Marcel Maréchal, itinéraire d’un homme de théâtre exemplaire

Marcel Maréchal en 2006 © Claude Essertel

Les milieux de la culture, du ministre aux médias, ont salué la carrière de Marcel Maréchal décédé le 11 juin dernier. À travers sa carrière, c’est cinquante ans de vie et de politique culturelle française qui se trouvent illustrés, depuis les années 60 jusqu’à l’aube du XXI° siècle.

Ce parcours qui, de la province à Paris, et de Paris à la France entière, va conduire Marcel Maréchal d’une petite salle lyonnaise jusqu’aux Tréteaux de France, ce théâtre national unique et itinérant, est le reflet d’une volonté de décentralisation et de démocratisation de la culture théâtrale à laquelle ce « chef de troupe », comme il aimait à s’appeler, a toujours cru. Continuer la lecture

L’appel de la culture

Le soutien à l’accompagnement éducatif apporté par les milieux culturels est schématiquement de deux sortes : soit l’institution, théâtre ou musée, fournit des contenus et des ressources, met à disposition une partie de ses documents, soit elle recherche l’interaction, l’échange, le dialogue et donne réellement des rendez-vous (téléphoniques) au public de l’enseignement, professeurs, élèves ou amateurs de culture en général.

Cette action qui a l’avantage de rétablir un lien physique, ne serait-ce que par la voix, vaut plus que des encouragements, elle mérite d’être imitée et amplifiée.

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« Juste la fin du monde », de Jean-Luc Lagarce, au programme de français des classes de première en 2020-2021

Le site Odysseum consacre un important dossier à la pièce de Jean-Luc Lagarce, Juste la fin du monde, au programme des classes de première en 2020-2021.
Rien n’est ici présenté comme une vérité dogmatique. Bertrand Chauvet et Éric Duchatel, les auteurs des études réunies sur Juste la fin du monde, nous invitent à les suivre dans leur travail littéraire et dramaturgique, en articulant leur réflexion et leur questionnement didactique selon trois axes : – l’entrée dans le texte ; – sa mise en jeu et en voix ; – l’étude des notions théâtrales clefs. 

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« Les Enfants du siècle prennent la parole » : la section professionnelle du lycée François-Truffaut partenaire du théâtre du Rond-Point !

Depuis le mois de septembre, la Section professionnelle du lycée François-Truffaut, à Paris, est partenaire du Théâtre du Rond-Point. Les élèves ont adoré le lieu, le spectacle, l’énergie de l’équipe, et ont été touchés par l’accueil de tous les personnels. En octobre, trente-cinq élèves volontaires représentatifs de toutes les sections avaient vu La Gioia. Le 10 mars, quarante élèves volontaires étaient au rendez-vous pour le Cirque invisible.

Grâce à la proposition du service des relations publiques scolaires et universitaires, les élèves de l’Atelier artistique ont participé le 27 mars à l’opération Les Enfants du siècle prennent la parole, organisée par l’ANRAT (Association nationale de recherche et d’action théâtrale : http://www.anrat.net) pour la Journée mondiale du Théâtre.

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La Comédie continue ! « Mon alexandrin préféré », une réussite de programme éducatif

Parmi toutes les rubriques du programme La Comédie continue ! diffusé quotidiennement sur le site de la Comédie-Française, «  Mon alexandrin préféré » est l’une des plus appropriées au travail du professeur avec sa classe.

L’explication linéaire, l’explication d’un vers est un exercice central dans un cours de Français et chaque jour, à titre d’exemple, un comédien se prête à cet exercice, disant et expliquant son alexandrin préféré.
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Le théâtre de Racine par la Comédie-Française sur Radio France

Studio 104

Le Studio 104 à la Maison de la Radio © L. Boegly

Le Studio 104, à la Maison de la Radio, est l’auditorium dédié aux concerts et aux autres événements croisant les missions de France Culture et France Musique.

C’est dans ce lieu et dans ce cadre que la troupe de la Comédie-Française vient régulièrement lire sur scène et en public une pièce de Racine, accompagnée d’instrumentistes spécialistes de musique baroque, afin de constituer à terme l’enregistrement du théâtre complet de l’auteur à destination de tous, à commencer par les élèves et leurs professeurs.
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Institutions culturelles et continuité pédagogique

L'École des femmes

Claude Duparfait (Arnolphe) et Suzanne Aubert (Agnès) dans « L’École des femmes », de Molière, mise en scène de Stéphane Braunschweig © Victor Tonelli, Théâtre de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, 2018. Disponible sur Viméo : https://vimeo.com/327310297

Si le confinement est l’occasion pour le ministère de l’Éducation nationale de tester sa relation aux technologies numériques, il permet aussi de vérifier son interaction avec les institutions culturelles. Et de ce côté-là la collaboration est également très intéressante.

Il est vrai que les liens entre les ministères de l’Éducation nationale et de la Culture sont déjà anciens, que des actions communes existent depuis longtemps, notamment à travers les DRAC, les partenariats et l’accueil des publics scolaires, mais c’est avec une visibilité plus grande, plus généreuse, que la continuité pédagogique en ce temps de confinement trouve avec les musées, les théâtres, et les bibliothèques de nombreux outils pour une éducation culturelle, libre, diversifiée, et pluridisciplinaire (français, histoire, arts plastiques, musique).

Faisons un peu le tour de ce que de grandes institutions culturelles mettent à disposition des enseignants et de leurs élèves.

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Sur un motif de jalousie. Une étude de « L’École des femmes », de Molière

Molière, l'École des femmes, acte V, scène 3

Molière, « L’École des femmes », acte V, scène 3. Eau-forte de 1726 de François Joullain (1697-1778) d’après Charles Antoine Coypel (1694-1752) © Petit Palais, Paris.

Objectif pédagogique. – Le rôle du décor et des accessoires pour comprendre la satire de L’École des femmes.

L’École des femmes, représentée pour la première fois à Paris sur le théâtre du Palais-Royal le 26 décembre 1662, comporte neuf personnages, dont sept hommes. Au centre de cet univers masculin, une jeune fille « innocente » nous dit Molière, objet de désir et des enjeux, qui provoque par sa simple existence la rencontre d’hommes prêts à disputer, à se confier, à se confronter. Sur cette gravure du début du XVIIIe siècle, on observe en réplique au gracieux visage féminin, une jalousie avec son treillis de fer. Si la femme est dehors, deux hommes l’encadrent, la « tiennent » ou la courtisent…

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