“Pas pleurer”, de Lydie Salvayre, prix Goncourt 2014 : un été de jeunesse totale

"Pas pleurer", de Lydie SalvayreDeux voix se croisent : celle de Montsé, une « mauvaise pauvre », mère de la narratrice, et celle de George Bernanos, installé à Palma de Majorque en cet été 1936.

Pour l’une, ce sera l’été du plus grand bonheur, pour l’autre, celui du désespoir le plus profond.

Lidia, la narratrice, recueille le récit de sa mère et met en parallèle ce que l’écrivain français voit, ressent, et écrit. Pas pleurer sonne comme un hommage à l’auteur des Grands Cimetières sous la lune et l’évocation d’un moment unique, jamais retrouvé par Montsé.

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« Mère et fils », de Calin Peter Netzer

"Mère fils", de Calin Peter NetzerIl y a une nouvelle vague du cinéma roumain de plus en plus reconnue à l’étranger mais dont les réalisateurs souffrent, dans leur pays, d’un manque sévère de moyens.

Son essor s’est traduit ces dernières années par les œuvres très remarquées de plusieurs réalisateurs comme Cristu Piu, Corneliu Porumboiu et Cristian Nemescu.

À Cannes, la Palme d’Or attribuée à Cristian Mungiu en 2007 pour Quatre mois, trois semaines et deux jours en a marqué la consécration. Et en 2012, le dernier film de Cristian Mungiu, Au-delà des collines a remporté le Prix du meilleur scénario et les prix d’interprétation féminine sur la Croisette.

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“Blanche-Neige”, de Josephine Poole et Angela Barrett

blanche-neige-poole-barrettLa réédition dans la collection « Lutin poche » de l’école des loisirs, du Blanche-Neige de Josephine Poole et Angela Barrett offrira au professeur de sixième le sujet d’une magnifique introduction à l’étude conjuguée du conte et de l’image.

Le scénario reprend fidèlement la trame du conte de Grimm. Les puristes reprocheront peut-être à Josephine Poole, se fondant sur les arguments de Bettelheim, d’avoir un peu trop rationalisé l’intrigue. Ce ne seront qu’esprits chagrins insensibles à la beauté d’un ensemble qui parvient à susciter l’inquiétude en nimbant l’histoire d’une aura romantique et gothique engageante et raffinée.

L’écriture s’avère simplement actuelle. Josephine Poole est revenue au scénario initial dans la mesure où elle a su restituer les situations répétitives que le film des studios Disney avait gommées – les trois visites de la méchante belle-mère chez les nains notamment. Et tout un chacun sait que la répétition est partie intégrante du bonheur de lire et entendre des contes.

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