entière.

J’aime ce pays, et j’aime y vivre parce que j’y ai mes racines, ces profondes et délicates racines, qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux, qui l’attachent à ce qu’on pense et à ce qu’on mange, aux usages comme aux nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol, des villages et de l’air lui-même.

J’aime ma maison où j’ai grandi. De mes fenêtres, je vois la Seine qui coule, le long de mon jardin, derrière la route, presque chez moi, la grande et large Seine, qui va de Rouen au Havre, couverte de bateaux qui passent.”

La nouvelle la plus célèbre de Maupassant, dont on vient de lire les premières lignes, a suscité de multiples analyses sur les conditions de sa rédaction et sur son auteur. L’adaptation en bande dessinée de Guillaume Sorel aux éditions Rue de Sèvres (mars 2014) incite à une nouvelle lecture de l’œuvre.

L’École des lettres lui consacre un numéro, « Le Horla », de Guy de Maupassant à Guillaume Sorel, dont voici le détail.

 

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