Au sommaire de « l’École des lettres » (n° 4, 2019-2020)

Les biographies pour la jeunesse de l’école au lycée
Exploration d’un genre : la satire
Terrorisme et bande dessinée – L’épidémie au cinéma
Territoires vivants de la République

LES BIOGRAPHIES POUR LA JEUNESSE
DE L’ÉCOLE AU LYCÉE

Rencontre avec Sylvie Dodeller à l’INSPÉ de Paris, avec Antony Soron, Marc Bouyssou et les professeurs stagiaires de l’INSPÉ.

Le 13 novembre 2019, l’INSPÉ de Paris a consacré une matinée de formation aux biographies d’écrivains destinées à la jeunesse ainsi qu’à leur possible exploitation en classe, tant au collège qu’au lycée, et même au cycle 3. Pour ce faire, Antony Soron et Marc Bouyssou, tous deux formateurs à l’INSPÉ, ont invité la journaliste Sylvie Dodeller à présenter non seulement son travail de biographe, mais aussi ses nombreuses expériences sur la manière de le valoriser au mieux auprès des élèves.

Le genre biographique bénéficie aujourd’hui d’un intérêt certain, qu’il s’agisse de biographies d’écrivains ou de «célébrités », hommes ou femmes de renom à des titres divers. Cet intérêt des lecteurs adultes pour les récits de vie peut-il se vérifier dans les classes ?

• Première question, pratique: quelle place ménager à la figure de l’écrivain dans une séquence pédagogique ?

• Deuxième question, institutionnelle : quelle importance les programmes lui accordent-ils ?

• Troisième question – sans doute la plus importante : quelle relation l’élève entretient-il – ou pas – avec la figure de l’écrivain ?

Ces questions touchent à la réalité concrète de la classe et, en tant que professeurs stagiaires, vous pouvez sans doute y répondre, au moins partiellement, au vu de l’expérience que vous avez déjà acquise dans vos classes.

Sylvie Dodeller, à qui nous devons des biographies de Molière, Jean de La Fontaine, Léonard de Vinci, mais aussi, tout récemment, Sophie Germain, nous aide à y répondre.

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SAVOIR LIRE ET RELIRE UN TEXTE

"Les Mille et Une Nuits", collection "Classiques", l'école des loisirs Devenir un lecteur expert en classe de cinquième, par Justine Galan.

Constatant des difficultés croissantes de compréhension des textes chez nos élèves de cinquième, notre équipe de Lettres a décidé, cette année, d’élaborer des séances spécifiques autour de cette problématique.

Au cours de ces séances, réalisées en groupes, nous avons mené des expériences dans le but de montrer aux élèves les bons réflexes à adopter pour bien lire un texte et de leur proposer des stratégies visant à améliorer leurs compétences de lecture.

Cet article donne le déroulé des expériences et de leurs réinvestissements.

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L’IMAGE DE LA FEMME DANS LA SATIRE

"Dénoncer les travers de la société". La satire, "Classiques", l'école des loisirs« Dénoncer les travers de la société. La satire », par Stéphane Labbe.

La tradition inaugurée par les moralistes du XVIIe siècle – qui, eux-mêmes, revendiquaient l’héritage des moralistes antiques (Théophraste, Plutarque, Phèdre) – s’est longtemps assortie d’une forme de misogynie que l’on retrouve, au XIXe, chez des auteurs comme Oscar Wilde. Mais le XIXe siècle est aussi celui où la femme parvient à se faire entendre et où les écrivains masculins commencent à comprendre qu’elle est avant tout victime de son éducation ou, plutôt, de son absence d’éducation. N’est-ce pas finalement un peu le sujet d’un roman comme Madame Bovary ?

Cette séquence, qui accompagne notre recueil, Dénoncer les travers de la société, dans la collection « Classiques » de l’école des loisirs), vise à comparer les images que différentes formes de discours satiriques donnent de la femme.

Les premières séances, consacrées aux aphorismes puis à Voltaire, permettront de faire percevoir aux élèves cette évolution qui, du pur propos misogyne, aboutit à une prise de conscience des besoins en matière d’éducation des femmes.

L’étude du Journal d’Ève, de Mark Twain, qui s’amuse des stéréotypes misogynes tout en faisant entendre la voix de l’héroïne, et de la parodie du «Cid» par Georges Fourest, déplacera l’attention sur le terrain de réécritures qui esquissent des images amusantes et contrastées.

L’évaluation est un sujet de brevet élaboré à partir de la fable de Florian intitulée « La Coquette et l’Abeille », porteuse, elle aussi, de stéréotypes.

La séquence peut prendre place au cours du premier trimestre d’une année de troisième. On aura soin de revoir, au cours de séances de langue dédiées, les valeurs des temps (du présent, en particulier) et l’expression de l’opposition d’un point de vue grammatical (la subordination) et stylistique (les figures).

Séance 1. – Les aphorismes, de la misogynie au féminisme.

Séance 2. – Le portrait de la maréchale de Grancey par Voltaire.

Séance 3. – Le dialogue entre Mme de Grancey et l’abbé de Châteauneuf.

Séance 4. – Lecture du Journal d’Ève, de Mark Twain.

Séance 5. – « Le Cid », de Georges Fourest.

Séance 6. – Évaluation : sujet de brevet sur « La Coquette et l’Abeille », de Florian.

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BANDE DESSINÉE

« Compte à rebours », de Marc Trévidic, Matz & Giuseppe Liotti, par Robert Briatte.

Avec Compte à rebours, thriller graphique en trois volets publié aux éditions Rue de Sèvres, c’est à une fiction documentaire nourrie d’une riche expérience que se livre l’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic. Il s’est associé, pour la circonstance, à Matz, écrivain et scénariste de renom, et à un dessinateur au trait singulièrement efficace, Giuseppe Liotti.

C’est essentiellement à travers les journaux, imprimés ou télévisés, que nous avons tous fait la connaissance, il y a bientôt quinze ans, de Marc Trévidic. Ce protagoniste de notre histoire récente fut en effet, de 2006 à 2015, juge d’instruction au pôle antiterrorisme du tribunal de grande instance de Paris. L’actualité en fit ainsi, avec les juges Van Ruymbeke, Bruguière, ou le procureur Molins, l’une des personnalités du monde judiciaire les plus en vue des dernières années, à coup sûr également l’un des magistrats les plus exposés.

Touché par la règle des dix ans au maximum dans sa fonction au sein d’un tribunal, Marc Trévidic officie désormais à la cour d’appel de Versailles dans un poste qui, assurément, lui octroie enfin quelque loisir pour se consacrer à l’écriture et, plus particulièrement, à la fiction – devoir de réserve oblige –, quand bien même il a également publié divers essais et articles portant sur son expérience dans la lutte de l’institution judiciaire face au terrorisme, devenue son sujet de prédilection.

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« Contagion », de Steven Soderbergh © Warner Bros, 2011.

CINÉMA ET ÉPIDÉMIES

Thrillers, films catastrophe et dystopies, par Philippe Leclercq.

Thriller, film catastrophe ou dystopie, le cinéma d’anticipation a toujours, par définition, un temps d’avance sur son époque, voire une portée prophétique. Quelle que soit la crise annoncée, il nous prédit souvent les pires impasses, avant d’envisager diverses issues et « temps d’après » plus ou moins apaisés.

Comme un enfant qui joue à se faire peur, il aime agiter devant nos yeux de spectateurs horrifiés toutes sortes de cauchemars pour mieux nous rassurer in extremis. C’est précisément le cas de tous les films d’épidémie ou de contagion, opus anxiogènes qui postulent la dispersion d’un fléau par voie de contamination et élaborent des scénarios rien de moins qu’apocalyptiques.

Depuis le Nosferatu de Friedrich Wilhelm Murnau (1922) et son héros vampire et propagateur de la peste, ces fictions font délicieusement frissonner, et le vorace appétit du public à leur égard ne se dément pas.

Qu’importe le genre ou la forme filmique, visible ou non, le fléau et nombre de films prolifèrent. Goules, zombies, virus, bactéries de toutes espèces et toutes origines assaillent les êtres pour se reproduire. Agressée, intentionnellement ou non, l’humanité entière est alors menacée de disparaître.

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CONTINUITÉ PÉDAGOGIQUE

Mai 2020. Lettre à mes élèves,
par Thérèse De Paulis.

S’il est un cadeau, durant ces longs jours de confinement, durant ces longues semaines d’attente, de doutes, de chiffres égrainés, de drames, d’incompréhension, d’envie de révolte, c’est le courage de ces jeunes qui, chaque jour, répondent présents au partage.

Lire et écouter.

TERRITOIRES VIVANTS DE LA RÉPUBLIQUE

Le pari réussi de l’éloquence au collège Alain-Fournier, au Mans, par Pierre Costes.

Depuis plus d’un an, L’École  des lettres poursuit, sur sa page Actualités, et maintenant avec Le Monde, l’aventure des « Territoires vivants de la République ». Ces témoignages, réunis par Benoit Falaize, historien et spécialiste des questions éducatives, présentent des expériences pédagogiques qui montrent que, jusque dans ses territoires prétendument perdus, l’école peut rester fidèle à l’idéal républicain d’émancipation par la connaissance.

Lire et télécharger l’article.

HISTOIRE LITTÉRAIRE

Un abécédaire et une correspondance pour célébrer Albert Camus, par Alain Beretta.

Depuis le début de cette année 2020, le soixantenaire de la mort d’Albert Camus (décédé accidentellement le 4 janvier 1960) a donné lieu à une célébration multiforme de l’écrivain, devenu désormais une « icône » après un long purgatoire.

Mentionnons plusieurs unes de revues, deux films télévisés, des études critiques (notamment celle de Vincent Duclert, Camus, des pays de liberté, qui révèle le texte de la dernière intervention publique de l’auteur). Et voici, en outre, que la pandémie de coronavirus nous ramène à La Peste (1947), dont on pourrait paraphraser l’incipit pour décrire la situation actuelle : « Les curieux événements qui font le sujet de cette chronique se sont produits », cette fois en 2020 et, bien au-delà d’Oran, dans le monde entier…

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