Contre les idées reçues. L’Afrique entre au Collège de France

Atlas catalan, manuscrit enluminé d'Abraham Cresques (1325-1387) : Nomade d'Afrique et seiigneur de Guinée, 1375 © BNF

Atlas catalan, manuscrit enluminé d’Abraham Cresques (1325-1387) : Nomade d’Afrique et seigneur de Guinée, 1375 © BNF

Leçon inaugurale de François-Xavier Fauvelle
au Collège de France

Le 3 octobre dernier, François-Xavier Fauvelle était introduit par ses pairs dans la prestigieuse institution du Collège de France et avec lui, toutes les Afriques. Chercheur pluridisciplinaire, historien, archéologue, François-Xavier Fauvelle s’est attaché à nous livrer depuis plusieurs années une histoire de l’Afrique connectée, vivante et globale, toujours en mouvement.

En ouvrant la réflexion épistémologique sur l’écrit et l’archéologie, ses travaux proposent de penser la variété et la singularité des mondes africains en luttant contre les préjugés d’une Afrique « sans histoire ».

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Paul Vidal de La Blache, fondateur de la géographie moderne française, à la BNF

Carte de de l'Europe, par Vidal de La BlacheConsidéré comme le fondateur de la géographie moderne française jusque dans les années 1970, Paul Vidal de La Blache (1845-1918) en a renouvelé le champ, scientifique, social, politique. Il a contribué au développement de la cartographie moderne avec la conception d’une soixantaine de cartes physiques, humaines et politiques qui seront utilisées dans toutes les écoles de France et d’un Atlas innovant.

Son « Tableau » présentait une description inédite du paysage français et il a institutionnalisé une discipline universitaire nouvelle et indépendante de l’Histoire. Un siècle plus tard, la figure de la France a changé. Quel est aujourd’hui l’héritage de l’œuvre et de la pensée de Paul Vidal de La Blache ? En quoi ont-elles été innovantes ?

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Richard Millet, « Dictionnaire amoureux de la Méditerranée »

Dictionnaire amoureux de la MéditerranéeEt si c’était une fausse bonne idée ?

À première vue, souhaiter réunir dans un dictionnaire, fût-il présenté sous l’angle de la préférence affective, tous les thèmes, lieux, personnages ayant un rapport avec la Méditerranée, cette mer fermée autour de laquelle s’est bâtie notre civilisation, semble une initiative pertinente, sinon séduisante.

Confier la tâche à Richard Millet, polygraphe talentueux, bien que parfois contesté, dont l’enfance se passa au Liban n’a rien de choquant, même si son origine corrézienne ne le préparait pas spécialement à fréquenter les rivages contrastés de Mare Nostrum.

Le doute survient quand on prend la peine de parcourir avec attention ce copieux ouvrage (plus de 800 pages) qui vient grossir la riche et passionnante collection des « Dictionnaires amoureux ».

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