“Mon tour du monde”, de Charlie Chaplin

"Mon tour du monde", de Charlie ChaplinEn 1931 Charlie Chaplin effectue un long périple qui le mène des États-Unis en Asie via sa ville natale, Londres, et une partie de l’Europe.

Charlot, vagabond désormais millionnaire, est l’égal des plus grandes personnalités de la planète. À son retour l’acteur et cinéaste rédige un récit de voyage très personnel, une sorte d’autobiographie où la mélancolie se mêle aux trépidations d’un monde en ébullition.

Quatre-vingt ans après sa parution, et un siècle après la naissance officielle du personnage le plus emblématique du cinéma, A comedian sees the world est édité pour la première fois en France sous le titre Mon tour du monde.

 

 

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Professeur de lettres : en cours, pour surprendre, il faut innover

Discussion à bâtons rompus
avec une professeur de lettres classiques heureuse

Jeune retraitée de l’Éducation nationale, Claude Arditty exerce toujours à temps partiel dans l’enceinte de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis et à l’hôpital de Villejuif.

Au cours de sa carrière elle a enseigné au collège, au lycée et à l’IUFM, dans le cadre de formations pour adultes à l’université et au Greta de Massy, en IUT à Orsay, dans un établissement spécialisé pour de jeunes adultes handicapés à Palaiseau, mais aussi en milieu carcéral et  à l’hôpital. La diversité est pour elle l’une des clés du plaisir que procure notre métier.

Elle a accepté d’évoquer pêle-mêle des bribes de sa carrière : une éclaircie salutaire pour tous les enseignants ayant le désir de puiser à la source du bonheur d’enseigner.

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Théâtre et générations

Hommage à Molière à la Comédie-Française © Cosimo Mirco Magliocca, 2014

Hommage à Molière à la Comédie-Française © Cosimo Mirco Magliocca, 2014

Conflits de générations en jeu dans les pièces,
grandes querelles esthétiques,
génération d’acteurs

Dans le cadre des rencontres organisées par la Comédie-Française au théâtre du Vieux-Colombier, à Paris, autour du thème Grandir pour ne pas vieillir, un nouveau débat abordera le vendredi 28 mars 2014 la notion de génération en histoire, en sociologie et en philosophie, et sous le regard du praticien.

Les rapports de générations dans les textes, la mise en scène comme interprétation générationnelle du répertoire et le théâtre comme art de la transmission seront ainsi interrogés au cours d’un débat animé par Agathe Sanjuan, conservatrice-archiviste de la Comédie-Française, avec Muriel Mayette-Holtz, administratrice générale de la Comédie-Française, Flore Garcin-Marrou docteure en littérature, spécialiste des liens entre théâtre et philosophie, et Martial Poirson professeur à l’université de Grenoble, spécialiste d’histoire et d’esthétique théâtrale.

L’École des lettres rendra compte de cette rencontre sur ce site.

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Théâtre et jeunesse – Grandir pour ne pas vieillir

RachelLa Comédie-Française a choisi comme fil rouge de la saison 2013-2014 une série de débats sur le thème « Grandir pour ne pas vieillir ».

Le vendredi 28 novembre 2013, au Théâtre du Vieux-Colombier, ce cycle de conférences portait sur la thématique Théâtre et jeunesse :

Comment garder son âme d’enfant au cœur de sa pratique d’acteur ? Comment un art de l’instant, du moment présent, de la contemporanéité, est-il également confronté à la réactivation d’un répertoire ancien, qu’une nouvelle mise en scène va faire ressurgir sous un angle neuf  ? Réincarnations et réinterprétations confèrent-t-elles un caractère de jeunesse à cet art si vieux ?  Ne peut-on pas dire que le théâtre forme la jeunesse ? 

L’École des lettres a demandé à Martial Poirson, professeur des universités en histoire et esthétique théâtrale, qui participait au débat animé par Agathe Sanjuan, conservatrice de la Bibliothèque-Musée de la Comédie-Française, avec Muriel Mayette-Holtz, administratrice générale, metteuse en scène et comédienne, et Vanasay Khamphommala, comédien, traducteur et metteur en scène, de rendre compte de la réflexion qui s’est organisée autour de trois thématiques : la jeunesse du répertoire, celle du jeu dramatique du comédien et celle de la réception par les publics.

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« La Vénus à la fourrure », de Roman Polanski, d’après Leopold von Sacher-Masoch

"La Vénus à la fourrure", de Roman PolanskiUn magnifique plan-séquence d’un jour d’orage sur les grands boulevards se clôt par un travelling vers un curieux théâtre dont la façade occupe toute la largeur d’un unique bâtiment entre deux rues. Théâtre idéal, idée du théâtre.

À l’intérieur, seul, Thomas, le metteur en scène, exprime son découragement au téléphone : aucune des comédiennes qu’il a passé la journée à auditionner  n’est capable de jouer le personnage de Vanda dans son adaptation théâtrale de La Vénus à la fourrure, nouvelle de l’écrivain autrichien Leopold von Sacher-Masoch, écrite en 1869 (la pièce est en réalité de l’Américain David Ives).

Soudain surgit une jeune femme, qui le convainc de l’entendre. Elle s’appelle Vanda Jourdain et incarne tout ce que Thomas déteste : vulgaire, écervelée, délurée, elle est prête à tout pour obtenir le rôle et émaille ses phrases de « genre » ou « génial ». À son corps défendant, Thomas la laisse tenter sa chance et voit avec stupéfaction l’intruse se métamorphoser en une parfaite incarnation de la Vanda originale. Elle tire de son sac à point nommé les accessoires et les costumes, comprend parfaitement le personnage et connaît la pièce par cœur. L’audition devient un face à face intense, un jeu de fascination réciproque, qui enchaîne Thomas, le cloue sur place.

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