“La Fille de mon meilleur ami” & “Un notaire peu ordinaire”, d’Yves Ravey

"La Fille de mon meilleur ami", d'Yves RaveyEn attendant l’orage

Il faut entendre avec toute l’ironie nécessaire les titres du dernier roman d’Yves Ravey : La Fille de mon meilleur ami n’est pas la personne la plus facile à supporter.

Assez folle, plutôt kleptomane et peu adaptée à la réalité, elle est interdite de rencontre avec son fils Roméo par le juge.

Or William Bonnet, le narrateur, a promis à Louis, son meilleur ami, de retrouver Mathilde. Et Mathilde veut revoir son fils, qui vit près de Savigny-sur-Orge avec son père, Anthony, et sa belle-mère, Sheila.

Organiser la rencontre, telle est la mission qui échoit donc à William. Lequel est tout sauf un brave homme.

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« Le Moine », de Dominik Moll

Le moment était venu d’adapter l’œuvre de M. G. Lewis, qui, publiée en 1796, a eu un si grand retentissement sur toute la littérature du XIXe siècle. Elle fait partie de ces romans qu’on a appelés gothiques, noirs ou terrifiants parce qu’ils rompaient violemment avec le goût dominant.

Décor moyenâgeux mais action située au XVIIe siècle, exploitation de toutes les ressources du surnaturel pour créer le mystère et la peur, actions violentes et situations macabres caractérisent ce genre, surtout anglais.

Entre 1764 et 1820, Horace Walpole (Le Château d’Otrante), Ann Radcliffe (L’Italien ou le Confessionnal des pénitents noirs), Matthew Gregory Lewis, puis Robert Maturin (Melmoth ou l’homme errant) l’illustrent avec éclat.

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