Qui est le Soldat inconnu ? Symbole guerrier ou exhortation à la paix ?

11-Novembre 2018 : des lycéens de l’académie de Créteil lisent sous l’Arc de triomphe, et devant plus de 70 chefs d’État et de gouvernement, des textes écrits par des soldats le 11 novembre 1918. © CR.

Les élèves savent-ils encore que, depuis les années 1920 chaque jour, à 18 h 30, qu’il vente, pleuve ou neige, une flamme est ravivée sous !’Arc de triomphe, à Paris, au-dessus du tom­beau d’un soldat anonyme de la Grande Guerre ?

S’agit-il d’un culte désuet, d’une cérémonie archaïque vouée à maintenir intacte une « culture de guerre » plus qu’à célébrer la paix ?

Loin de s’inscrire dans un passéisme patriotard, la question, à l’horizon du centenaire de l’armistice de 1918, n’a rien d’anecdotique. Il n’est pas inutile de se pencher sur l’histoire de ce sym­bole dans le cadre du cours d’histoire ou de projets pluridisciplinaires plus ambitieux. Elle s’appuie sur une mémoire qu’il convient de connaître, quitte à en critiquer le sens…

Une réponse au deuil de masse

Au sortir de la guerre, le bilan humain est terrifiant. Le rapport du sénateur Marin, rendu public en 1919, fait état d’un million trois cent cinquante mille soldats français tués sur les différents champs de bataille, en France et à l’étranger, entre 1914 et 1918, sans compter les hommes qui vont mourir de leurs blessures. Mais, sur ce nombre, près de deux cent mille corps manquent à l’appel. Pour quelle raison ?

La guerre industrielle de 1914-1918 a été marquée par l’usage massif de canons lourds, d’obus de plus de cent dix kilos qui ont ouvert la terre et labouré encore et encore la ligne de front. Même si, dès le mois d’août 1914, les autorités manifestent le souhait de donner une sépulture individuelle et identifiée aux soldats décédés, l’identification et l’inhum­ation des corps sont souvent difficiles. Il y a les morts du début de la guerre, laissés derrière les lignes ennemies (vingt sept mille pour la seule journée du 22 août 1914, acmé des premiers engagements sur la frontière franco-belge), les soldats qui se sont « volatilisés » sur le champ de bataille, les sépultures détruites et perdues…

Pour les familles, récupérer le corps du défunt ou, à défaut, savoir où se trouve sa tombe, apparaît dès le début des combats comme une quête fon­damentale. Il faut pouvoir entamer le travail de deuil, ainsi que tentent de le faire les trois héroïnes de L’Acacia, de Claude Simon, qui cherchent le corps de leur mari et frère juste après la guerre :

« Il avait enfin cessé de pleuvoir et un soleil de fin d’été jouait au-delà des murs sur les feuillages du petit bois (le cimetière était situé en arrière et à l’est de la zone d’ environ dix kilomètres de large que semblait avoir suivie l’espèce de tor­nade géante détruisant tout sur son passage) dont certaines branches com­mençaient à dorer. Elle s’avança jusqu’à l’inscription, la lut, recula jusqu’à l’endroit où devaient approximativement se trouver les pieds des morts, fléchit les genoux puis se releva, fouilla dans son sac, en sortit un mouchoir qu’elle étala sur le sol, s’agenouilla alors, fit s’ age­nouiller le garçon à côté d’elle, se signa, et abaissant la tête se tint immobile, les lèvres remuant faiblement sous le voile enténébré. »

Claude Simon, L’Acacia, Éditions de Minuit, 1989.

Des milliers de familles se rendent ainsi sur les champs de bataille dès 1914, en dépit de l’interdiction édictée par l’État de ramener les corps vers l’arrière. Après guerre, en 1919, une loi leur permettra finalement, sous certaines conditions, d’exhumer les dépouilles retrouvées et de les rapatrier. Au même moment, les autorités civiles et militaires créent des nécropoles regroupant les cimetières provisoires. Les plus importances, désignées « nécropoles nationales », comptent, comme à Notre-Dame-de­-Lorette (Pas-de-Calais) ou à Douau­mont (Meuse), des dizaines de mil­liers de sépultures.

L’individuation des existences a gagné la société industrielle de ce début de XXe siècle: la vie des hommes et leur mort ont un sens. Les familles souhaitent que les noms et prénoms des soldats tués soient ins­crits sur le monument communal et rappellent le sacrifice de chacun.

Après guerre, l’État prévoit de constituer un livre d’or national dans lequel figureront tous les soldats « morts pour la France ». Le projet n’aboutira pas, mais l’idée demeure: chaque soldat décédé doit trouver sa place dans le panthéon national en tant qu’individu et citoyen.

Ce mouvement mémoriel impac­tera longtemps les mémoires fami­liales, comme en témoigne, cent ans après l’événement, le succès ren­contré par le roman de Pierre Lemaitre, Au revoir là-haut, son adaptation en bande dessinée, et le film éponyme.

Un illustre inconnu

Il fallait donner un sens à ce deuil massif, incarner tous ces morts et, sur­tout, ces disparus. Comment offrir aux familles un lieu où se recueillir ?

Le 11 novembre 1919, soit un an après la signature de l’armistice qui mit fin aux combats sur le front de l’ouest, cette date est plébiscitée jour du Souvenir par la population française. Elle deviendra officiellement une fête nationale fériée en 1922, sous la pression des associations d’an­ciens combattants.

Dans le même temps, on érige dans toutes les communes de France des monuments aux morts. Si ces initiatives échappent le plus souvent à l’État, en revanche, la décision de créer une tombe du Soldat inconnu émanera des représentants de la nation. Il s’agit de donner aux familles des disparus un lieu de mémoire unique et solennel. Une idée simple, voire simpliste pour certains, que ce « fils de toutes les mères qui n’ont pas retrouvé leur fils », selon l’expression du général Weygand, une idée véhiculée par un discours officiel parfois emphatique.

Elle remonte à 1916. À cette époque, l’État pense déjà offrir à la société en guerre un inconnu afin d’honorer les morts tombés depuis le début du conflit. En juillet 1918, le député Maurice Maunoury reprend l’idée et propose d’élever un tombeau à un soldat français anonyme. Le projet est adopté en novembre de la même année par l’Assemblée nationale.

Mais le choix du lieu fait débat: Panthéon ou Arc de triomphe ? Dans le contexte du retour politique d’une droite conservatrice, la Chambre dite bleu horizon vote la loi du 8 novembre 1920 qui prévoit d’inhumer le Soldat inconnu sous l’Arc de triomphe, lieu de mémoire militaire, après un passage au Panthéon, lieu de mémoire civil, dans lequel sera enterré le même jour le cœur du républicain Gambetta. Et le 3 novembre 1920, les commandants français des neuf zones du front ouest reçoivent l’ordre de rechercher neuf corps de soldats français anonymes.

Huit corps sont finalement trans­portés dans la citadelle de Verdun, transformée pour l’occasion en cha­pelle ardente. Le neuvième n’offrait pas de garanties suffisantes quant à son origine. L’écrivain Roland Dorgelès, l’auteur des Croix de bois, participe à la difficile recherche de l’un des corps :

« Enfin, on a ouvert cette onzième tombe, où reposait un soldat que rien ne permettait de distinguer, mais dont on était sûr que c’était bien un Français. Des guêtres basses, une capote bleu horizon : probablement un tué de 1916 », écrira-t-il dans Bleu hori­zon (Albin Michel, 1949).

Le caporal Auguste Thin et, à droite, le ministre André Maginot

Le caporal Auguste Thin et, à droite, le ministre André Maginot

Le 10 novembre 1920, le soldat Auguste Thin, classe 1918, est désigné au hasard et au dernier moment pour choisir la dépouille du soldat inconnu parmi huit cercueils couverts du dra­peau tricolore. André Maginot, alors ministre des Pensions, l’invite à dépo­ser un bouquet sur l’un des huit cer­cueils. En 1968, lors du cinquantenaire de !’Armistice, Auguste Thin se souviendra :

« J’ai déposé mon bouquet de fleurs sur le sixième cercueil. J’ai simplement pensé à additionner les chiffres de mon régiment, le 132e. »

Il indiquera, dans d’autres témoi­gnages, appartenir en outre au 6e corps d’armée.

Dès le lendemain, le cercueil du Soldat inconnu est déposé place de l’Étoile, sous l’Arc de triomphe. Il y sera inhumé un an plus tard, le 28 jan­vier 1921. L’idée de la flamme, émise à la même époque, sera concrétisée en 1923. Et André Maginot, devenu ministre de la Guerre, l’allumera pour la première fois le 11 novembre de la même année.

L’ancien combattant, écrivain natio­naliste et futur président des Croix­ de-Feu Jacques Péricard, Maurice Brunet, grand invalide de guerre, et Léon Bailby, directeur de L’Intran­sigeant, vont organiser le « culte de !’Inconnu ».

L’association « La Flamme sous l’Arc de triomphe » est fondée en 1925 ; son but est de « raviver quotidien­nement, au crépuscule, la Flamme sur la tombe du Soldat inconnu et, plus généra­lement, d’entretenir sa mémoire, c’est-à-dire la mémoire de tous les combattants français et alliés tombés au champ d’hon­neur ». Un culte officiel minutieux se met alors en place qui perdure encore aujourd’hui.

Inhumation du Soldat inconnu sous la voûte de l'Arc de triomphe le 11-Novembre 1920

Inhumation du Soldat inconnu sous la voûte de l’Arc de triomphe le 11-Novembre 1920

Une histoire mouvementée

Depuis 1920, la tombe du Soldat inconnu marque donc la mémoire officialisée de la Grande Guerre, mémoire qui a pu être chahutée par les vicissitudes de !’Histoire.
Les débats qui, entre 1918 et 1920, agitent le monde politique et la presse quant au choix de l’Inconnu et à son lieu d’inhumation montrent, dès l’origine, la difficulté de trouver un consensus.

Plusieurs groupes constitués reven­diquent le héros. Certains dénoncent une militarisation du culte et une légitimation de la guerre par la droite nationaliste. Pour les socialistes et les communistes, le Soldat inconnu est d’abord une victime qui devrait, avant tout, représenter la paix. On retrou­vera ces mêmes polémiques souvent exacerbées, durant tout l’entre-deux­ guerres.

Le 14 juin 1940, les troupes alle­mandes entrent dans Paris. À 18 h 30, réunis autour de la tombe, les anciens combattants ravivent la flamme sous le drapeau nazi. Les soldats allemands présents se mettent au garde-à-vous.

Le 30 octobre de la même année, le maréchal Pétain appelle à la collaboration avec l’Allemagne. Dès lors, le 11-Novembre devient symbole de résistance. Dès les premiers jours du mois, des tracts ont circulé dans les lycées de la capitale. Depuis Londres, la France libre invite les Parisiens à fleurir la tombe du Soldat inconnu.

Un communiqué de la préfecture de Paris (10 novembre) et une ordon­nance allemande (20 juin 1940) interdisent les festivités de la victoire. Pourtant, de petits groupes d’étu­diants se forment sous l’Arc de triomphe malgré l’intervention de la police et de l’armée allemande. Trois à cinq mille personnes défilent en chantant La Marseillaise ou en criant : « Vive de Gaulle ! » Plusieurs dizaines d’entre elles sont arrêtées. La flamme est pourtant ravivée, comme chaque jour, à 18 h 30.

Tract manuscrit appelant à manifester le 11 novembre 1940 © BDIC

Tract manuscrit appelant à manifester le 11 novembre 1940 © BDIC

La manifestation du 11 novembre 1940 est perçue aujourd’hui comme le premier acte de résistance des Parisiens contre l’occupant.

Quatre ans plus tard, à peine la capitale libérée, le 26 août 1944, le général de Gaulle vient se recueillir en un geste symbolique fort sur la tombe du Soldat inconnu. Désormais, les cérémonies du 11-Novembre reprendront sous l’Arc de triomphe.

Mai 68 et ses manifestations passe­ront devant le Soldat inconnu , sym­bole de la guerre honnie et de l’ordre ancien. Le 7 mai, des étudiants chan­tent L’Internationale près du tombeau. Certains meneurs, et parmi les plus célèbres, auraient même uriné des­sus… La réaction s’organise, et des contre-manifestants proches de l’ex­trême-droite rendent hommage avec force drapeaux et slogans nationalistes au Soldat inconnu.

De nos jours, des provocateurs mal avisés tentent parfois de s’attaquer au symbole de l’Inconnu à coups d’ex­tincteur. Des personnalités du monde des art ou de la politique appellent au choix d’une Inconnue afin de montrer dans l’espace public que les femmes aussi ont souffert de la guerre, comme en témoigne la chanson des Femmouzes T., La Femme du Soldat inconnu: « Ad vitam æternam j’aurai pas ma statue / Je n’étais que la femme du soldat inconnu. » En 2002, ont dû être installées des chaînes autour de la tombe pour éviter que certains tou­ ristes ne marchent dessus…

Pourtant, le culte de l’Inconnu perdure chaque jour et chaque 11-Novembre. Son tombeau reste un lieu de mémoire plus ou moins actif que viennent honorer des scolaires et des associations françaises ou étran­gères. Car ce symbole n’est pas propre à la France, et on le retrouve dans d’autres pays marqués par la guerre.

« Une » du « Daily Mirror », le 15 novembre 1920

À chaque pays son Inconnu

Le culte civique du soldat mort pour la patrie se rencontre en effet dans d’autres pays ayant participé à la Grande Guerre.

En novembre 1920 , les Britan­niques usent du même cérémonial que les Français pour choisir sur le territoire français le corps d’un tommy qui représenterait tous les autres. Il quitte le port de Boulogne-sur-Mer pour Douvres sur un bâtiment nommé Le Verdun. Le 11, sa dépouille est transportée à l’abbaye de West­minster où il est inhumé en présence de la famille royale, du maréchal Foch et d’une foule de Londoniens.

En 1921, les Américains, les Portu­gais et les Italiens désignent à leur tour leur Soldat inconnu. Les États­-Unis ont recours au même rituel pour choisir leur sammy, dont le corps est transféré, depuis la France, au cimetière militaire d’Arlington, près de Washington.

Transfert du soldat inconnu canadien le 28 mai 2000

Transfert du soldat inconnu canadien à Ottawa le 28 mai 2000, choisi parmi les 6 846 soldats canadiens anonymes de la Première Guerre mondiale

Le Portugal rapatriera les restes de son Soldat inconnu le 9 avril 1921, date anniversaire de l’engagement des troupes lusitaniennes face à l’offensive allemande sur la Lys. L’Italie le fera le 4 novembre 1921, jour anniversaire de la capitulation autrichienne de 1918.
Les Inconnus belge et roumain seront désignés en 1922 et 1923. Soixante-dix ans plus tard, en 1993, l’Australie fera de même et, enfin, le Canada, en 2000, à un moment où la Grande Guerre connaît un « revival » mémoriel qui se poursuit encore aujourd’hui.

Le choix d’honorer un soldat anonyme n’est pas propre au souvenir de la Grande Guerre : le céré­monial immuable s’est reproduit pour d’autres inconnus tombés dans d’autres guerres. Le soldat anonyme catalyse le besoin de s’approprier un symbole partagé qui transcende époques et particularismes.

À l’école du Soldat inconnu

Si l’école se doit de fournir aux élèves des repères historiques commun et des outils de réflexion sur le passé, il entre également dans son rôle de les faire s’interroger sur la construction d’une mémoire nationale et sur les réactions, d’adhé­sion ou de rejet, que celle-ci peut susciter.

Évoquer le Soldat inconnu au collège permet de s’interroger sur l’évolution possible de sa symbolique originelle. Au Poilu héros de 14-18 se substitue peu à peu, de nos jours, la figure du Poilu victime de la guerre et de décisions politiques souvent présentées comme absurdes. Or, on sait que !’Histoire est bien plus complexe…

Même si nos sociétés contempo­raines comprennent moins la vio­lence de la guerre que celles du début du XXe siècle, l’Inconnu peut conser­ver sa place comme une sorte de vigie : il rappelle que les millions de morts des guerres du siècle passé n’ont conduit qu’à la ruine de l’Europe et du monde.

Abordée au présent, l’histoire du Soldat inconnu peut se révéler une entrée intéressante pour traiter l’his­toire de la guerre, de sa mise en mémoire et du rapport que nous entretenons avec elle.

La première question à poser pour­rait être la suivante : pourquoi avoir inhumé un soldat anonyme au cœur de Paris au sortir de la Grande Guerre ? En tant que tel, l’événement est susceptible de témoigner auprès des élèves de la nature même de cette « Grande Guerre ».

L’étude des remous mémoriels associés à l’inconnu et la manière dont il a traversé les affres de !’Histoire pour venir jusqu’à nous permettent de brosser un panorama du XXe siècle : on pourra s’interroger sur les sorties de guerre, faire émerger un parallèle entre 1914-1918 et 1939-1945, évoquer la société française des années 1960-1970 pour qui la Grande Guerre est si lointaine (rappelons­ nous le sketch de Coluche sur les anciens combattants), questionner la mémoire de cette guerre aujour­d’hui…

Autant d’entrées qui posent en arrière-plan la question du rôle de la mémoire, de !’Histoire, des débats qui traversent toute démo­cratie digne de ce nom : faut-il, par exemple, continuer de célébrer le Soldat inconnu ? Elles nous obligent à penser ce que signifie le « vivre­ en semble », en France comme dans les pays qui ont fait le choix de placer sous les yeux de chaque citoyen la tombe d’un Soldat inconnu …

Car l’Inconnu nous appartient à tous, hommes et femmes d’aujour­d’hui, de France ou d’ailleurs. Histoire de garder en mémoire un passé dramatique de l’Europe et du monde. Sait-on jamais…

Alexandre Lafon

• Pour aller plus loin sur le Soldat inconnu et le 11-Novembre

L’histoire du Soldat Inconnu a inspiré une vaste littérature. Voici quelques belles et utiles lectures parmi un choix très large de publications :

– Olivier Barbarant, Douze lettres d’amour au soldat inconnu, Champ Vallon, 1993.

– Laurence Binerfeld, La Femme du soldat inconnu, Éditions libertaires, 2014·

– Blaise Cendrars, La Vie et la Mort du Soldat inconnu, Honoré Champion, 1995 (inachevé et partiellement inédit du vivant de son auteur, un ouvrage très cri­tique sur le Soldat inconnu qui pourrait… ne pas être français) ;

– Rémi Dalisson, 11 Novembre, du souvenir à la mémoire, Armand Colin, 2013.

– Jean-François Jagielski, Le Soldat inconnu. Invention et postérité d’un sym­bole, Imago, 2005 (ouvrage historique de synthèse et de référence).

– Sophie Lamoureux, Sur la piste du Soldat inconnu, Actes Sud Junior, 2014 (à recommander pour les classes de troi­sième : l’auteur part de questions simples sur l’Inconnu pour retracer l’histoire de la Grande Guerre et de la société française – d’où venait-il ? quel âge avait-il ? com­ment est-il mort ? et si l’ Inconnu était un colonial ? ).

– Béatrix Pau, Le Ballet des morts. État, armée, familles : s’occuper des corps de la Grande Guerre, Vuibert, 2016, et lemonde.fr/Iivres/article12016/ 02103/ce-livre-deterre-par-un-gon­court_4858 810_32 60. l,tml# Y Dz Z EplP2403xKFP99.

– Jean-Pascal Soudagne, L’Histoire incroyable du Soldat inconnu, Éditions Ouest-France, 2008.

– Jacques Tardi, La Véritable Histoire du Soldat inconnu, Futuropolis, 1974, 2005 (une bande dessinée où perce le regard acerbe de Tardi sur la guerre et le culte militarisé du Soldat inconnu).

– Arthur Ténor, Il s’appelait… le Sol­dat inconnu, Gallimard Jeunesse, 2010.

– Sur le 11 novembre 1940 : chemins­dememoire.gouv.Jrlfrlle-11-novembre-1940

– Philippe Brochard et Fabian Grégoire, La Première Guerre mondiale, collection « Grandes images de l’Histoire », l’école des loisirs.

L’Arc de triomphe et l’espace réservé aux chefs d’États et de gouvernement le 11-Novembre 2018 © CR

Voir également sur ce site

L’enseignement de la Grande Guerre de 1914 à nos jours.
Entretien avec Benoit Falaize

Commémorations du 11-Novembre :
questions-réponses à l’usage des enseignants.

Pourquoi commémorer la Grande Guerre.

1918-1919 : de l’armistice à la paix.

Qu’est-ce qu’un monument aux morts.

Projets pédagogiques et culturels.

Lire et étudier « Ceux de 14 ».
Hommage à Maurice Genevoix, cent ans après.

« Le Feu », d’Henri Barbusse :
une approche pluridisciplinaire au collège et au lycée
.

.

Print Friendly, PDF & Email

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.