Exposition Thomas Lavachery au Wolf, à Bruxelles, 2 juillet-15 novembre 2015

Bjorn le Morphir, par Thomas Lavachery

© Thomas Lavachery

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Du 2 juillet au 15 novembre 2015, Thomas Lavachery, l’auteur du cycle romanesque Bjorn le Morphir (neuf titres parus, dont certains ont été adaptés en bande dessinée avec Gilbert Thomas) et d’albums illustrés par lui-même (J’irai voir le Sioux, Jojo de la jungle…), est exposé à la Maison de la littérature de jeunesse Le Wolf, à Bruxelles.

Cette exposition s’accompagne de jeux et d’ateliers à destination des familles et de stages pour les enfants qui se prolongeront après la rentrée des classes.

Une géographie imaginaire riche et complexe et des dessins originaux à découvrir sans tarder !

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“Les Mains libres”, de Man Ray et Paul Eluard. De la lyrique amoureuse au libertinage érotique

"Les Mains libres", de Paul Eluard et Man RayLes Mains libres est un ouvrage hybride qui est parcouru par des contradictions: poésie/peinture, tradition/modernité; amour du couple/libertinage.

Nous étudierons à travers ces oppositions le rapport du poète au peintre et à la femme.

Des indices iconographiques, textuels et biographiques nous permettent de lire ce texte image comme l’écriture d’une utopie amoureuse reposant sur l’échange des identités et des objets du désir. Cela dans la perspective surréaliste de la révolution politique, morale et métaphysique.

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La série des « Pozzis », de Brigitte Smadja, illustrée par Alan Mets. Un monde où tout est pozzible…

 couvmouchegabaritBrigitte Smadja a décidé un jour de tenter une expédition vers les territoires du merveilleux, ceux où tout est permis, après avoir longtemps arpenté ceux du réalisme. De sa complicité avec Alan Mets, au dessin coloré et si vivant, est né un nouveau monde, celui des Pozzis.

Nous y pénétrons, invités par Abel, dont le prénom biblique et l’initiale suggèrent des temps nouveaux. Le tome I endosse la promesse d’une histoire qui va durer, se compliquer, se développer…

À l’heure où paraissent les deux derniers épisodes de la série, explorons cet univers étrange, drôle et mystérieux.

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Lire en hommage ? – Lire les images.

Dessin de Gustave Doré

Dessin de Gustave Doré

Apprendre à lire un dessin de presse, c’est s’initier à une forme d’expression à la croisée entre art et journalisme, une forme aussi simple que redoutable.

Le dessin de presse est d’abord spécifique en ce qu’il est immédiat ; trait sur le papier, presque « à main levée », il surgit comme un trait d’esprit immédiatement traduit par son auteur.

Lorsque Cabu entre à Hara Kiri, il est chargé par Cavana de dessiner des instantanés de concert de jazz ; la rubrique s’intitule « Coin de nappe ». Le dessinateur de presse saisit ce qui lui passe par la tête, sans cesse, pour son travail, mais il consigne aussi des observations qui lui sont plus personnelles. Un dessinateur peut avoir son jardin secret, comme François Olislaeger au journal Le Monde. C’est un curieux, un instinctif mais aussi quelqu’un qui, à l’instar du photographe d’actualité, développe sa manière, son regard propre. En ce sens, il n’est jamais neutre; même s’il cherche à se faire comprendre du plus grand nombre, il impose peu à peu sa vision. D’où cette identité particulière des dessinateurs, dont la signature est rapide comme le coup de patte du chat : Charb, Riss, Luz pour Charlie Hebdo, Kroll pour Le Soir ou Frap pour Presse Océan…

Analyser  le dessin de presse, c’est donc chercher à comprendre en quoi il constitue une forme particulière d’expression graphique, mais aussi en quoi il est révélateur d’une identité d’auteur, d’un talent singulier.

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Concours. 50 ans de littérature pour la jeunesse : poursuivez l’aventure créative avec l’AEFE !

Yvan Pommaux - Concours - AEFE

Yvan Pommaux, “Nous, notre histoire” © l’école des loisirs, 2014

En 2015, deux grands acteurs de la littérature pour la jeunesse célèbrent leurs cinquantenaires : un acteur qui la crée, l’école des loisirs, et un acteur qui l’accompagne, le Centre de recherche et d’information sur la littérature pour la jeunesse (CRILJ).

À l’occasion de ces anniversaires, l’AEFE organise un concours, en partenariat avec l’école des loisirs, en proposant aux classes de cycle 2 et de cycle 3 de créer leur propre album.

« Des albums ont bercé notre enfance et d’autres bercent celle de nos élèves. C’est grâce à ces albums que notre imaginaire se construit », fait remarquer Myriam Grafto, inspectrice pédagogique à l’AEFE, qui invite les enseignants du réseau scolaire à l’étranger à faire entrer leurs élèves dans la « fabuleuse aventure » qu’est la réalisation d’un album.

Cet ouvrage illustré devra raconter une histoire qui se déroule sur  une période de 50 ans.

Élèves et enseignants pourront, par exemple, placer ce récit dans le contexte de leur école, de leur ville ou du pays qui les accueille. Le choix du thème, l’invention de l’histoire, la rédaction, l’illustration et la création de l’album seront les étapes principales de cette aventure créative. Des ressources pédagogiques concernant différentes manière de travailler en classe à partir des albums seront disponibles sur le site de l’AEFE, dans l’espace pédagogique.

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Sonia Delaunay, les couleurs de l’abstraction

Sonia Delaunay, les couleurs de l’abstractionAprès la grande rétrospective parisienne de 1967 qui l’avait révélée au grand public, Sonia Delaunay est de nouveau à l’affiche au musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

L’artiste, d’origine ukrainienne (elle naquit à Odessa en 1885), disparue en 1979, est devenue aujourd’hui une de figures les plus représentatives de l’art abstrait.

L’exposition, ouverte le 17 octobre et qui accueillera le public jusqu’au 22 février 2015 (avant d’émigrer à Londres à la Tate Modern entre le 15 avril et le 16 août), a précisément pour titre « Les couleurs de l’abstraction ».

 

 

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Man Ray, Paul Eluard : la liberté dans le livre

paul-eluard-man-ray-les-mains-libres« Elle [la poésie] est l’acte pur – l’acte de suprême libération – le seul par lequel un homme, en tant que poète, puisse se donner profondément à lui-même le sentiment d’exister en toute liberté. » Pierre Reverdy, La Fonction poétique, 1950.

Si la langue latine distingue les deux mots « liber » en fonction de la voyelle i, longue ou courte, l’homographie invite à réunir ce qui relève de l’absence de soumission à une autorité humaine ou dogmatique et ce qui désigne la pellicule se trouvant entre l’écorce et le bois, sur laquelle on écrivait.

Envisager le livre comme lieu de liberté, c’est aussi le concevoir comme un véritable moyen de création. C’est du moins ainsi que semblent l’entendre Paul Eluard et Man Ray, dont l’esthétique respective trouve un écho dans le croisement de la photographie ou du dessin et du poème, et dans la relation entre ces deux mediums visuels et verbaux. Cette relation, qui est de l’ordre d’un regard qui circule entre l’artiste et le poète, donnant  à voir et à lire, et le lecteur spectateur, fait à son tour du livre un medium apte à susciter la liberté interprétative.

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