Commémorations du 11-Novembre : questions-réponses à l’usage des enseignants

Dans quelques semaines s’ouvriront les commémorations du centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale. Elles apparaissent déjà comme un événement commémoratif d’ampleur nationale et internationale, tant se multiplient programmes culturels et pédagogiques portés par les collectivités, documentaires, hors-séries consacrés à la Grande Guerre.

D’importantes expositions nationales, à l’image de celle proposée par le Musée de l’Armée, se déclineront dans de nombreuses villes et centres d’archives, et ponctueront cette dernière grande séquence du Centenaire.

Pour prendre connaissance du programme commémoratif :

www.centenaire.org

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« Mary Shelley », de Haïfaa Al-Mansour, ou l’encre noire de la mélancolie

Elle Faning dans "Mary Shelley", de Haifaa Al Mansour © Pyramide distribution

Elle Faning dans « Mary Shelley », de Haifaa Al Mansour © Pyramide distribution

Avec Frankenstein Mary Shelley propulsait l’esprit des Lumières dans le XIXe siècle, et sans doute ne le savait-elle pas, au-delà. Puisque son médecin illuminé et sa créature devaient embraser de leur lumière sombre tout l’imaginaire des deux siècles à venir.

Il semble toutefois que ce ne soit moins la force du mythe qui ait intéressé la réalisatrice du bio pic Mary Shelley, Haifaa Al-Mansour, que les ressorts intimes de la création artistique. Dans un monde sans Dieu, le mythe importe moins que la vérité des êtres.

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13 octobre 2018. Consultation citoyenne sur l’Europe : l’expertise au service de l’éducation et de la formation

L’association des experts de l’Agence Erasmus + France, EvalUE, et le laboratoire Initiative pour le développement de l’expertise française et francophone à l’international et en Europe (IDEFFIE), organisent une consultation citoyenne sur l’Europe sur le thème de l’expertise au service de l’éducation et de la formation. Cet événement se déroulera en ligne lors des Erasmus Days, le 13 octobre 2018, de 16 h  à 19 h, en deux temps : la première partie consistera en une série conférences, la seconde partie, de 18 h à 19 h, sera consacrée à des interventions de responsables politiques sur ces questions.

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« Désintégration », d’ Emmanuelle Richard. Vivre au nouveau siècle

"Désintégration", d'Emmanuelle RichardMarchant dans la grande ville, la narratrice de Désintégration croise une bande de jeunes gens chics qui crient à tue-tête la phrase répétée par Anna Karina dans Pierrot le fou : « Qu’est-ce que je peux faire ? J’sais pas quoi faire. » La rage accumulée en elle atteint son comble et se transforme en haine. Haine à l’égard de cette caste de privilégiés qui prononcent ces mots sans en comprendre l’« impudeur ».

Or pour la narratrice et héroïne, il est rarement question d’ennui, de laisser-aller : elle aligne les petits boulots, enchaîne les tâches ingrates mais indispensables pour survivre, et voir des oisifs soutenus par leur famille jouer cette comédie, c’est la goutte d’eau en trop.

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« Construire un feu », de Jack London, mise en scène de Marc Lainé à la Comédie-Française

Alexandre Pavloff, Pierre-Louis Calixte, Nazim Boudjenah dans « Construire un feu », de Jack London, mise en scène de Marc Lainé © Vincent Pontet

Alexandre Pavloff, Pierre-Louis Calixte, Nazim Boudjenah dans « Construire un feu », de Jack London, mise en scène de Marc Lainé à la Comédie-Française © Vincent Pontet

Quand, en juillet 1897, l’Excelsior accoste dans le port de San Francisco, John Griffith London, dit Jack London, ronge son frein. Le jeune homme, né en 1876, travaille dans une blanchisserie, suite à une brève et malheureuse expérience d’étudiant à l’université de Berkeley.

Le vapeur, en provenance du port alaskien de Saint-Michael, porte dans ses flancs une grosse tonne d’or et une quinzaine de prospecteurs du Klondike (région située dans le Yukon). Une nouvelle poussée de fièvre pour le rare métal jaune a éclaté un an plus tôt.

Quelques jours après, Jack London embarque à son tour pour le Grand Nord canadien qui, après l’Ouest californien, est devenu le nouvel Eldorado à découvrir. De son expérience d’une petite année passée à sillonner les vastes étendues glacées (et à beaucoup boire dans les saloons), le jeune pionnier ramènera non pas de l’or, mais une matière bien plus précieuse encore, destinée à enrichir ses futurs récits d’aventures, de L’Appel de la forêt (1903) à Belliou-la-Fumée (1912).

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Le théâtre au cinéma, ou la Comédie-Française pour tous

Pathé Live : la Comédie-Française au cinémaDepuis 2016, la Comédie-Française, en partenariat avec Pathé Live, retransmet certaines de ses pièces  en direct au cinéma. Le concept était né au milieu des années 2005 lorsque Pathé – déjà – avait initié la retransmission en direct d’opéras, répondant aux attentes d’un vaste public de mélomanes privés de  théâtres musicaux dans leurs lieux de vie et écartés des grandes salles par les prix pratiqués à l’Opéra Bastille ou au Palais Garnier.

Avec l’opération Théâtre au cinéma la démocratisation de la culture s’étend et s’oriente davantage vers les jeunes publics, puisque l’une des grandes innovations de ces retransmissions théâtrales est, outre d’avoir lieu en direct, d’être proposées à la demande des enseignants qui peuvent avec le cinéma de leur ville organiser une projection pour leurs élèves quelques semaines après la première diffusion publique, et cela au tarif scolaire en vigueur dans la salle.

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« Mademoiselle de Joncquières », d’Emmanuel Mouret

« Mademoiselle de Joncquières », d’Emmanuel MouretEmmanuel Mouret est un cinéaste français qui, jusqu’à aujourd’hui, s’est épanoui dans le genre de la comédie. On l’associe très souvent à l’adjectif rohmérien, car dans son cinéma la parole est cruciale et détermine la mise en scène.

Les personnages explicitent leurs sentiments au moment même où ils naissent, sans toutefois parvenir à exprimer leur vérité et à ne pas se mentir. L’humour provient alors de ce décalage entre sentir et dire, aimer et séduire, s’approcher du corps de l’autre et réussir à le toucher.

C’est toutefois très réducteur, tant Mouret s’appuie sur une histoire du cinéma français plus ample qu’un simple nom, et qui passe par le sensualisme de Jean Renoir comme par la férocité de la formule chère à Sacha Guitry. Mademoiselle de Joncquières confirme un changement dans son œuvre : la comédie n’est plus le genre prédominant.

Mouret cherche surtout l’émotion ou l’émoi du sentiment amoureux, et la palette s’est élargie, de la rencontre à la séparation, voire à l‘amertume de la séparation. Les personnages d’aristocrates de son dernier film permettent d’inscrire ses préoccupations dans un autre cadre historique et culturel. Le siècle des Lumières, ses troubles et sa recherche d’analyse, est l’occasion de donner une autre profondeur à ses récits.

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