« Calpurnia », de Jacqueline Kelly : les sciences du vivant, un sujet de roman ?

« Calpurnia », de Jacqueline Kelly

Ce roman est disponible en version numérique (2, 99 €)

La jeune Calpurnia n’est pas faite pour la couture et la cuisine, au contraire des règles de bonnes manières de l’éducation traditionnelle qui lui est inculquée à la maison comme à l’école.

Pour cette jeune Texane de onze ans, seule l’exploration de la nature compte, et tout particulièrement le recensement des espèces. Tout ce qu’elle consigne dans son carnet d’exploratrice, c’est son petit secret à elle, celui qu’elle ne peut partager qu’avec « Grand-père ». Fondateur de la fabrique de coton familiale, ce dernier a en effet passé la main à son fils, pour se consacrer sur le tard à sa passion.

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l’école des loisirs à la maison (journées 5, 6, 7, 8)

Mario Ramos © l’école des loisirs

Pour aider parents et enfants à mieux vivre le confinement, l’école des loisirs propose chaque jour à partir de 9 h de multiples activités : des lectures pour s’évader, des jeux, des rencontres avec les héros d’albums et avec d’illustres auteurs. Aujourd’hui : avec Mario Ramos.

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l’école des loisirs à la maison (journées 2, 3, 4)

Claude Boujon © l’école des loisirs, 2020

Pour aider parents et enfants à mieux vivre le confinement, l’école des loisirs propose chaque jour à partir de 9 h de multiples activités : des lectures pour s’évader, des jeux, des rencontres avec les héros d’albums et avec d’illustres auteurs.

Premières journées :
– Une journée avec Simon, de Stéphanie Blake,
– Une journée avec Frédéric Stehr,
– Une journée avec Claude Ponti,
– Une journée avec les lapins…

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l’école des loisirs à la maison (1)

« L’hiver de la famille souris », de Kazuo Iwamura © l’école des loisirs

Pour aider parents et enfants à mieux vivre le confinement, l’école des loisirs propose chaque jour à partir de 9 h de multiples activités : des lectures pour s’évader, des jeux, des rencontres avec les héros et avec d’illustres auteurs :

Première séquence : Une journée avec Simon

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Habiter dans la littérature pour la jeunesse

Claude Ponti, « Le Doudou méchant » © l’école des loisirs, 2000

Appel à communications

Le Centre de recherche et d’information sur la littérature pour la jeunesse (CRILJ) organise à Paris, les vendredi 5 et samedi 6 février 2021, un colloque pluridisciplinaire sur les représentations de l’habitat et des modes de vie dans la littérature pour la jeunesse d’hier et d’aujourd’hui.

Dans les livres comme dans la vie, on habite. Ici ou là. Seul ou à plusieurs. Une fois pour toutes – ou non. Des lieux réels ou imaginaires… En ville, à la campagne, à la montagne, dans une maison, un immeuble, un château, une cabane, sur un bateau ou une péniche, dans une roulotte, une caravane. Dans sa chambre, à la cave ou sous les toits, dans la rue ou en prison, dans la jungle ou sur une île (déserte ou pas), au soleil ou dans les glaces.

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Pour comprendre le génocide des Tutsi au Rwanda : la littérature du témoignage (1994-2019)

Mémorial du génocide des Tutsi de Kigali

Le 7 avril 2019 était commémoré le vingt-cinquième anniversaire du génocide des Tutsi au Rwanda [1], le dernier d’un XXe siècle marqué par bien des massacres et des violences à l’encontre de populations civiles. En avril 1994, au lendemain de l’attentat contre l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana débute la mise à mort organisée de la minorité Tutsi et des Hutu modérés sur tout le territoire. Une partie importante de la population prend part aux tueries encadrées par le pouvoir Hutu en place.

La communauté internationale s’avère impuissante, malgré la présence ou l’envoi de quelques contingents de casques bleus pour éviter le pire. Il faut attendre juillet et la victoire militaire du Front patriotique rwandais (FPR – à majorité Tutsi) venu de l’extérieur, pour que cessent les massacres dans les villages, les villes, les collines et les marais où les Tutsi survivants s’étaient pour certains cachés. Ce génocide de cent jours a causé la mort, essentiellement par armes blanches, de plus d’un million de personnes, hommes, femmes, enfants. L’action de la France, soutien au régime d’Habyarimana, fait toujours polémique. L’opération Turquoise qu’elle mène à partir de juin sous couvert de l’ONU facilite la fuite par centaines de milliers de bourreaux hutus au Zaïre avec leurs familles [2].

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Lire le roman policier : séminaire de l’INSPÉ de Paris

L’INSPÉ de l’académie de Paris organise en février et mars un séminaire sur le roman policier. Quatre rencontres avec des auteurs sont prévues, de 13 h 30 à 15 h 30, les mardis suivants :
– 25 février : Jean-Hugues Oppel ;
– 3 mars : Pierre Bayard ;
– 10 mars : Tanguy Viel ;
– 17 mars : Malika Ferdjoukh.

Les échanges porteront sur certaines œuvres des invités et sur les formes et enjeux du roman policier contemporain.

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« Le monstre de la mémoire », de Yishaï Sarid : la mémoire à la folie

« Le monstre de la mémoire », de Yishaï SaridVoilà un roman explosif, radical et sans doute nécessaire. Comment transmettre aux nouvelles générations la Shoah, crime majeur (mais loin d’être unique) du XXe siècle, le crime conçu et mené de façon méthodique comme une entreprise industrielle requérant ingénieurs et exécutants zélés pour exterminer un peuple à l’échelle mondiale ? Comment le raconter, le montrer, garder intacte la puissance de l’événement ?

Le narrateur du Monstre de la mémoire écrit une lettre au directeur de Yad Vashem pour relater son expérience et montrer comment ce qui est devenu une épreuve, l’a conduit à un débordement, une dernière erreur ou « faute ». Le roman d’Yshaï Sarid est souvent excessif, violent par les questions et les paradoxes qu’il soulève, mais c’est la principale vertu du roman que de mettre le lecteur en question et de susciter le débat. L’auteur, avocat et romancier, a écrit un roman policier salué et primé, Le Poète de Gaza, et est aussi l’auteur d’une dystopie que les élucubrations d’un président américain et de son ami israélien rendent depuis peu possible : Le Troisième Temple. Sarid prend parti en écrivant, il glisse un fer dans la plaie.

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