La littérature d’idées du XVIe au XVIIIe siècle : La Fontaine, du divertissement utile

Illustration de Benjamin Rabier.

Cette séquence a été menée avec des Premières STMG durant la période de confinement, en avril et mai 2020.

Il s’agit donc d’un travail conduit à distance, intégrant une lecture linéaire et des textes complémentaires, sur l’objet d’étude : La littérature d’idées du XVIe au XVIIIe siècle.

Objectif. – Comprendre comment se structure une fable et quel est son rythme interne. Découvrir le livre VII des Fables, publié en 1678.

La fable est un spectacle,
avec une mise en scène bien réglée

À lire les Fables de La Fontaine, nous comprenons vite que ce qui plaît, c’est la manière rigoureuse dont l’auteur ménage l’entrée en scène de ses personnages – hommes, animaux ou végétaux. Il accompagne la dynamique structurelle d’un schéma narratif rigoureux, sobre et efficace grâce à des coups de théâtre :  l’irruption inopinée dans le récit de personnages, de trouble-fête constituent les éléments perturbateurs ou des péripéties drôles, parodiques, des éléments de résolution souvent bien risibles. La Fontaine, c’est certain, sait cultiver des surprises ou organiser la procession de courtisans.

C’est ce que nous commencerons par apprécier, dans cette séquence, par la lecture de quelques fables, composées avec simplicité, selon un canevas à chaque fois très similaire, afin de répondre aux impératifs de son époque : instruire et plaire. Donner du plaisir par l’apparition d’un héron (VII, 4) bien sourcilleux et si imbu de lui-même qu’il laisse passer de bonnes occasions de se bien nourrir puis simplement de se rassasier. Carpe, brochet, tanches nagent sous son bec, approchent même du bord. Mais l’oiseau aux longues pattes est trop fier : la structure de la fable est une longue gradation descendante comme les mets qui s’offrent à l’animal.

La chute du récit, l’élément de résolution correspond à l’entrée en scène d’une dernière opportunité de se nourrir sans bonheur : un limaçon.

Cette fable du « Héron » tout comme le « conte » qui suit  permet d’appréhender le texte dans sa totalité, en  considérant dans un premier temps uniquement la trame, dynamique et rythmée avec énergie par un auteur qui semble régler les entrées sur les planches de ses personnages, tel un metteur en scène ; la morale explicite du « Héron » nous engage d’ailleurs à demeurer attentifs : ces récits, nommés « contes » ici, ne sont pas de simples anecdotes, isolées ; non, il y a une cohérence non seulement interne à chaque histoire, mais aussi entre les fables elles-mêmes, qui se succèdent comme autant de scènes dramatiques d’une même pièce :

« Gardez-vous de rien dédaigner ;
Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
Bien des gens y sont pris. Ce n’est pas aux hérons
Que je parle : écoutez, humains, un autre conte ;
Vous verrez que chez vous j’ai puisé ces leçons. »

 

Illustration de Gustave Doré.

« La Fille » (VII, 5), illustration de Gustave Doré (1832-1883).

Et notre auteur de poursuivre par le récit de la « Fille » (VII, 5). En âge de se marier, elle a la même fierté que le héron et laisse passer les occasions les plus heureuses,« les partis d’importance », puis elle dénigre les éventualités raisonnables que La Fontaine convoque tour à tour, avec rapidité, dans un même alexandrin : «Après les bons partis//les médiocres gens ». On le voit : la gradation décroissante est cruelle, sans concession : un hémistiche pour chacun et une sentence particulièrement sarcastique de la part de l’auteur qui s’amuse et qui joue de la diérèse « médiocre » comme d’un persiflage à nos oreilles. La précieuse manque de pragmatisme, s’aveugle elle-même. Négligeant même ce qui pourrait passer pour une aubaine, elle ne semble finalement sensible qu’à l’élément de résolution.

C’est un véritable personnage qui entre en scène au vers 34 et dont l’effet de persuasion est plus efficace que tous les autres : le temps. Et il trouve comme porte-parole le miroir dont la voix retentit au discours direct :

« Son miroir lui disait : « Prenez vite un mari. »

Tout comme le limaçon de la fable précédente, La Fontaine ne s’encombre pas de mots et en metteur en scène qui s’active, il prépare la situation finale non sans comique : l’adjectif « heureuse », à la rime de l’avant-dernier vers du récit, a pour explication « le malotru » que notre « précieuse » rencontre et qui sonne comme chute de l’octosyllabe final, trois syllabes cinglantes et point final de tant de prétentions et recherches.

« La Laitière et le pot au lait » (VII, 10), illustration de Jean-Baptiste Oudry (1686-1755).

Pas de morale explicite pour comprendre ce drame-ci : la fable du héron avait déjà préparé nos esprits. Le jeu scénique a fait le reste ainsi que la cohérence interne à ce livre VII.

Enfin pour achever cette première démarche, synoptique, autour de la structure efficace et spectaculaire des fables, nous lisons le très célèbre conte de Perrette (VII, 10). Même scénario, même dynamique théâtrale, même gradation qui accompagne le schéma narratif. Mais la force de ce récit est de faire surgir des animaux de la tête de notre rêveuse laitière. Des rêves de fortune se succèdent, de vers en vers, cette fois-ci, de plus en plus gros, de plus en plus lucratifs donc, évadés de l’imagination de la jeune femme : ils se multiplient et prospèrent comme nos calculs et nos prétentions.

La gradation qui modélise la structure de nombreuses fables impulse là un rythme qui enfle et se propage, envahit tout le champ du texte, comme un plateau de théâtre ; les espoirs grandissent, s’émancipent, s’enorgueillissent presque : le « pot au lait » du premier vers se transforme bien vite en « œufs » instantanément changés en « triple couvée ». Celles-ci sont métamorphosées, trois vers plus loin, en « poulets » ; sans gêne d’employer le pluriel, Perrette ne s’arrête pas chemin faisant : les poulets se transforment en un « cochon », vite vendu dans l’esprit de notre « marcheuse » pour devenir au vers 20 « une vache et son veau ». Enfin c’est par une association de rime autant que d’idée que le rêve se mue en « troupeau » au vers suivant.

La chimère est complète, gonflée par cette gradation ascendante, structurante, s’épanouissant au rythme de ses pas. La gradation descendante accompagne sa chute au vers 23, triste dénouement de ce doux mirage :

« Le lait tombe : adieu veau, vache, cochon, couvée ».

On entend comme on voit la mécanique bien huilée : chaque espoir s’évanouit à la vitesse spectaculaire de l’énumération engagée à rebours ici. Le fabuliste est donc ce maître du jeu qui divertit son lecteur par un court spectacle, très visuel. Il contrôle les entrées et sorties des acteurs tel un chef de plateau aujourd’hui. La fable est un spectacle (étymologiquement du latin « fait pour être vu »).

Certes treize vers nous servent une morale, émaillée d’expressions populaires comme « battre la campagne », « bâtir des châteaux en Espagne » ou encore « Être Grosjean comme devant ». Mais ce qui frappe nos esprits et nous ravit avant tout, c’est bien le défilé des personnages et les fragments d’un rêve, sorte de bulles de savon légères et aériennes (et Perrette elle aussi s’élève et « saute aussi, transportée »), qui sont grossies de mots pour éclater brutalement en trois syllabes : « le lait tombe ». La Fontaine avait coutume de comparer le récit lui-même au « corps » d’un être vivant quand la morale en constituait pour lui « l’âme ». Le corps est bien ce qui se présente ici de manière si sensible et ce qui amuse.

« Une morale nue apporte de l’ennui
Le conte fait passer le précepte avec lui »
VI, 1. « Le pâtre et le lion ».

Audio. –  Nous pouvons très bien envisager de faire écouter un court enregistrement audio aux élèves qui peuvent ainsi suivre à leur rythme, ménager des pauses le temps de la prise de notes. La structure organisée par l’entrée en scène de personnages peut ainsi être repérée directement par un jeu de couleurs, la morale être isolée du « corps » que constitue le « conte ».

Imagerie d’Épinal.

Un spectacle d’une plaisante utilité…

Objectif. – Apprécier comment la place des mots dans le vers éveille la sensibilité et la curiosité du lecteur et valorise l’humour de son auteur.

La Fontaine dédie ses fables à de jeunes gens, des princes qu’il faut éduquer et chez qui il faut éveiller l’esprit critique. C’est pourquoi l’auteur dédiera ses six premiers livres en 1668 au Dauphin Louis de France, fils aîné de Louis XIV, jeune garçon de sept ans à la parution du premier recueil. Héritier du trône, une attention zélée entoure sa formation : Bossuet et Huet éduquent cet élève appliqué.

De même La Fontaine désire participer à l’instruction du prince par le divertissement : il se sert d’animaux « pour instruire les hommes » (Livre premier. Deuxième préface « À Monseigneur le Dauphin »). Ses fables mettent en garde contre les travers humains, les défauts et les ridicules ; l’intention est particulièrement utile quand ces « élèves » sont des enfants voués à de hautes charges, comme Louis de France (il ne règnera cependant pas puisqu’il mourra avant son père).

Portrait de Mme de Montespan (1641-1707), château de Versailles.

La fable est d’une plaisante utilité. Quand dix ans plus tard, en 1678, La Fontaine en quête, encore et toujours, de faveurs royales, dédie son deuxième recueil à Madame de Montespan, favorite du roi, il a l’intention de lui plaire et d’approcher les enfants qu’elle a eu du souverain ;  installée depuis 1674 à Versailles, au premier étage du pavillon de chasse qu’elle partage avec la gouvernante de ses enfants, Madame de Maintenon, elle vit entourée d’honneurs et de faveurs : ses trois enfants sont légitimés et titrés depuis quatre ans. La favorite considérée et soucieuse de le rester, peut se révéler un puissant soutien pour le fabuliste qui peine à trouver des subsides et des appuis.

L’ouverture du livre VII s’adresse explicitement à celle qui peut jouer de son influence :

« Paroles et regards, tout est charme dans vous.
Ma muse, en un sujet si doux
Voudrait s’étendre davantage. »

Le ton est flatteur. Or, le duc du Maine, son fils aîné né de ce double adultère, est un enfant qui retient tout l’intérêt non seulement de sa mère mais aussi du roi qui apprend à le chérir ; il est fin, intelligent, cultivé. Âgé de huit ans quand paraît le second recueil de fables, Madame de Maintenon l’aime et l’éduque à devenir un excellent courtisan, au point de devenir le fils préféré de son père.  Sur lui pèsent de grandes attentes. Ce contexte familial, affectif, est précieux pour comprendre comment La Fontaine s’y prend pour allumer l’intérêt de la Marquise et de son entourage.

Audio. – Même remarque concernant la manière de camper le contexte de publication de ce deuxième recueil en 1678.

« La Cour du Lion » (VII, 6), illustration de Jean-Baptiste Oudry (1686-1755).

Un spectacle soigneusement orchestré…

Pour faire une peinture sans contraste de la cour mauvaise quand ses courtisans sont mauvais, pour représenter un monde gouverné par un homme tyrannique qui vous tuera si vous ne lui dites pas ce qu’il veut entendre, La Fontaine a délibérément choisi de mettre en scène des animaux. Leur comportement humain, les gestes et discours des bêtes permettent par le léger déplacement ainsi instauré, de libérer le rire et la critique qu’il sous-tend. La distance invite à mieux voir. Dans la « Cour du lion » (VII, 6), le souverain lion frappe l’esprit du lecteur, – jeune prince ou personnages accoutumés à la cour de Versailles, aiguise le jugement, organise l’analogie : même défilé grotesque des animaux devant le lion carnassier : l’Ours, le singe et le renard.

Le premier châtiment s’étend alors sur plus d’un vers, un enjambement faisant durer le plaisir du supplice, et la périphrase achevant de souligner le plaisir pris par le monarque à supprimer le courtisan maladroit :

« Le Monarque irrité
L’envoya chez Pluton faire le dégoûté ».

La sentence des deux autres est notifiée systématiquement à la rime, par des formules de plus en plus lapidaires : un hémistiche règle le sort du singe : « et fut encore punie» au vers 25 ;  dans un rythme alerte, en trois syllabes, le destin du renard flatteur est enfin scellé : « il s’en tire ». Le présent de narration met en relief la brutalité de ce verdict paradoxal et immoral. Les diérèses également apportent leur effet musical et excite notre intérêt :

« Sa Majesté Lionne un jour voulut connaître
De quelles nations le Ciel l’avait fait maître. »

De même, par un écho sonore, deux termes sont rapprochés. Rapprochement par le son, par le sens également : « connaître » le « maître ». La rime associe bien là l’intention unique du souverain : élargir sa puissance et sa notoriété. Rien d’autre. De même par sorte d’union phonique, « la sotte flatterie » est liée à « punie» ; avec le souci d’une même efficacité sémantique, pour que la leçon soit retenue, la morale met en résonance « enseignement » et « répondre en normand ». Musicalité par le rythme de ces vers soigneusement hétérométriques, jeux sonores aussi, la fable est un spectacle qui réserve des places privilégiées aux mots d’importance : à la rime, nous l’avons vu, mais aussi à l’hémistiche : dans la morale toujours, « adulateur » à la césure est mise en cohérence avec la « cour », à l’hémistiche également au vers précédent : le thème de la flagornerie est ainsi bien rappelé.

Illustrations de Maurice Boutet de Monvel (1850-1913), l’école des loisirs, Albums, 1980. https://www.ecoledesloisirs.fr/livre/fables-fontaine

…qu’on ne peut entendre sans rire

La fable est un spectacle, un récit qui se raconte et se transmet, dans l’esprit des Anciens. Le caractère oral rapproche, il semble, ce genre littéraire du spectacle vivant. Un spectacle pour rire, et le comique est au cœur de ces petits drames. En se bouchant la narine, l’Ours amorce un comique de geste. De même pour le comique de caractère que souligne l’oxymore « loua la colère» du monarque au vers 21.

« Les Deux Coqs » (VII, 10), illustration de Jean-Baptiste Oudry (1686-1755).

C’est assurément dans la fable « Les Deux Coqs » (VII,10) que le rire est le plus franc : tout commence par un incident de basse-cour relaté avec une extraordinaire brièveté :

« Deux coqs vivaient en paix : une poule survint,
Et voilà la guerre allumée. »

Et le fabuliste alors s’amuse et réécrit l’épopée d’Homère ; on sent sa jubilation par les hyperboles d’abord, qu’il se plaît à employer pour donner toute sa grandiloquence à cette parodie de la guerre de Troie ; la Belle Hélène est une poule, les périphrases (« La gent qui porte crête au spectacle accourut ») sonnent comme des titres triomphaux et les épithètes homériques (« Plus d’une Hélène au beau plumage ») parent les vers d’éclats. Les noms propres donnent des accents glorieux et épiques à cette affaire domestique, ancillaire et modeste : « le Xanthe » est convoqué avec la cité de « Troie ». L’auditeur-lecteur rit. Il rit de cette emphase et du niveau de langue noble, élevé, peu adapté à la situation réelle : La Fontaine célèbre « les amours et la gloire », exagère le « fatal retour » ; « Amour » est invoqué dès le vers 3, et avec lui, les dieux appelés à intervenir dans cette parodie de poème épique. Mais grâce à cette parure ridicule, cette exagération amusée, on s’amuse avec l’auteur d’une situation fort comique et fréquente : le coq voulant être le maître incontesté de la basse-cour, le mâle dominant, s’enorgueillit par son caquetage de sa situation d’élu, il est le vainqueur sur les toits, sûr de lui. L’orgueil bien dangereux toutefois est ici le pendant d’un sentiment décrit sur huit vers : l’humiliation et la rage ravalée du vaincu ; elles se traduisent de manière drolatique par des gestes grotesques ;  noble sentiment que le désir de revanche pour celui qui

« aiguisait son bec, battait l’air et ses flancs,

Et, s’exerçant contre les vents,
S’armait d’une jalouse rage. »

Sa noblesse est rabattue par ce qui le caractérise tout d’abord : son anatomie de volatile. Et nous rions de cela. L’imparfait souligne d’ailleurs ce qu’il est devenu : ces actions de second plan, qui sont mentionnées en cascade, sont celles d’un personnage de second plan également, effacé, quand le vainqueur triomphe, en hauteur. La réjouissance de La Fontaine se fait entendre même dans les allitérations et répétitions de sons, qui, -non sans rappeler le comique de répétition et de mots, au théâtre toujours-, imitent la vantardise du coq « revenu en cour » :

[il] « S’en revint faire le coquet :
Je laisse à penser quel caquet ».

Brutal revirement de situation, comique d’inversion digne de Molière.

Des motifs décoratifs, des exempla ornementaux.
Quand l’utile s’allie à l’agréable

L’enjeu de cette dernière partie est tout d’abord de déceler quelle fable semble avoir particulièrement conquis le public de Première STMG. Il nous reste une lecture linéaire à élaborer ensemble et j’aimerais partir de leur prédilection. J’aimerais aussi qu’ils éprouvent par une activité choisie le principe qui séduit avant tout dans le genre de la fable : la mécanique simple qui la rend si efficace dans sa persuasion.

Poursuivant ce double objectif, il a été décidé qu’ils choisiront l’une des cinq fables lues très attentivement précédemment, pour en retenir une qu’ils mettront en scène sous la forme d’une planche de bande dessinée n’excédant pas neuf vignettes. A la manière d’un illustrateur, d’un Benjamin Rabier. Cartouches, bulles et courts récitatifs éventuels collaboreront avec le dessin lui-même à recréer la dynamique du schéma narratif.

Benjamin Rabier (1864-1939).

Cet exercice, ludique, d’apparence facile, est en réalité très compliqué à réaliser. J’attends de plus d’un grand nombre d’élèves qu’ils m’objectent que le dessin n’est pas leur fort. Mais cette objection justement va nous conduire à la dernière étape de notre travail : la réécriture artistique et artisanale des fables de La Fontaine depuis leur parution. Les animaux sont devenus nos familiers au point qu’il n’est pas besoin de lire les vers pour reconnaître certaines d’entre elles, les plus fameuses tout du moins : une cigale vis à vis d’une fourmi, peinte sur une assiette ou un corbeau dominant sur sa branche un renard brodé sur une tapisserie nous parlent immédiatement. De même le motif d’un renard et sa cigogne sur un fauteuil XVIIIe, un vase, un bijou.

Porcelaine de Sèvres, 1805.

La diffusion des fables s’est faite autant par l’art et l’artisanat que la littérature des descendants de La Fontaine : Anouilh, Andrée Chédid, Gérard Bocholier, par exemple [1]. Certains dessinateurs dont les élèves pourront s’inspirer, – qu’ils pourront même copier –, doivent leur renom à l’illustration de ces fables : Granville, Oudry, Chauveau, Gustave Doré, Benjamin Rabier, Félix Lorioux, Willy Aractingi. Des miniaturistes aussi comme Henry Lemarié [2]  Les fables n’ont cessé d’être un ornement, un agrément.

Une recherche pourra permettre d’interroger cette forme de réécriture d’un genre qui ne cesse de se réinventer, brodant des ornements agréables, pour un message utile à notre vie.

Haude de Roux

 

[1] Jean Anouilh, Fables, 1962 ; Andrée Chedid, Fêtes et lubies, Flammarion, 1973 ; le poète Gérard Bocholier  a réécrit « Le loup et l’agneau » : « Le loup timide »  dans Jacques Charpentreau, Jouer avec les poètes, Hachette Jeunesse.

[2] Le site https://www.lafontaine.net/illustrations/illustrateurs aide les élèves à approfondir les connaissances de l’illustration des fables sur trois siècles.

La Fontaine  sur le site de l’École des lettres.

« La Fontaine, en vers et contre tout », de Sylvie Dodeller, Médium, l’école des loisirs, 2017.

 

 

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