Faut-il sauver l’attention ? Dialogue entre neurosciences et pédagogie

Faut-il sauver l'attention. Dialogue entre neurosciences et pédagogieEn 2017, les enfants de quatre à six ans passent chaque jour plus de deux heures devant un écran. Sollicitée par un monde hyperconnecté, l’attention est devenue un bien précieux, le fameux « temps de cerveau disponible » qui fait polémique.

Pourtant, tablettes et smartphones ont investi les espaces de transmission de savoir. En France, l’Éducation nationale envisage de doter chaque élève d’une tablette en classe de cinquième. L’école jouerait-elle contre son camp ?

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L’information en question : controverses et réflexions

André Gill, "L'Eclipse", 26 octobre 1871

André Gill, « L’Eclipse », 26 octobre 1871

Le vote britannique en faveur du Brexit, l’élection de Trump et la campagne pour l’élection présidentielle ont provoqué un regain de critiques à l’égard des médias, accusés de présenter une vision fausse, idéologique de la réalité.

Ce genre de discours vient de trouver son expression accomplie dans un livre d’Ingrid Riocreux, La Langue des médias. Destruction du langage et fabrication du consentement (Éditions de l’Artilleur, 2016). On en trouvera ici un compte rendu critique, suivi d’une réflexion élargie à une question fondamentale ignorée par ce livre : celle de la situation des médias dans l’ère numérique et néo-libérale.

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Gloser numériquement un texte

Éclairer un texte par un commentaire est l’une des activités principales du professeur, et ce, à tous les niveaux d’enseignement et dans toutes les disciplines. Cette glose, ce commentaire, c’est soit l’enseignant qui les produisent soit l’élève pour montrer sa compréhension d’un passage précis ou pour justifier une idée, une affirmation.

Rien de nouveau donc, une pratique très ancienne même. Mais que peut apporter le numérique  dans cette démarche ? Quelle plus-value peut-on en attendre ? Nous avons choisi de tester la plateforme anglaise Glose pour commenter des textes avec des élèves lors de formations en établissement.

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Un parcours de lecture numérique de « L’Odyssée »

Pour encourager les élèves à lire l’Odyssée d’Homère, Robert Delord, enseignant de lettres classiques, formateur et président de l’association Arrête ton char ! Les langues et cultures de l’Antiquité aujourd’hui, a conçu un parcours de lecture numérique, varié et ludique, qui utilise une application conçue par l’université Johannes Gutenberg de Mayence : LearningApps.

Cet outil gratuit permet à l’enseignant de visualiser la progression de chacun de ses élèves après avoir saisi leur nom et leur avoir attribué un identifiant et un mot de passe.

L’édition de référence utilisée est la version de lOdyssée publiée dans la collection « Classiques abrégés » de l’école des loisirs.

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Concours des dix mots 2016-2017 : Dis-moi dix mots sur la Toile

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Piloté par le ministère de l’Éducation nationale, en partenariat avec les ministères de la Culture et de la Communication, des Affaires étrangères et du Développement international, et de l’Agriculture, chaque année le Concours des dix mots invite les classes à réaliser collectivement une production artistique ou littéraire reposant sur un travail linguistique à partir de dix mots.

Le Concours des Dix mots mettra cette année à l’honneur les variétés du français. S’il y a une seule langue française partagée par 274 millions de locuteurs dans le monde, celle-ci est riche de la diversité de ses expressions.

Les dix mots choisis par les différents partenaires francophones montrent la manière dont le français s’adapte à des technologies et à des usages numériques en constante évolution : avatar, canular, émoticône, favori(te), héberger, fureteur(euse), nomade, nuage, pirate, et télésnobber.

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De l’autodidacte à l’autodidaxie à l’ère du numérique

De l'autodidacte à l'autodidaxie à l'ère numériqueMême si le « diplôme » reste le sésame de la reconnaissance professionnelle dans le registre des capitaux symboliques, la période contemporaine redessine la figure traditionnelle de l’« autodidacte », dont quelques écrivains (Flaubert, Zola, Sartre) ont nourri la mythographie sociale.

Les connotations négatives semblent s’estomper, le défaut de formation académique ou le lien avec un traumatisme identitaire de désaffiliation (Hélène Bézille-Lesquoy) pourrait bien être remplacé par la mise en valeur d’une disposition indispensable à la réussite de toute formation, en particulier à distance (Brigitte Albero).

L’autodidaxie deviendrait une aptitude positive dans le paysage social contemporain, une réalité autant qu’une nécessité de formation au long cours, cheville ouvrière de l’avenir éducatif (François Taddei).

Que l’on évoque les processus d’« autoformation » facilités par les technologies du numérique, les auto-apprentissages informels en milieu associatif, la « validation des acquis de l’expérience », l’université du temps libre, l’école de la seconde chance, le développement de soi tout au long de la vie, le rôle du stage comme moment de formation par l’expérience, il semble que l’autodidaxie du XXIe siècle, plurielle, protéiforme et disséminée, soit une réalité autant qu’une nécessité de formation.

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Connectés pour apprendre. Les élèves et les nouvelles technologies

Connectés pour apprendre. Les élèves et les nouvelles technologiesLa dernière enquête de l’OCDE pour l’éducation fournit des informations sur les effets du numérique dans les apprentissages, en comparant les  résultats des tests de compréhension à l’écrit informatisé aux tests réalisés à l’écrit sur papier.

Quelques données méritent un commentaire.

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L’écran : une illusion d’optique didactique ?

ecrans-2La réalité économique oblige à constater que relativement peu d’enfants et d’adolescents bénéficient l’été de longues plages de déconnexion susceptibles de les divertir – de les détourner – de leurs écrans compagnons, tablettes ou téléphones portables. À côté des privilégiés à qui sont proposées des situations suffisamment stimulantes et attractives pour les détourner de ces objets fétiches, une majorité reste sous leur emprise .

La question est donc de savoir si la sur-présence des écrans, a fortiori en saison estivale où le désœuvrement demeure prééminent pour nombre d’entre eux, ne justifie pas la plus grande réserve sur son universalisation en classe.

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