« Gatsby le magnifique », de Baz Luhrmann, d’après Francis Scott Fitzgerald

gatsby-le-magnifique-baz-luhrmannÀ quarante ans, le cinéaste australien Baz Luhrmann a une belle carrière à son actif. Il a déjà fait jouer Leonardo DiCaprio dans Roméo et Juliette en 1996 et s’attaque, cette fois, à un véritable monument littéraire, l’œuvre la plus célèbre du romancier américain Francis Scott Fitzgerald, The Great Gatsby (1925), fable métaphorique sur le pouvoir et l’opulence de la jeunesse nantie, juste avant le krach boursier de 1929.

Elle évoque, dans l’effervescence des années 1920 sur la côte est des États-Unis, la figure romantique et tragique de Jay Gatsby, vu par les yeux de son ami Nick Carraway. Amoureux de Daisy, la belle cousine de Nick, Gatsby ne se console pas d’apprendre qu’elle a épousé le riche Tom Buchanan. Il s’est donc fait construire une fabuleuse demeure à West Egg, de l’autre côté de la baie de Long Island, juste en face de East Egg, où se dresse la maison raffinée des Buchanan.

Par l’intermédiaire de Nick, il parvient à revoir Daisy et à devenir son amant, réalisant ainsi son rêve sentimental et le « rêve américain » incarné par la beauté patricienne de Daisy.

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« L’Écume des jours », de Michel Gondry, d’après Boris Vian

l-ecume-des-joursMichel Gondry a une imagination qui lui permet de visualiser immédiatement ce qu’il lit. S’il a relevé le défi d’adapter L’Écume des jours de Boris Vian, roman culte inadaptable entre tous, c’est qu’à la première lecture, il avait eu la vision d’une intrigue qui commencerait en couleurs et finirait en noir et blanc. Un tel défi correspond bien à son univers romantique et à son style personnel.

Dès les premières images du film, qui forme désormais une trilogie amoureuse avec Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004) et La Science des rêves (2006), le cinéaste nous emporte dans un véritable tourbillon de sons et d’images.. Continuer la lecture