« L’impossible exil. Stefan Zweig et la fin du monde », de George Prochnik

"L’Impossible Exil. Stefan Zweig et la fin du monde", de George ProchnikLe livre, traduit de l’anglais, que nous offre George Prochnik sur Stefan Zweig, est aussi passionnant que déconcertant. Déconcertant d’abord par sa forme, très éloignée des biographies classiques ou des essais, au demeurant assez nombreux, consacrés à l’auteur du Monde d’hier.

L’ouvrage se propose, ainsi que l’indique son titre, de décrire les années d’exil de l’écrivain, à partir de 1935, successivement en Angleterre, aux États-Unis (surtout) puis au Brésil, où il se donnera la mort avec sa compagne, Lotte en février 1942, et d’analyser en même temps le sens et l’importance de cet arrachement à sa terre natale autrichienne.

Mais ce travail s’éloigne d’une approche que nous appellerions cartésienne, le récit n’ayant rien de linéaire, mélangeant les époques et les lieux, bouleversant la chronologie, introduisant des anecdotes secondaires et des éléments personnels grâce auxquels l’auteur, citoyen américain, mais lui-même descendant de juifs viennois immigrés, s’identifie au personnage dont il trace l’itinéraire.

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« Le jour où ils frappèrent à nos portes », de Janine di Giovanni

"Le jour où ils frappèrent à nos portes ", de Janine di Giovanni, éditions GlobeLorsque la Syrie frappe à nos portes

Avec Le jour où ils frappèrent à notre porte, les éditions Globe proposent un témoignage direct sur les événements de Syrie, tels qu’ils se déroulèrent au début de la guerre civile.

Le jour où ils frappèrent à nos portes est un livre éprouvant, éprouvant au bon sens du terme ; il met en jeu notre capacité de lecture, notre aptitude à l’imagination, il nous interroge sur notre perception du monde face à la barbarie contemporaine.

Construit essentiellement à partir de témoignages rapportés lors de plusieurs missions sur le terrain par Janine di Giovanni, rédactrice en chef Moyen-Orient à Newsweek et reporter de guerre, il nous confronte directement à six mois de conflit en Syrie (juin-septembre 2012). On y retrouve donc le récit-type de grand reportage mais celui-ci cède la place progressivement à la chronique désespérante du naufrage d’un pays et de sa civilisation.

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« Liberté, égalité, Mathilde », de Sophie Chérer ou l’éducation à la citoyenneté

"Liberté, égalité, Mathilde", de Sophie Chérer« À toutes les maîtresses qui sont belles comme la Justice guidant le peuple à travers les ténèbres…et aux enfants qui, chaque année viennent à l’Assemblée nationale pour y prendre une leçon de démocratie, et repartent en l’ayant donnée aux adultes. »

En pleine période électorale, les esprits des candidats comme des électeurs s’échauffent et la vitesse d’information qui caractérise les médias et plus encore les réseaux sociaux, ne laisse pas toujours de place à la réflexion. L’événementiel, le sensationnel et les scandales politiques l’emportent sur les débats de fond, l’économie et la politique elle-même. L’image que reflètent les hommes politiques en est sans cesse altérée.

Sophie Chérer, dans Liberté, égalité…Mathilde (illustré par Véronique Deiss) évoque une situation de classe que de nombreux enseignants pourraient vivre. Son récit plaît aux enfants car ils se reconnaissent dans les protagonistes de l’histoire.

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« L’Insurrection de l’âme. Frantz Fanon, vie et mort du guerrier-silex », de Raphaël Confiant

La quatrième de couverture du dernier roman de Raphaël Confiant, L’Insurrection de l’âme. Frantz Fanon, vie et mort du guerrier-silex, présente celui-ci comme l’« autobiographie imaginée d’un Martiniquais dont l’œuvre et la trajectoire marquèrent l’histoire non seulement de l’Algérie et du Tiers-Monde, mais aussi du monde entier : Frantz Fanon, le ”guerrier-silex” comme le définissait son compatriote Aimé Césaire ».

Un sujet et une démarche d’écriture qui intéresseront tous les lecteurs.

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Germaine de Staël / Maurice Blanchot

Germaine de Staël, par Gérard

Germaine de Staël (1766-1817)

Maurice Blanchot (1907-2003)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La grande opposition de la semaine dans la critique littéraire : une intellectuelle libérale et européenne convaincue – Germaine de Staël – contre un jeune auteur tenté par l’anticonformisme nationaliste – Maurice Blanchot.

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« Le Paris de Malraux », de Jean-René Bourrel

"Le Paris de Malraux", de Jean-René BourrelL’image de Malraux traditionnellement retenue est celle d’un aventurier, d’un voyageur du monde désireux, dans son jeune âge au moins, de s’imposer loin des limites de la vieille Europe, en allant chercher la gloire, et éventuellement la fortune, du côté de l’Orient, dans l’ancien empire colonial et ses périphéries où un jeune homme sans naissance et sans diplôme peut espérer se réaliser.

C’est oublier qu’aux deux extrêmes de sa vie, les premières et les dernières années, et pendant la plus grande partie de sa carrière, Malraux est indissolublement lié à Paris, la ville phare dont il s’éloigne parfois mais vers laquelle il revient toujours.

Le tropisme parisien justifie cet excellent essai que nous donne aujourd’hui, aux éditions Alexandrines dans la collection « Paris des écrivains », Jean-René Bourrel, fin spécialiste de l’écrivain.

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