Coups de cœur d’une rentrée littéraire

librairieCette année, dès la mi-août, on aura trouvé les romans qui n’arrivaient sur les tables des libraires qu’au début septembre. On aura même pu lire des articles sur ces livres dans les grands quotidiens.

Des critiques ont désigné les romans à lire, et ceux à éviter : les rumeurs sur de possibles Goncourt vont déjà bon train.

Commençons par rappeler ce que tout le monde sait : une rentrée littéraire est d’abord un enjeu économique.

La littérature contemporaine, sauf pour quelques têtes de gondole, ne dispose pas d’un immense public. Créer un événement comme celui-ci, le pérenniser, permet de mettre sous les projecteurs des œuvres de création (souvent) et quelques produits (hélas). Plus de 600 romans paraissent en moins de deux mois. Beaucoup disparaîtront des tables, certains n’auront droit à aucun article, pas même à une brève dans un quotidien gratuit.

Ces textes éphémères sont des paris, à la fois littéraires et économiques. Il suffit d’une surprise, d’un roman qui rencontre son public, pour qu’une rentrée d’éditeur soit réussie. À tous égards. Ce n’est toutefois pas le lot commun. C’est d’ailleurs pourquoi le nombre des premiers romans publiés en août septembre diminue, et que les « noms » sont édités, parfois en grand nombre.

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De nouveaux outils pour les lycées professionnels et les sections de BTS

Éditions GlobeÀ  l’occasion de l’inauguration de l’Espace professeurs du site des éditions Globe (groupe l’école des loisirs), et en partenariat avec l’École des lettres, une après-midi de formation sur l’aide que peuvent apporter en cours certains des titres des éditions Globe a été organisée à Paris le 9 avril 2014.

L’histoire d’un passionné d’électronique qui bouleversa le monde de l’informatique, l’épopée d’un jeune apprenti devenu le chef le plus étoilé au monde, le portrait d’un génie des maths formé à l’école soviétique… Autant de sujets forts qui vous aideront à établir des échanges productifs avec vos élèves et étudiants.

Delphine Martel, professeur de lettres certifié, a présenté le déroulement de séquences mineures ou majeures développées et testées avec des élèves de classes de différents niveaux autour de deux titres : Dans la tête d’un génie, de Macha Gessen et Une éolienne en Afrique, de William Kamkwamba.

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VIIe Rencontres de Liré : “Le français en chantant”, 2-6 avril 2014

Les Lyriades de la langue françaiseLes VIIe Rencontres de Liré, organisées tous les deux ans par les Lyriades de la langue française à Angers, Liré et Ancenis, auront lieu du 2 au 6 avril 2014.

Ces Journées de la langue française explorent à chaque session un grand thème permettant d’inspirer des projets éducatifs et de réunir ceux qui se préoccupent de la langue française : Le français, une langue pour réussir était ainsi le sujet abordé en 2012, La langue française et les langues d’Europe en 2010. Cette année, le thème retenu est Le français en chantant. Langue française et langues de France, chants, chansons et musique. Simultanément un séminaire de formation continue de l’Éducation nationale d’une journée est ouvert aux inspecteurs et auxenseignants.

Les actes de ces Rencontres sont publiés par les Presses universitaires de Rennes (Réseau des universités de l’Ouest Atlantique).

Contre l’obscurantisme et la censure : “Lire est le propre de l’homme. De l’enfant lecteur au libre électeur”

Dessin d'Alan Mets

Dessin d’Alan Mets © l’école des loisirs

L’école des loisirs a publié voici quelque temps un recueil de témoignages et réflexions de cinquante auteurs et illustrateurs pour l’enfance et la jeunesse auquel les polémiques actuelles sur le livre et l’éducation redonnent une très vive actualité.

Ce manifeste de 192 pages, disponible gratuitement, très largement diffusé, se propose de rappeler l’importance du livre dans le développement de l’enfant et de l’adolescent, ainsi que le lien vital qui existe entre lecture, éducation, liberté et, donc, démocratie.

Comme le souligne Marie-Aude Murail, “ce n’est pas la lecture qui est en danger, ce sont les illettrés”.

Certains pseudo-lecteurs de livres pour la jeunesse – mais vrais agitateurs – souhaitent régulièrement tirer parti de l’ignorance et des peurs pour tenter de disqualifier, auprès des parents et d’une opinion qu’ils espèrent perméables, auteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires, et, bien sûr, personnels de l’Éducation publique. La ficelle est classique et finit pas s’user. L’objectif récurrent ? Mettre en évidence un “complot” contre la structure familiale traditionnelle avec la complicité d’un État déliquescent.

Les créateurs, les éditeurs, les professeurs et les enfants rêveurs n’ont qu’à bien se tenir.

Car l’enjeu est bien là : c’est l’éducation du sens critique qui donne aux lecteurs la possibilité de choisir et leur assure d’être des femmes et des hommes libres demain. Ces temps-ci, il semblerait que cela ne soit pas du goût de tous…

l’École des lettres

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Je suis en 3e j’adore lire et j’adore écrire je veux devenir prof de littérature mais pour être prise dois-je faire du latin ou du grec ?

L’enquête sur les motivations et la formation requises pour devenir professeur de lettres sur ce site traverse les générations : dans les commentaires ajoutés aux témoignages et réflexions, une élève de troisième écrit :

Bonjour, Je suis en 3eme j’adore lire mes lectures sont de niveaux adultes a 12 ans j’ai même lu “Autant en emporte le vent” a cet âge la et j’adore écrire je veux devenir prof de littérature depuis plusieurs années mais pour être prise dois je faire du latin ou du grec ?  Merci.

Des collaborateurs de l’École des lettres, enseignant dans les situations les plus diverses,  ou écrivains, lui répondent. Vos points de vue sont attendus !

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“Le Désordre azerty”, d’Éric Chevillard. Autoportrait de l’écrivain devant son clavier

"Le Désordre azerty", d'Éric ChevillardOn ne sait si, à l’instar de Christian Gailly,  Éric Chevillard utilise la bonne vieille machine à écrire mais, comme l’écrivain récemment disparu, les lettres lui apparaissent sur un clavier dans ce désordre qui est peut-être l’ordre véritable des choses.

Et l’autoportrait qu’il propose dans ce Désordre azerty est sans doute la meilleure manière pour lui de se présenter.

À l’article Photographie, il explique sa réticence à paraître. Cette réticence, on l’apprend dès les premières pages, qui portent sur le mot ASPE ou ASPLE, dont il ne donne pas la définition (on la trouvera dans n’importe quel dictionnaire) mais aurait pu porter sur l’adjectif asocial, « incapable de s’adapter aux normes sociales ». Ce qui est sans doute excessif, mais fondé.

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Un concours de récitation organisé par la BNF en 2014

concours-de-recitation-bnfForte du succès de sa première édition, la Bibliothèque nationale de France organise pour la deuxième année un concours de récitation ouvert aux élèves scolarisés en collège et lycée.

C’est l’occasion pour ceux-ci de montrer leur attachement aux textes littéraires qui les ont touchés et de faire partager pendant quelques minutes, sur scène, le plaisir du texte.

Les candidats sélectionnés seront conviés à une audition le mardi 27 mai 2014, qui sera suivie d’une masterclass animée par une personnalité du monde théâtral. Les lauréats remporteront des tablettes numériques.

Un thème est imposé : Jeux autour du “je”, texte littéraire à la première personne.

 

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“Peste blanche”, de Jean-Marc Pontier

"Peste blanche", de Jean-Marc PontierN’en déplaise à certains, les professeurs de lettres soucieux d’adapter leur enseignement à leurs élèves n’hésitent pas enrichir leur corpus de textes classiques ou modernes du médium singulier qu’est la bande dessinée. On peut ainsi proposer au collège comme au lycée des bandes dessinées de qualité qui sauront intéresser élèves et professeurs et qui permettront d’élargir champ des compétences et des connaissances en ne sacrifiant aucunement au plaisir de la lecture et de la découverte.

Jean-Marc Pontier, agrégé de lettres modernes et docteur ès lettres, a toujours eu une pratique artistique parallèlement à ses activités de pédagogue, et développe également depuis quelques années un travail critique sur la bande dessinée aux éditions PLG, notamment sur David B. et Étienne de Crécy qui lui a valu d’être distingué par plusieurs journaux spécialisés.

L’album Peste blanche a été finaliste lors du Prix Bédélys au Canada et pour le Prix littéraire des lycéens et des apprentis de la région PACA 2013. Si Jean-Marc Pontier est originaire de la cité phocéenne, Peste blanche ne témoigne d’aucune préoccupation régionaliste particulière, d’autant que Marseille est bien plus qu’un décor.

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