« La Vie de Galilée », de Bertolt Brecht, à la Comédie-Française

« La Vie de Galilée », de Bertolt Brecht, à la Comédie-Française

« La Vie de Galilée », de Bertolt Brecht, mise en scène d’Éric Ruf © Comédie-Française

La Comédie-Française a l’art d’alterner les spectacles et de croiser les pièces les plus diverses : on peut rire actuellement avec La Puce à l’oreille, mais on peut aussi, chose plus rare et plus précieuse encore, réfléchir intelligemment avec La Vie de Galilée de Bertolt Brecht, mise en scène par Éric Ruf.

Loin d’être ennuyeuse ou pontifiante, cette nouvelle version, de sa distribution à sa mise en scène, de ses costumes à ses décors, de son texte à ses interprètes, fait plus que donner à entendre un débat d’idées, le conflit entre la science et la superstition, entre la vérité et l’obscurantisme, elle fait vivre cette lutte en lui donnant une chair, un cœur et un esprit, l’incarnant dans un homme, Galilée, à la fois profondément humain, et profondément savant.
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Le projet Arts et Culture de la section professionnelle François-Truffaut du lycée Simone-Weil

Les élèves de la section professionnelle François-Truffaut du lycée Simone-Weil sont heureux de vous inviter à la première du spectacle Supernova lundi 7 octobre, à 19 h 30, au lycée François-Truffaut, à Paris.

Ce spectacle est le premier de la saison du projet Lycée Arts et Cultures, en partenariat avec le Nouveau Théâtre de Montreuil.

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 « Dramaturgies de l’atelier-théâtre 2 : Au bonheur des petites formes », de Chantal Dulibine et Bernard Grosjean

« Dramaturgies de l’atelier-théâtre 2 : Au bonheur des petites formes », de Chantal Dulibine et Bernard Grosjean,Cet ouvrage est la seconde collaboration de Chantal Dulibine, enseignante et formatrice d’enseignants, et Bernard Grosjean, metteur en scène-intervenant et enseignant à l’Institut d’études théâtrales de Paris III.

Dans leur premier opus, Coups de théâtre en classe entière au collège et au lycée, les deux auteurs avaient déjà exploré les diverses façons d’aborder le texte et le jeu théâtral en contexte scolaire. Ils proposaient, sous forme de fiches pédagogiques concrètes, une réflexion sur les consignes pour lire, jouer, écrire et regarder du théâtre, sur les moyens d’étendre le répertoire travaillé au domaine contemporain, et sur les obstacles qui risquaient de se présenter aux enseignants et artistes-intervenants souhaitant mettre en place ce type d’atelier.

Pour s’adapter au format de plus en plus réduit des ateliers théâtre, ils proposent cette fois-ci un ouvrage consacré aux petites formes, c’est-à-dire à des spectacles composés de plusieurs textes, le plus souvent dramatiques, qui se frottent les uns aux autres pour donner un sens inédit. Tout en offrant une plus grande flexibilité en termes de postes de jeu, de dispositif scénique et de temporalité, la petite forme stimule l’imaginaire des élèves en s’appuyant sur une grande diversité culturelle et un renouvellement des formes dramatiques.

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« Contre le théâtre politique », d’Olivier Neveux

Olivier Neveux, "Contre le théâtre politique"Écho du mot fameux de Sacha Guitry, « Les femmes je suis contre, tout contre », ce  Contre le théâtre politique est moins le signe d’une opposition à un quelconque théâtre politique qu’une enquête sur tout ce qui vient, comme le dit son auteur,  « buter contre le théâtre politique », autrement dit tout ce qui l’entoure pour mieux le contenir ou au contraire l’aider à s’affranchir.

Olivier Neveux poursuit ici une œuvre universitaire constamment tournée vers les luttes du théâtre dont l’avant-dernier essai, Politiques du spectateur (2013) étudiait les façons dont le théâtre transgressif traitait son spectateur.

Dans ce Contre le théâtre politique, il s’agit désormais d’étudier comment le théâtre se situe face à l’État, ce qu’il fait de la politique ou comment il est politique.

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Bac 2019, corrigé du sujet de la série L : « Hernani », de Victor Hugo

1. Dans sa préface, Victor Hugo remercie cette « jeunesse puissante » pour qui il dit travailler. En quoi « Hernani » est-elle la pièce de la jeunesse ? [Sur 8]

2. En avril 1830, Balzac déclare à propos d’« Hernani » : « Rien n’y est neuf ». Qu’en pensez-vous ? [Sur 12]

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« Électre/Oreste », d’Ivo van Hove, à la Comédie-Française

Suliane Brahim, Christophe Montenez © Jan Versweyveld

Monter un classique grec est tout autre chose que reprendre un classique français. Pour un classique français, le public a toujours une idée, peut-être reçue, peut-être savante, de ce que doit en être ou avoir été la version traditionnelle (sinon historique) ; et il mesure alors l’écart produit par la nouvelle production, son conformisme ou son originalité, sa mémoire étant toujours partiellement préparée au sujet, au jeu et à la langue.

En revanche, pour une pièce de Sophocle ou Euripide, le spectateur manque de repères. Sauf doté d’une culture érudite, il sait peu des représentations antiques, et la version qui lui est proposée tient autant de la découverte du théâtre grec du Ve siècle av. J.-C. que de l’appréciation d’une version nouvelle d’une pièce ancienne. Continuer la lecture

« An Irish Story – Une histoire irlandaise », de Kelly Rivière

Kelly Rivière dans « An Irish Story » © David Jungman

À l’expression désormais admise « seule en scène », dont nous nous méfions pour les shows comiques, performances d’acteurs ou suites de sketches plus ou moins improvisés qu’elle suppose, nous préférons la formulation « seule sur scène » où le récit tient lieu de fiction. À l’exemple des mises en scène théâtrales de Mémoires d’un fou ou du Horla que nous avons vu naguère.

Encore que dans le cas de Kelly Rivière et son spectacle An Irish Story – Une histoire irlandaise, il soit difficile de parler de solitude sur scène tant l’actrice (née en 1979) remplit l’espace avec la quinzaine de personnages qu’elle incarne tour à tour.

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