Molière fait-il encore rire ?

« Le Malade Imaginaire », de Molière, mise en scène de Claude Stratz © Comédie-Française.

Molière fait-il encore rire ? La question peut paraître une provocation. Pour un professeur de Lettres particulièrement. Et pourtant, à regarder nos élèves assis en face de nous, à constater leur manque de réaction à la lecture d’une scène du grand dramaturge, on se doit de se poser cette question.

Molière est au programme, une fois encore. L’année dernière L’École des femmes était proposée aux Premières STMG. Cette année, Le Malade imaginaire, sa dernière comédie-ballet, à l’ensemble des Premières. En collège aussi, l’auteur reste à l’honneur. Depuis trente ans Le Médecin malgré lui invite les collégiens à décortiquer les principes fondamentaux qui déclenchent le rire : un geste, un mot, un bégaiement, une situation, un caractère… Nous nous réjouissons donc de ce choix des programmes mais il devient néanmoins de plus en plus difficile de convaincre des classes que Molière est drôle.

Et si Molière ne faisait plus rire ?

On tente de susciter un intérêt : « Écoutez-le, regardez ce jeu de vieux barbon cocu, avare, lâche, dupé, c’est drôle non ? » Et les élèves de répondre par un silence poli, éloquent. Ils ne trouvent pas cela drôle. C’est manifeste. La bastonnade de Scapin rossant Géronte, écho de certains sketches coutumiers, peut à la rigueur faire rire. Mais comme professeur, je rencontre des difficultés, plus grandes chaque année, à les convaincre. Pourquoi ?

L’une des raisons est la distance que les adolescents du XXIe siècle entretiennent avec la langue du XVIIe siècle. Le lien est lâche, pour certains très ténu. Trop. Disons-le : ils ne la comprennent pas et ne verront pas, par exemple, que l’obsession d’Argan est tournée vers son nombril, ou plus exactement vers les parties de son corps en dessous de ce fameux nombril. Pour parler autrement, son obsession se situe en-dessous de la ceinture, dans « le bas-ventre de monsieur » (I,1). C’est un sujet partagé avec la plupart des humoristes que ces adolescents regardent sur You Tube. Les mêmes sous-entendus sexuels dans les Précieuses Ridicules, une identique préoccupation scatologique, presque monomaniaque en ce qui concerne Le Médecin malgré lui ou notre Argan. Seulement, nos élèves ne les voient pas parce qu’ils ne savent pas ce que sont ces « lavements », ces « clystères » et autre « potion cordiale ». Le barrage est lexical de prime abord.

Ils ne perçoivent pas davantage l’avarice de notre homme dès cette même première scène, ne sachant ce qu’est un « sol ». Alors il nous faut traduire. Dès l’acte I, les conduire vers l’autre rive, la leur, celle d’un humour exprimé de manière plus contemporaine, très visuelle. Les guider aussi et surtout à travers l’esprit railleur, la fantaisie de dérision des artistes du XXe siècle d’abord. C’est pourquoi nous avons choisi de ponctuer l’étude de la pièce au programme d’intermèdes (outre ceux proposés par Molière), non seulement pour qu’ils comprennent ce qu’est un intermède, mais aussi pour les éclairer sur ces fameux principes comiques qu’ils ont appris, par cœur pour certains, mais qui ne résonnent pas vraiment lorsqu’ils lisent le premier acte du Malade imaginaire.

« Le Malade Imaginaire », de Molière, mise en scène de Claude Stratz © Comédie-Française.

De la nécessité de trouver une autre voieafin de retrouver le rire

Parce que le premier obstacle est celui-là, la lecture des répliques de Molière, nous sommes entrés dans l’œuvre par le spectacle, grâce à la mise en scène élégante, excellente de la Comédie-Française, celle de Claude Stratz datant de 2001, jouée plus de cinq cents fois et disponible en dvd.

Cependant, dès la projection du premier acte, des interrogations embarrassées ont fusé : est-ce vraiment une comédie ? Où est le comique ? Il est vrai que la mise en scène est sobre : Argan dans son fauteuil aux allures de chaise percée médicalisée occupe le centre de l’espace scénique. Mais tout dénote une lugubre solitude. Un perpétuel clair-obscur, un fond sonore de vent et de chien hurlant nous éloignent de la comédie et les élèves en ont très vite fait le constat.

Nous nous éloignons donc de l’objectif de cet objet d’étude : spectacle et comédie, tel est l’axe qui accompagne la pièce de théâtre du XVIIe siècle. Il semble que l’étude des procédés comiques tout comme celle de la notion de spectacle, soient centrales. Mais cette gaieté faite pour être vue, pour être entendue, n’est pas lisible ici immédiatement, ou du moins de manière trop subtile. Pour sortir de ce qui semble être encore une impasse, nous allons changer de voie, et d’abord tenter de retrouver qui était ce Molière comédien-metteur en scène de talents, que le public appréciait.

Un spectacle qu’on regarde : le comique de gestes ou comment retrouver Molière acteur dans ses propres créations

• Premier intermède avec Charlot

Avant de poursuivre le visionnage de l’acte II du Malade imaginaire, nous partons à la découverte de Charlot. C’est pour nous un moyen d’accéder au rire de Molière. Certains connaissent Chaplin par des extraits des Temps modernes ou du Dictateur. Leur témoignage recueilli en début de séance est une aide précieuse pour évoquer l’efficacité du rire pour dénoncer une maladie de la société par sa caricature. Le rire permet la satire : « Le rire partagé, c’est un partage d’humanité », disait le journaliste et chroniqueur Philippe Val. Nous allons en faire l’expérience, étape par étape…

• Pourquoi Charlot ?

Une découverte personnelle, pour moi d’abord, en préparant cette séquence. J’ai ouvert l’Histoire du Théâtre dessinée d’André Degaine (chez Nizet), pour constater la variété des comédies de Molière.

Au milieu des années 1660, ce dramaturge de génie a tout proposé : la grande comédie bourgeoise, la comédie à machines, la comédie de coulisses et bien sûr la comédie-ballet comme Le Malade imaginaire qui nous intéresse cette année. Mais au-delà de ce constat, on peut lire autre chose, une véritable réponse à notre interrogation du moment, celle de savoir comment approcher Molière comme metteur en scène de comédies, comme acteur du rire.

Voici la piste, une comparaison éloquente : Molière et Chaplin se sont appliqués l’un et l’autre à copier et surpasser leur maître : « De même que Chaplin démarque notre Max Linder pour le dépasser, de même Molière s’inspire de Scaramouche. » Cette analogie m’éclaire : le personnage de comédie c’est d’abord un costume, une démarche qui dysfonctionne, des grimaces. Une silhouette reconnaissable entre toute qui éveille le rire. Finalement observer Charlot dans ses premiers films muets va nous permettre d’approcher le comédien Molière et de rire.

André Degaine poursuit la comparaison, il insiste et nous acquiesçons : Scaramouche, tout de noir vêtu, porte une fine moustache, un soupçon de barbe d’après les gravures de l’époque. De même Molière en Arnolphe par exemple.

Gravure de Jacques Callot (1592-1635).

Les illustrations que nous avons de lui nous l’enseignent. Il est très probable au demeurant que Molière fut l’élève puis la réplique de Scaramouche, ce Napolitain aimé du public, qui la lui donna d’ailleurs sur la scène du Palais-Royal.

Quant à Max Linder, il a influencé tout autant le look de « Charlot », ce personnage construit par Chaplin : même canne, même redingote noire et chapeau haut-de forme ou melon ; même moustache noire. Dès 1914, les spectateurs l’identifient immédiatement grâce à sa silhouette unique ; tous l’adoptent et la plébiscitent. Elle claudique, chancèle, fait rire par ce qu’elle dénote et dénonce. Charlot imite son maître Max Linder puis le dépasse, comme le fit Molière.

Charlie Chaplin et Max Linder.

Charlot garde certes des marques du dandy charmeur, mais c’est un vagabond, un clochard maladroit dans une société peu amène. Le comique de gestes va devenir son premier ressort comique. Expert de la comédie à sketchs, adepte du burlesque et aguerri aux performances farcesques depuis son adolescence, Chaplin va modeler son personnage, travailler chaque mimique de son visage, son allure qui veut souvent signifier une imposture, son attitude décalée… Et l’on pense à Charlot quand on lit les témoignages des contemporains de Molière.

Écoutons-les : « Jamais personne ne sut si bien démonter son visage. » Certains parlent aussi de son célèbre et irrésistible « roulement d’yeux » ; d’autres évoquent son « hoquet éternel » ; ailleurs on peut lire qu’il avançait « nez au vent, les pieds en parenthèses et l’épaule en avant ». Pour nous, Charlot anime l’acteur Molière. Il le révèle aux élèves. La ressemblance entre les deux comédiens, c’est bien ce jeu de tout le corps.

Charlot à la plage sur le site d’Arte : https://www.youtube.com/watch?v=yzZMuZnolAc

Dès lors, l’analyse du court film Charlot à la plage va nous rapprocher un peu plus de Molière. Nous allons surtout regarder le processus qui conduit l’acteur, être de chair, à se métamorphoser en poupée de chiffon désarticulée ou en objet-humain qui ne se définit plus que par sa mécanique. Par la suite, on pourra ainsi proposer aux élèves des extraits de mises en scène variées, burlesques, farcesques, clownesques ou plus sévères du Malade imaginaire.

Le comique est une mécanisation de la vie

Quel est finalement le ressort essentiel du comique que les sketchs de Charlot proposent et que la comédie-ballet avait déjà initié au temps de Molière ? Dans ce court-métrage de 1915, les élèves ont pu sans difficulté identifier différents artifices comiques qu’ils étudient depuis le collège. Nous avons là une jolie illustration de la thèse sur Le Rire de Bergson et de la manière dont une « mécanique se plaque sur du vivant » : Charlot empoigne son adversaire, le tape à répétition, devenant ainsi un pantin monté sur ressort, « capable de fonctionner automatiquement » nous dit le philosophe. Puis, pour se disculper de son acharnement, pour donner le change en somme, Charlot change d’attitude : on imagine son envie de séduire une jeune femme hors champ, puisqu’il sourit, lâche sa proie qui s’écroule tel un fantoche de chiffon, désincarné lui aussi.

C’est une formidable chorégraphie à laquelle nous assistons – très précise en fait pour paraître si spontanée et si fluide. Elle s’apparente au cirque et s’achève par la métamorphose de la victime en siège commode pour Charlot qui ne désire que converser confortablement avec la jeune femme. Tout dans son corps traduit ce désir et ce plaisir. L’homme a été maltraité, il est à terre et pourtant on rit : on peut sans s’appesantir souligner ce constat de Bergson concernant notre réaction de spectateur momentanément insensible : « C’est une anesthésie momentanée du cœur, pendant laquelle l’émotion ou l’affection est mise de côté ; il s’adresse à l’intelligence pure [1]».

Du comique de répétition décuplé

Avec Bergson toujours, nous pouvons approfondir un autre processus du rire, le comique de répétition : un geste refait de manière mécanique, tout comme une situation qui se reproduit [2]. Dans Charlot à la plage en effet, les situations se répètent : Charlot séduit d’abord une femme attendant son prétendant et une scène assez proche se reproduit un peu plus tard avec une seconde femme, donnant lieu à nouveau à une sorte d’affrontement-duel avec le rival. Le thème est théâtral et fait rire depuis l’Antiquité.

Lorsque nous aborderons Le Malade imaginaire de Molière après cette analyse filmique, nous aurons de même l’occasion, dès le premier acte, d’identifier ce comique de répétition. Répétition des mots, en écho, qui confère aux personnages, Argan et Toinette, d’être des sortes de machines à répéter l’écho, à mâcher des monosyllabes, emplissant de vide plus que de sens l’espace scénique. Peu soucieux du sens mais davantage attachés à se mesurer l’un à l’autre, le maître et la servante se cherchent avant tout querelle. Perdant par là même un moment un peu de leur humanité, ils deviennent des automates. Car la répétition étourdit autant les spectateurs qui s’échappent par le rire que les personnages sur scène, personnages assourdis, stupéfiés et bientôt trompés par ce procédé manipulateur : Argan sera ainsi plus tard la dupe des amoureux Cléante et Angélique qui répètent inlassablement en écho la même phrase d’amour jusqu’au bégaiement : « Je vous aime, je vous aime » (II, 5). Le discours s’enraye quand Angélique s’exclame : « Plutôt, plutôt mourir, / Que de jamais y consentir,/Plutôt, plutôt mourir, plutôt mourir. »

Allons plus loin : le principe de la répétition structure la pièce elle-même puisqu’on peut lire comme une répétition les trois consultations ; d’abord celle improvisée par les Diafoirus en guise d’adieu (II, 6), puis celle donnée par Monsieur Purgon dans l’acte III (scène 5) et enfin celle en mascarade menée par Toinette à la scène 10. Ce comique de répétition éduque le public ; en perpétuelle gradation, il le prévient, le prépare au dénouement. Il aiguise son esprit critique.

On peut ici ajouter un court intermède pour apprécier les gestes machinaux de Knoch, célèbre personnage de Jules Romains, ici interprété par Louis Jouvet dans le film de Guy Lefranc (1951). Les palpations qu’il effectue sur un patient dont le rire s’éteint progressivement, dans un silence absolu, la manière dont il penche et tord son « malade » rappellent les gestes automatisés dans le film muet de Charlot et la manière dont le corps est objectivé.

Un spectacle qu’on écoute : le comique de mots ou la question du cœur. Deuxième intermède avec Raymond Devos : « Qui tuer ? », le virus du tueur

Raymond Devos, « Qui tuer ?», l’Olympia, 1999.

Raymond Devos, « Qui tuer ? » :  https://www.youtube.com/watch?v=Pcv4XpQJeyY

Maître du jeu de mots, des doubles sens et des contre-pied, l’humoriste Raymond Devos nous entraîne pendant quelques minutes dans « un jour en pleine nuit » où les mots dansent, tournent, s’associent et se séparent jusqu’au vertige, jusqu’à l’absurde où la logique est menacée d’être mise à rude épreuve : « Toute la nuit j’ai entendu mon chromosome en plus qui tournait dans ma case en moins »… Quoique pas si absurde que cela cette façon de nous mener par les jeux d’homophonie (« je ne sais qui tu es/tuer ») pour conclure son sketch par l’aveu éternel du médecin : « Le virus du tueur c’est moi qui l’ai. »

Lorsqu’il avoue qu’il tue mais « sans ordonnance jamais », nous entendons Toinette dans l’acte I, 5 (« Il faut qu’il ait tué bien des gens pour s’être fait si riche ») et avant elle les voix anonymes de ces fabliaux farcesques du Moyen Âge. Le cœur est également le levier du rire redoublé : le cœur anatomique se confondant avec le cœur sentimental, le malade devient en quelque sorte bourreau des cœurs puis se perd dans des conjectures. Les jeux de mots et homophones certes nous égarent, mais notre raison tient bon et c’est notre rire qui en est la preuve : « J’étais un tueur et un tueur sensible / sans cible. » Plus tard Raymond Devos aborde le « premier venu » et lui lance : « Ça ne t’ennuie pas que je te tutoies / tue toi ? »

Raymond Devos, « Qui tuer », l’Olympia, 1999.

Le rire c’est une plus grande attention portée aux mots

Grâce à cette proposition filmique les élèves, peut-être davantage familiarisés avec le comique de gestes qu’offrent les petites vidéos regardées sur smartphones, se préparent à une nouvelle vigilance : celle portée aux mots. Ils sont source du rire et l’oreille autant que l’œil doit y être attentive. Dès lors ils seront plus soucieux lors de la lecture des actes II et III du Malade imaginaire, au comique de mots et par là-même au comique de mœurs. Et il est très présent dans la pièce de Molière où les pères sont des bourreaux des cœurs [3] et les médecins sont atteints du virus du tueur. Les Purgon et « tous les Diafoirus » pourraient s’exclamer comme l’humoriste : « Je viens vous empêcher de commettre un meurtre à ma place ! » Et peut-être plus encore : « J’en ai assez de vous dire ne vous laissez pas abattre ! »

Dans son sketch, « Qui tuer » (Olympia 1999), Raymond Devos relaie cette saveur des mots, saveur présente déjà dans l’œuvre de Molière. Et nous, élèves comme professeur, pouvons désormais nous y replonger. Nous retrouvons des sentences éloquentes : dans la bouche de Thomas Diafoirus des formules pseudo-savantes, irrésistibles et parfois truculentes : un pouls est « duriuscule » voire « un peu caprisant » (II, 6). Son langage abonde de néologismes et expressions métaphoriques, périphrastiques même (« intempérie dans le parenchyme splénique, c’est-à-dire la rate ») et confine à l’absurde. Et quand Toinette s’exclame : « Ah ! ah ! le défunt n’est pas mort ! » (III, 12), nous pouvons mesurer les affinités qu’entretiennent la prose de Molière et celle de Devos. Ainsi la sentence finale de Béralde se comprend-elle alors aisément comme une belle conclusion de cette satire des médecins : « Oui. L’on n’a qu’à parler ; avec une robe et un bonnet, tout galimatias devient savant, et toute sottise devient raison » (III, 14 et finale).

On peut ici ajouter un intermède en commentant cette photographie de panneaux indicateurs associés de façon involontairement humoristique publiée le 14 octobre 2013  sur Pinterest par Cartapuce, en parfaite résonance avec les propos de Toinette :

« Il faut qu’il ait tué bien des gens pour s’être fait si riche » (I, 5) ou « Il faut que je me trouve a une grande consultation qui se doit faire pour un homme qui mourut hier » (III, 10).

Haude de Roux

[1] « Cette raideur est le comique et le rire en est le châtiment », Henri Bergson, Le Rire (1900).

[2] « Les attitudes, gestes et mouvements du corps humain sont risibles dans l’exacte mesure où ce corps nous fait penser à une simple mécanique » (ibid.).

[3] « Voyez-vous j’ai sur le cœur toutes ces maladies-là que je ne connais point » (Argan III, 7). Cette phrase à double sens d’Argan est riche d’interprétations.

 

ANNEXE

Exemple d’une progression par étapes sur l’objet d’étude « Le théâtre du XVIIe siècle au XXIe siècle, Le Malade imaginaire de Molière (1673) » associé au parcours : Spectacle et comédie, selon les Nouveaux Programmes 2019 en classes de Premières :

Étape 1 : Spectacle et comédie

La comédie est faite pour être vue et entendue.

Lectures complémentaires :

  • Le rire par les gestes

Document 1. Charlot à la plage (court-métrage de 1915).

Document 2. « La consultation », extrait de Knock (film de Guy Lefranc sorti en 1951).

  • Le rire par les mots

Document 3. Raymond Devos, « Qui tuer » (Olympia 1999).

Analyse linéaire :

  • Des situations cocasses : une réécriture de la leçon de chant du Malade Imaginaire (II,5) par Beaumarchais. Le Barbier de Séville. Lecture linéaire d’un extrait de III, 4.

Situation d’énonciation comique voire bouffonne. Le spectateur complice. La mise en abîme. Le comique d’inversion.

Pistes de prolongement artistique et culturel possibles

Les élèves apportent un court extrait vidéo de spectacle fait par un comique contemporain qu’ils expliqueront en présentant en quoi il s’agit là d’un spectacle fait pour être vu et entendu. Ce document pourra alimenter leur présentation de la pièce de Molière, s’ils choisissent de l’exposer à l’oral du bac. Cela permettra de compléter l’étude visuelle de la séquence entreprise en parcours associé sur les comiques au XXe et XXIe siècles.

Étape 2 : L’œuvre au programme

Le Malade imaginaire, Molière (1673).

Lectures commentées selon une méthode linéaire.

Texte 1. La leçon de chant. Extrait de II, 5.

Texte 2. La consultation de Monsieur Purgon (III, 5).

Texte complémentaire : La consultation bouffonne de Toinette (III,10).

Image d'Épinal : "Le Malade imaginaire" en ombres chinoises

Image d’Épinal : « Le Malade imaginaire » en ombres chinoises.

Molière dans « l’École des lettres ».

• « Molière », de Sylvie Dodeller, Médium, l’école des loisirs.

 

Print Friendly, PDF & Email

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *