« Yvain, le chevalier au lion », de Chrétien de Troyes

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« Yvain, le chevalier au lion », de Chrétien de Troyes, « Classiques » de l’école des loisirs, disponible en version numérique (3, 99 €).

« Yvain, le chevalier au lion », de Chrétien de Troyes, « Classiques » de l’école des loisirs, disponible en version numérique (3, 99 €).

Proposer à des élèves la lecture d’un roman du XIIe siècle ne relève plus de la gageure. En effet, depuis plusieurs années, grâce à des traductions et des adaptations, la littérature médiévale s’ouvre à un plus large public, lui offrant ses richesses, sa diversité, un autre monde, merveilleux et envoûtant.

C’est le cas d’Yvain, le Chevalier au Lion, composé vers 1177-1181 par Chrétien de Troyes que l’on considère à juste titre comme le grand romancier du Moyen Âge.

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Œuvres recommandées de la 6e à la 3e: albums, littérature de jeunesse, classiques, théâtre, bande dessinée

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Bibliothèque de l’Abbaye de Saint-Gall, Suisse © Reinhard Gorner

Le site Éduscol offre une matière riche et d’une grande variété, mais les documents mis en ligne sont parfois difficiles à trouver, notamment lorsqu’il s’agit de repérer quelles sont les œuvres dont la lecture ou l’étude détaillée sont recommandées par le ministère de l’Éducation nationale.

C’est pourquoi L’École des lettres a recensé les titres parus à l’école des loisirs et aux éditions Rue de Sèvres conseillés par le Ministère aussi bien dans les documents d’accompagnement des programmes, de la 6e à la 3e, que dans la sélection « Littérature pour les collégiens » et dans les sélections spéciales « Première et Seconde Guerres mondiales ».

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L’appel de la culture

Le soutien à l’accompagnement éducatif apporté par les milieux culturels est schématiquement de deux sortes : soit l’institution, théâtre ou musée, fournit des contenus et des ressources, met à disposition une partie de ses documents, soit elle recherche l’interaction, l’échange, le dialogue et donne réellement des rendez-vous (téléphoniques) au public de l’enseignement, professeurs, élèves ou amateurs de culture en général.

Cette action qui a l’avantage de rétablir un lien physique, ne serait-ce que par la voix, vaut plus que des encouragements, elle mérite d’être imitée et amplifiée.

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La littérature d’idées du XVIe au XVIIIe siècle : La Fontaine, du divertissement utile

Illustration de Benjamin Rabier.

Cette séquence a été menée avec des Premières STMG durant la période de confinement, en avril et mai 2020.

Il s’agit donc d’un travail conduit à distance, intégrant une lecture linéaire et des textes complémentaires, sur l’objet d’étude : La littérature d’idées du XVIe au XVIIIe siècle.

Objectif. – Comprendre comment se structure une fable et quel est son rythme interne. Découvrir le livre VII des Fables, publié en 1678.

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Vers un aggiornamento scolaire ?

Première édition de « l’Utopia » de Thomas More, Louvain, 1516 © BnF.

Dans le contexte de crise sanitaire – et non de guerre – à l’impact multiforme que nous traversons, le confinement qui vient d’être consenti par plus de la moitié des habitants de l’œcoumène dessine bien un avant et un après. Et un après bien compliqué à percevoir encore. Les étapes d’un déconfinement long et difficile se précisent en France, et avec elles de nombreuses interrogations ainsi qu’une peur diffuse de voir repartir à la hausse une pandémie installée.

Les décrocheurs scolaires ont prospéré, le chômage partiel s’est installé, les faillites ont augmenté, les violences conjugales se sont intensifiées. Mais cette période troublée est aussi le temps des solidarités, des gestes de soutien et des rêveries associées à un « nouveau monde » possible. Le moment des utopies ?

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À propos de la liberté pédagogique : collaboration, expérience, implicite

Les élèves de la Seconde 07, avec l’aimable autorisation de leurs parents et de Patricia Bouzouina, proviseure du lycée Rotrou à Dreux, novembre 2019.

La liberté pédagogique n’est pas un concept vide. Scrupuleusement encadrée par des programmes qui fixent des objectifs d’apprentissage et des cibles notionnelles, elle est l’instance fondamentale par laquelle l’institution accorde sa confiance à l’enseignant en supposant que sa fréquentation quotidienne des élèves, la connaissance intime qu’il possède de leurs capacités particulières et de leurs difficultés personnelles l’autorisent à choisir les supports qui leur permettront d’acquérir les méthodes nécessaires aux exigences académiques de la scolarité.

En somme elle garantit que l’attention soit au cœur de l’enseignement et que, chacun écoutant l’autre, la conversation des esprits contribue à l’appropriation progressive des connaissances. Continuer la lecture

À mes élèves, mai 2020

Écouter : À mes élèves

S’il est un cadeau, durant ces longs jours de confinement, durant ces longues semaines d’attente, de doutes, de chiffres égrainés, de drames, d’incompréhension, d’envie de révolte, c’est le courage de ces jeunes qui, chaque jour, répondent présent au partage.

Je respecterai leur pudeur, ne pas nommer leurs situations sociales, leurs épreuves quotidiennes, leur résistance à tout ce qui n’est pas nommable. Ils sont là. Derrière un écran, un écran cassé parfois de téléphone, parfois sans micro, parfois silencieux, parfois dans la sidération, les larmes, la détresse. Dans le courage d’être là au cours, parfois en retard, parfois, pas bien réveillé, entre les nuits d’angoisse, les tâches ménagères, les petits à s’occuper. Quel courage. Quel exemple.

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11 mai : pour quoi vais-je reprendre ?

Ce qui frappe à quelques jours de la réouverture des écoles, c’est le contraste entre l’élan de générosité du 16 mars et la frilosité du 11 mai. Tout un paradoxe : en mars on demandait une chose inouïe aux professeurs : l’école à distance, la continuité pédagogique, et les enseignants suivaient. Aujourd’hui on leur demande le retour en classe, et l’adhésion n’y est plus.

En mars une mobilisation inattendue et plutôt belle à voir (saluée par beaucoup), en mai une résignation sans enthousiasme (et comprise d’ailleurs par beaucoup).

Pourquoi un tel retournement ?

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« Tous les héros s’appellent Phénix », de Nastasia Rugani. De la séduction à la maltraitance

« Tous les héros s’appellent Phénix », de Nastasia Rugani, « Médium + », l’école des loisirs, disponible en version numérique (2, 99 €).

Avec Tous les héros s’appellent Phénix, roman couronné par plu­sieurs prix, Nastasia Rugani accomplit une réussite litté­raire. Elle campe des personnages attachants et construit une intrigue tendue dont le suspense captive les jeunes (et moins jeunes) lecteurs.

Le roman fait d’ailleurs partie des ouvrages recom­mandés par le ministère de [‘Éducation nationale en classe de cinquième dans le cadre de l’étude du thème « Avec autrui : famille, amis, réseaux ». Le pro­fesseur de français pourra l’aborder sous l’angle d’une modernité bienvenue qui complètera de façon contrastée l’étude d’une pièce de Molière.

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« Juste la fin du monde », de Jean-Luc Lagarce, au programme de français des classes de première en 2020-2021

Le site Odysseum consacre un important dossier à la pièce de Jean-Luc Lagarce, Juste la fin du monde, au programme des classes de première en 2020-2021.
Rien n’est ici présenté comme une vérité dogmatique. Bertrand Chauvet et Éric Duchatel, les auteurs des études réunies sur Juste la fin du monde, nous invitent à les suivre dans leur travail littéraire et dramaturgique, en articulant leur réflexion et leur questionnement didactique selon trois axes : – l’entrée dans le texte ; – sa mise en jeu et en voix ; – l’étude des notions théâtrales clefs. 

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