« 14 ans, premier amour », d’Andreï Zaïtsev

"14 ans, premier amour", d’Andreï ZaïtsevLa douce fragilité du premier film du cinéaste russe Andrei Zaïtsev est tout entière inscrite dans son titre. 14 ans, premier amour a la concision des regards énamourés jetés à la dérobée.

Sa juxtaposition nominale évoque la nervosité, la raideur du jeune cœur épris qui bat à tout rompre ; elle annonce l’angoisse, l’attente fébrile, le souffle court du premier émoi.

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Concours des dix mots 2016-2017, « Dis-moi dix mots sur la Toile ». Les créations des lauréats

Les lauréats du Concours des dix mots rassemblés dans la cour de l'Institut de France autour d'Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française © CR

Les lauréats du Concours des dix mots rassemblés dans la cour de l’Institut de France autour d’Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie française © CR

Le Concours des dix mots 2016-2017, « Dis-moi dix mots sur la Toile », est organisé par le ministère de la Culture et de la Communication (DGLFLF), en concertation avec les partenaires francophones, et avec l’Institut français, l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), la Mission laïque française, Le Robert, l’École des lettres, les Lyriades. Le Concours des dix mots bénéficie du soutien du Fonds Maif pour l’Éducation.

Il propose aux classes de réaliser un projet collectif littéraire et artistique autour des dix mots sélectionnés chaque année.

Cette onzième édition du Concours illustre la manière dont le français s’adapte à des technologies et à des usages numériques en constante évolution, en s’enrichissant de sens nouveaux, sans qu’il soit nécessaire de recourir à une autre langue.

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« Après la tempête », de Hirokazu Kore-eda

Depuis Distance (2001) et surtout Nobody Knows en 2004, le réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda dévide sa pelote cinématographique de l’intime, de la transmission, du deuil, des secrets de famille et de l’enfance troublée.

Ses films sont une fine broderie des sentiments, ourdie de jolis points d’émotion et d’une délicate attention pour l’existence en pointillé de ses personnages. Soit ici, Ryota, la quarantaine, divorcé, qui après un éphémère succès littéraire, travaille depuis lors dans une agence de détectives privés.

Joueur, il perd tout ce qu’il gagne dans des paris hippiques, et ne peut très souvent s’acquitter de la pension alimentaire due à Shingo, son fils de 11 ans. Mortifié de voir ce dernier s’éloigner de lui, au moment même où son ex-femme s’apprête à refaire sa vie, il tente néanmoins d’en reconquérir l’affection. Une démarche discrètement encouragée par sa bonne vieille mère…

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Germaine de Staël / Maurice Blanchot

Germaine de Staël, par Gérard

Germaine de Staël (1766-1817)

Maurice Blanchot (1907-2003)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La grande opposition de la semaine dans la critique littéraire : une intellectuelle libérale et européenne convaincue – Germaine de Staël – contre un jeune auteur tenté par l’anticonformisme nationaliste – Maurice Blanchot.

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« Le Paris de Malraux », de Jean-René Bourrel

"Le Paris de Malraux", de Jean-René BourrelL’image de Malraux traditionnellement retenue est celle d’un aventurier, d’un voyageur du monde désireux, dans son jeune âge au moins, de s’imposer loin des limites de la vieille Europe, en allant chercher la gloire, et éventuellement la fortune, du côté de l’Orient, dans l’ancien empire colonial et ses périphéries où un jeune homme sans naissance et sans diplôme peut espérer se réaliser.

C’est oublier qu’aux deux extrêmes de sa vie, les premières et les dernières années, et pendant la plus grande partie de sa carrière, Malraux est indissolublement lié à Paris, la ville phare dont il s’éloigne parfois mais vers laquelle il revient toujours.

Le tropisme parisien justifie cet excellent essai que nous donne aujourd’hui, aux éditions Alexandrines dans la collection « Paris des écrivains », Jean-René Bourrel, fin spécialiste de l’écrivain.

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Innover pour une école plus juste et plus efficace

Innover pour une école plus juste et plus efficaceIl y a à peine un mois, dans l’indifférence générale, le Conseil national de l’innovation pour la réussite éducative (CNIRE), créé en 2013 à la demande du ministère de l’Éducation nationale, remettait son dernier rapport sur les pratiques innovantes.

Ici encore l’objectif – celui qui a été le mot d’ordre du ministère durant tout ce quinquennat – était de lutter contre les inégalités sociales, considérées comme la première et principale tare de notre système éducatif. Dans cet esprit, le comité a voulu mettre l’accent sur les innovations collectives plus que sur les initiatives individuelles, recherchant les effets sur le grand nombre plus que sur des publics privilégiés.

Enfin loin de vouloir prescrire, les rapporteurs se sont voulus observateurs de l’existant, conscients de deux freins au développement optimal de l’innovation : d’une part le sentiment désagréable chez les enseignants d’une injonction officielle à innover, de l’autre l’inévitable encadrement hiérarchique comme les CARDIE ou DRDIE, souvent jugé lourd et décourageant.

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Faut-il sauver l’attention ? Dialogue entre neurosciences et pédagogie

Faut-il sauver l'attention. Dialogue entre neurosciences et pédagogieEn 2017, les enfants de quatre à six ans passent chaque jour plus de deux heures devant un écran. Sollicitée par un monde hyperconnecté, l’attention est devenue un bien précieux, le fameux « temps de cerveau disponible » qui fait polémique.

Pourtant, tablettes et smartphones ont investi les espaces de transmission de savoir. En France, l’Éducation nationale envisage de doter chaque élève d’une tablette en classe de cinquième. L’école jouerait-elle contre son camp ?

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