Prépas, les mal-aimées ?

La réforme du statut des professeurs de classes préparatoires conduisant à travailler plus pour gagner moins en intégrant les heures sup dans les ORS et en augmentant  la charge de travail est  en train de passer dans l’indifférence générale, voire avec l’approbation tacite d’une partie du corps enseignant et la majorité de l’opinion publique.

L’image de “privilégiés” leur colle à la peau depuis Claude Allègre, et, en temps de crise, toucher à leur situation n’est que justice. Ne sont-ils pas des profs comme les autres? Enseigner au collège ou en classe préparatoire, n’est-ce pas  accomplir le même métier ? Les difficultés ne sont-elles pas présentes partout? La solidarité ne doit-elle pas jouer? Etc.

Abandonnés des centaines de milliers d’enseignants du secondaire et des dizaines de milliers d’enseignants du supérieur, les quelque sept mille professeurs de classes préparatoires ne font pas le poids.

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