Comment s’appuyer sur le manuel de français pour aborder sa première semaine de classe

Professeur stagiaire : première séanceLes nouveaux professeurs de lettres sont d’emblée animés par une indéniable ambition pédagogique. Ils ont notamment à cœur, en dépit de leur inexpérience, de concevoir pour leurs classes des séquences personnalisées en se fondant sur leur créativité propre.

Ils seront d’autant plus enclins à souscrire à cet impératif d’inventivité qu’ils s’entendront répéter, dès les premiers contacts avec leurs nouveaux collègues, que leur travail de conception didactique ne doit en aucun cas s’apparenter à un simple exercice de collage de séquences préexistantes.

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Rencontre avec des « Voix vives » du Festival de Sète

Festival de poésie Voix vives, de Méditerranée en MéditerranéePlus de cent voix se sont croisées fin juillet à Sète, devenue une véritable Babel bruissant des accents multiples de la Méditerranée et au-delà, traduites par des lecteurs et souvent accompagnées de musiciens (dont le splendide accordéon de Carlos Lopes) ou de chanteurs, sans oublier les conteurs dont le magnifique Rachid Akbal donnant vie lui aussi, aux « mythes fondateurs » en y associant son auditoire…

Impossible donc d’en faire état de manière exhaustive mais tous ont nourri l’imaginaire et les lieux investis dans Sète.

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« Un loup pour l’homme », de Brigitte Giraud

Animal de guerre

« Antoine aurait préféré que Lila ne reste pas sur le quai de la gare. Il l’a dit mais elle n’a pas voulu entendre. Il est debout derrière la vitre, entouré d’autres gars, et il la voit qui reste figée. Il voudrait qu’elle s’en aille, qu’il n’ait pas sous les yeux le regard qui appelle. C’est violent d’aimer dans ces moments-là. »

Cela ressemble aux Parapluies de Cherbourg, lorsque les amants se quittent sur le quai de gare, que des années passent, et qu’il revient, blessé à jamais, porteur d’une cicatrice invisible.

À ceci près que les héros de Un loup pour l’homme ne sont pas longtemps séparés. Lila rejoint Antoine à Sidi Bel Abbès et elle met au monde Lucie, leur petite fille

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L’« École de la confiance », concrètement, quoi de neuf ?

Jean-Michel Blanquer a-t-il lu Pascal ?

« Qu’on ne dise pas que je n’ai rien dit de nouveau : la disposition des matières est nouvelle. Quand on joue à la paume c’est une même balle dont joue l’un et l’autre, mais l’un la place mieux. »

À la lecture de son projet, présenté lors de la conférence de presse du 29 août 2017, Pour l’école de la confiance, on pourrait bien penser, en effet, que la nouveauté est dans la manière plus que dans les matières. Car à quoi ressemblent ses objets d’attention sinon aux thèmes longuement déclinés pas le passé ?

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Terminale : œuvres et thèmes de référence pour les épreuves de l’enseignement artistique en 2017-2018

La liste des œuvres et des thèmes inscrits au programme de terminale (enseignements de spécialité en série littéraire, options facultatives toutes séries) pour l’année scolaire 2017-2018 et pour la session 2018 du baccalauréat est la suivante :

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« L’Empereur à pied », de Charif Majdalani

"L'Empereur à pied", de Charif MajdalaniÉloge des vies dangereuses

On est au milieu du XIXe siècle, au Liban, et l’homme qui s’avance s’appelle Khanjar Jbeili. Les rares habitants qui le voient arriver le considèrent avec étonnement. Sa veste en peau de chèvre et ses bottes de cavalier le rendent à la fois misérable et superbe. Les amateurs de Cendrars apprécieront cette ouverture qui rappelle L’Or. Certaines figures sont universelles, on le verra ici.

Khanjar deviendra l’Empereur à pied, personnage légendaire et fondateur d’une dynastie dont nous entendrons l’histoire, d’alors jusqu’à nos jours. Le héros imaginé par Charif Majdalani, se situe dans la lignée de Chakib Khattar, chef de clan du Dernier Seigneur de Marsad (2013) et de Skandar Hayek, dans Villa des femmes (2015).

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