« La Douceur de l’ombre. L’arbre source d’émotions, de l’Antiquité à nos jours », d’Alain Corbin

alain-corbin-la-douceur-de-l-arbrePartons de cet aphorisme, incipit du premier chapitre :

« L’arbre porte en lui une écriture. »

Accepter l’idée revient à plébisciter le livre que nous propose Alain Corbin qui réussit malicieusement à ne pas faire apparaître dans son titre principal, le mot « arbre ».

Donc l’arbre serait parent de l’écriture. D’une manière simple et presque triviale d’abord quand on grave sur son tronc, qu’on incise l’écorce pour laisser une trace, comme le font (ou le faisaient) les amoureux, réunissant, à la pointe du couteau, deux prénoms dans un cœur.

L’arbre devient alors porteur de message, substitut du livre avec lequel il partage une étymologie commune, liber, qui signifie aussi bien la pellicule située entre le bois et l’écorce que le livre.

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