Prépas : pourquoi ça marche. – Et pourquoi ne pas oser la culture générale dès le lycée ?

Année après année les prépas, scientifiques, économiques ou littéraires attirent toujours plus d’élèves issus du secondaire.

En 2014, ils étaient près de 41 000 contre à peine 40 000 en 2009, l’augmentation étant constante depuis quatre ans.

Ces chiffres sont d’autant plus remarquables que les freins à ce développement sont puissants et variés :

– ce sont d’abord les grandes écoles elles mêmes qui sèment le doute sur le bien-fondé de ce recrutement sélectif en ouvrant leurs portes à d’autres profils d’étudiants issus d’admissions post-bac ou d’admission parallèles ;

– ce sont aussi les campagnes médias qui alimentent régulièrement les poncifs sur l’« enfer » des prépas et sur leur élitisme anti-démocratique ;

– ce sont enfin les projets et rumeurs en provenance du ministère qui perturbent la sérénité des professeurs et à un degré moindre celle des préparationnaires.

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Prépas, les mal-aimées ?

La réforme du statut des professeurs de classes préparatoires conduisant à travailler plus pour gagner moins en intégrant les heures sup dans les ORS et en augmentant  la charge de travail est  en train de passer dans l’indifférence générale, voire avec l’approbation tacite d’une partie du corps enseignant et la majorité de l’opinion publique.

L’image de “privilégiés” leur colle à la peau depuis Claude Allègre, et, en temps de crise, toucher à leur situation n’est que justice. Ne sont-ils pas des profs comme les autres? Enseigner au collège ou en classe préparatoire, n’est-ce pas  accomplir le même métier ? Les difficultés ne sont-elles pas présentes partout? La solidarité ne doit-elle pas jouer? Etc.

Abandonnés des centaines de milliers d’enseignants du secondaire et des dizaines de milliers d’enseignants du supérieur, les quelque sept mille professeurs de classes préparatoires ne font pas le poids.

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