Au sommaire de “l’École des lettres”, 2, 2015-2016

1_4_couverture_2-2015-2016_couv.1_4L’École des lettres poursuit dans son numéro 2, d’octobre-novembre 2015, l’exploration de la création contem-poraine, et présente des œuvres marquantes accessibles aux élèves – bande dessinée, romans, films – qui permettent, notamment, une réflexion distanciée sur les grands thèmes de société qui font la une des médias.

L’accent est également mis sur la redécouverte d’un classique, Frankenstein, de Mary Shelley, dont une nouvelle adaptation cinématographique sera prochainement dans les salles.

2016 constituera le deuxième temps fort des commémorations de la Première Guerre mondiale : l’École des lettres s’associera dans une prochaine livraison à ces manifestations, qui mobilisent de nombreux établissements, en présentant des analyses d’œuvres qui évoquent cette période.

La langue française évolue, mais quels usages suivre, et comment l’enseigner ? Quatre essais pour faire le point sur le sujet, sans omettre, au-delà de l’école, la question de l’alphabétisation en entreprise et la situation de ces “gens qu’on voit mais qu’on ne regarde pas »…

Comment prendre en charge sa première classe ? De quelle manière concevoir une progression annuelle ? Ces questions sont abordées avec, en toile de fond, une réflexion sur la réforme du collège applicable en 2016 – sur laquelle vos avis sont bien sûr très attendus.

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Antoine Compagnon, “Une question de discipline”

"Une question de dicipline", d'Antoine CompagnonIl ne faudrait pas que le lecteur distrait néglige d’arriver à la dernière page de ce livre d’entretiens qu’Antoine Compagnon a donné à Jean-Baptiste Amadieu. Il raterait cet aveu étonnant auquel tout amoureux des livres ne peut que souscrire, avec tristesse :

« Pour s’intéresser à la littérature, la lire, l’étudier par-delà toute discipline, il est indispensable de rester un peu bête. »

Bête, Compagnon ne peut pas vraiment être soupçonné de l’être. Pourtant, quand on est fils de militaire, qu’on a passé une partie de sa jeunesse à l’étranger, que l’on est sorti de Polytechnique et qu’après une spécialisation aux Ponts et chaussées on se prépare à devenir ingénieur, se retrouver, quelques années plus tard, à enseigner la littérature française moderne et contemporaine au Collège de France, si ce cheminement ne signale pas forcément une inclination à la bêtise, il conduit néanmoins à se poser des questions.

Et c’est bien la bizarrerie de cet itinéraire qui peut nous retenir d’abord dans ce livre et dans ce personnage.

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