Écriture poétique et quête du sens en première : « Le Spleen de Paris », de Baudelaire

Charles Baudelaire par Nadar

Charles Baudelaire par Nadar

Passer des Fleurs du mal au Spleen de Paris, c’était, pour Baudelaire, s’engager dans une voie esthétique nouvelle qui s’accompagnait d’une inflexion sur le plan idéologique ; le poète entamait ainsi un processus de mise à distance qui l’éloignait encore davantage du romantisme.

Dans la perspective de l’objet d’étude assigné aux classes de première, « Écriture poétique et quête du sens, du Moyen Âge à nos jours », Le Spleen de Paris offre un terrain d’investigation particulièrement fécond dans la mesure où il permet, comme le soulignent les Instructions officielles, de souligner le « rôle du poète, […] aux avant-postes de la littérature et de la culture », d’interroger une pratique particulière de cet « art du langage » qu’est la poésie qui, depuis ses origines, se voyait associée à la fabrique du vers et qui, désormais, s’oriente vers des voies nouvelles.

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Le prix Manga’titude

Prix Coup de cœur du jury pour l'affiche 2015: Bénédicte Gougam, 1re S, lycée Gay-Lussac (Limoges)

Prix Coup de cœur du jury pour l’affiche 2015 : Bénédicte Gougam, 1re S, lycée Gay-Lussac (Limoges)

Le prix Manga’titude est un prix littéraire autour du manga organisé depuis cinq ans par cinq professeures documentalistes de l’académie de Limoges, Aurélie Laurière, Marielle Puyhaubert, Laëtitia Raynaud, Béatrice Augeard et Anaïs Denis.

Le manga, bande dessinée créée au Japon, fait partie intégrante de la culture nipponne. En France, en raison de la diversité des thèmes abordés, il connaît un vif succès auprès du public adolescent depuis les années 1990.

Ainsi, en tant qu’enseignants documentalistes, nous avons conscience qu’aujourd’hui, beaucoup d’adolescents sont lecteurs essentiellement de mangas, d’où la volonté pour nous de nous intéresser à ce genre de lecture et de nous pencher sur l’intérêt de proposer un fonds manga de qualité dans les CDI. Pour cela, il nous est apparu nécessaire de monter un projet, à travers ce prix, qui permettrait aux élèves et aux professeurs documentalistes d’approfondir leurs connaissances sur l’univers des mangas.

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« À voix haute. La force de la parole », de Stéphane de Freitas

"À voix haute. La force de la parole", de Stéphane de Freitas © Mars filmsDiffusé sur France 2 en novembre dernier, le documentaire À voix haute relate le parcours d’un groupe d’étudiants de l’université de Saint-Denis qui, inscrits aux joutes oratoires du concours Eloquentia, briguent le titre de « meilleur orateur du 93 ».

Palpitant et drôle, ce premier film de Stéphane de Freitas connaît lui-même un sort inattendu puisque, fort de son succès télévisuel et de l’expérience éducative dont il témoigne, il sort aujourd’hui en salles dans une version enrichie d’une vingtaine de minutes.

L’occasion de s’y précipiter avec ses élèves, de collège et de lycée.

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Haro sur l’Histoire ? Quand les candidats à l’élection convoquent le passé

Eugène Delacroix, "La Liberté guidant le peuple" (28 juillet 1830), musée du Louvre

Eugène Delacroix, « La Liberté guidant le peuple » (28 juillet 1830), musée du Louvre

L’élection présidentielle est traditionnellement un temps privilégié où l’histoire de France s’invite dans les débats. Les candidats convoquent dans leurs discours enflammés tour à tour les grandes figures tutélaires de la France.

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L’attractivité du métier d’enseignant

L'attractivité du métier d'enseignant en question

Dans un essai publié en 2015, Sapiens. Une brève histoire de l’humanité, Yuval Noah Harari soutient que les hommes ont crée des sociétés grâce à  l’invention de réalités imaginaires, de fictions fédératrices, politiques ou religieuses, objets de rassemblements et de croyances communes, comme s’il était plus facile d’agir collectivement pour ce que l’on croit que pour ce que l’on voit.

L’éducation est sans doute l’une de nos plus puissantes fictions, objet de toutes les attentions et otage de toutes les imaginations.

Loin du mythe de l’enseignement, le rapport du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), publié en novembre dernier, rappelle toutefois quelques réalités sur l’attractivité du métier d’enseignant qu’il ne faut peut-être pas oublier en cette période électorale si fertile en déclarations fantaisistes sur l’école.

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« Passe à Beau ! », d’Yvan Pommaux et Rémi Chaurand. Le rugby comme terrain de jeu littéraire et artistique

"Passe à Beau !", d'Yvan Pommaux et Rémi ChaurandIl y a des livres comme ça qui vous font rater bêtement votre station de métro. C’est peut-être aussi à cela que l’on reconnaît un livre réussi. Passe à Beau ! est de ceux-là. Ce roman graphique, mêlant intelligemment texte (Rémi Chaurand) et dessins (Yvan Pommaux), a beau être destiné davantage à un public d’adolescents, il vous transporte, tout adulte que vous êtes (que vous pensez être) dans l’univers rugbystique d’une petite ville du Sud-Ouest.

L’histoire se déroule en effet à Montmartigues où vit Martin Bonfils, 14 ans, bon élève et fier de porter le n°13 (trois quart centre) dans l’équipe de rugby des cadets, tout comme son père et son grand-père avant lui. Son univers se dessine autour de ce sport, qui n’en est pas qu’un : « À Montmartigues, au café, au collège, à la piscine, dans le bus, à l’apéro, à table, à la récréation, partout en fait, on parle RUGBY » (p. 9). Une vie somme toute « tranquille », entre les copains, une bonne amie et un grand-père chroniqueur sportif, soudainement bousculée par l’arrivée d’Antonin Beau, venu de Paris avec sa famille et dont le père se trouve être le nouveau directeur des laboratoires Biopharmag, qui soutiennent le club de la ville.

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« La Règle du jeu » à la Comédie-Française

"La Règle du jeu" à la Comédie-FrançaiseLa Règle du jeu dans la version de Christiane Jatahy donnée à la Comédie-Française ne peut séduire que quatre types de public : celui qui n’a jamais vu le film de Jean Renoir et l’intelligence brillante de sa composition, celui qui n’a pas vu Les Damnés d’Ivo Van Hove et la pertinence pénétrante de son usage de la vidéo, celui qui ne connaît pas la Comédie-Française et sa tradition de grands textes, et enfin celui qui est toujours content de tout, chaque spectacle étant pour lui une évasion tonifiante. Les autres auront bien du mal à taire leur déception.

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« À l’Échelle humaine », Léon Blum en 1941

Léon Blum libéréLes rencontres interdisciplinaires Lettres-Histoire qui ont pour sujet en 2016-2017 : « L’écriture de l’histoire » se sont attachées, avec Nithard et les Serments de Strasbourg, à l’historiographe engagé dans l’action militaire, puis à la naissance de la discipline Histoire au XIXe siècle, grâce à la double participation exceptionnelle de Paul Raucy, pour Jules Michelet, et d’Yves Poncelet, pour Augustin Thierry.

La troisième et dernière rencontre de ce cycle s’intéressera à présent au moment où l’homme politique se fait historien, avec, le 19 avril : « À l’Échelle humaine, Léon Blum en 1941″.
Prisonnier du régime de Vichy, Blum s’adresse à la jeunesse française, par-delà la défaite et l’Occupation, en un vibrant plaidoyer pour la démocratie.

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