“Pas pleurer”, de Lydie Salvayre, prix Goncourt 2014 : un été de jeunesse totale

"Pas pleurer", de Lydie SalvayreDeux voix se croisent : celle de Montsé, une « mauvaise pauvre », mère de la narratrice, et celle de George Bernanos, installé à Palma de Majorque en cet été 1936.

Pour l’une, ce sera l’été du plus grand bonheur, pour l’autre, celui du désespoir le plus profond.

Lidia, la narratrice, recueille le récit de sa mère et met en parallèle ce que l’écrivain français voit, ressent, et écrit. Pas pleurer sonne comme un hommage à l’auteur des Grands Cimetières sous la lune et l’évocation d’un moment unique, jamais retrouvé par Montsé.

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“Algérie. Les pieds-rouges”, de Catherine Simon

Catherine Simon, "Algérie. Les années pieds-rouges"Catherine Simon, journaliste au quotidien Le Monde, connaît bien l’Algérie pour y avoir été la dernière correspondante au début de la « décennie noire » des années 1990.

Afin de mieux expliquer l’évolution de la situation algérienne depuis son indépendance, elle a décidé de changer légèrement l’angle d’analyse, en s’intéressant non pas aux années de la guerre d’indépendance mais à l’immédiate après-guerre.

L’auteure se livre ainsi à une minutieuse description de la construction du pays nouvellement indépendant, avec ses espoirs, ses carences et ses dysfonctionnements déjà en germe.

Pour ce faire, elle n’a pas élaboré une grande fresque de l’Algérie indépendante, mais elle s’est focalisée sur une catégorie particulière de personnes, à savoir les Européens qui se sont installés en Algérie après l’indépendance, plus familièrement appelés les « pieds-rouges ».

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