Les programmes éducatifs européens face aux défis du terrorisme

Europe

 

Une fois encore, la France a été frappée en son cœur… La barbarie est inouïe : des innocents sont tués, abattus de sang froid. Les cibles sont multiples, choisies pour leur impact médiatique.

Les terroristes, des kamikazes, se sont donné la mort en répandant autour d’eux la désolation. Ils étaient jeunes et ont tué aveuglément jeunes et moins jeunes. L’incompréhension domine…

Cette barbarie et la monstruosité de ces actes soulignent, s’il en était besoin, l’importance de l’éducation et, principalement, de l’éducation à l’Autre. Le programme européen Erasmus + cherche à répondre à ces défis.

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Une utopie : « Nous étions l’avenir », de Yaël Neeman

"Nous étions l’avenir", de Yaël Neeman« Le kibboutz n’est pas un village au paysage pastoral, avec ses habitants pittoresques, ses poules et ses arbres de Judée. C’est une œuvre politique, et rares sont les gens de par le monde qui ont vécu, par choix et de leur libre volonté, une telle expérience, la plus ambitieuse qui fut jamais tentée. Qui pourrait dire non à une tentative de fonder un monde meilleur, un monde d’égalité et de justice ? Nous n’avons pas dit non. Nous avons déserté. »

Une fois n’est pas coutume, nous sommes partis de la quatrième de couverture pour présenter le récit de Yaël Neeman, écrivain israélienne dont paraît Nous étions l’avenir, un titre qui sonne à la fois nostalgique et utopique.

Les deux adjectifs ne sauraient mieux caractériser ce livre, encore que pour le premier, on apportera quelques nuances. Le second en revanche, rappelle des temps désormais très lointain.

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L’humour, valeur nationale : mallette théorique pour interventions pédagogiques

"Projet de costume pour MM. les journalistes", par André Gill, "L'Éclipse, janvier 1870

« Projet de costume pour MM. les journalistes », par André Gill, « L’Éclipse, 23 janvier 1870

Quelles valeurs enseigner dans l’école de la République ? S’en tient-on à la devise républicaine ? Faut-il lui ajouter tout ce qui est à même de fonder une unité nationale ?

À ces questions qui taraudaient déjà bien des enseignants et qui deviennent l’incontournable de l’après 11 janvier, le rassemblement national a sans doute apporté une réponse inattendue, très visible aux yeux des enfants et des adolescents, en étalant sur tous les écrans un mélange détonant de drapeaux tricolores et de caricatures de Charlie Hebdo.

Dans la solennité du moment, l’effroi des horreurs perpétrées, la sidération de la conscience citoyenne blessée, l’humour a pointé régulièrement le bout de son nez, jusqu’à se faire reconnaître comme valeur nationale.

Que faut-il faire d’une telle évidence : l’« esprit » français réunit les foules et fait chanter la Marseillaise ?

Dans toutes ses déclinaisons, de Rivarol à Groland, il semble pouvoir nous unir, être à même de tracer un pont entre le passé et l’avenir, un avenir que l’on voudrait le plus radieux possible pour la génération des petits manifestants en patinette, qui est aussi celle de jeunes téléspectateurs tourmentés par la perplexité ou la colère des adultes, et qui ne savent pas comment comprendre ces dessins humoristiques qui n’étaient pas pour eux et qu’ils doivent dissocier des insultes.

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« Que reste-t-il de l’Occident ? », de Régis Debray et Renaud Girard

Régis Debray et Renaud Girard, "Que reste-t-il de l'Occident ?"Il y a de fortes chances que ce livre de petit format et de peu de pages, précédé d’un titre interrogatif et austère, affecté d’une double signature, ce qui brouille le message, passe inaperçu et se perde dans les limbes brumeux d’une rentrée éditoriale pauvre en essais novateurs.

Ce serait dommage, car les questions abordées, les analyses proposées et la présentation formelle – la double voix – méritent mieux qu’un détour poli.

Debray et Girard, anciens « petits camarades » de la rue d’Ulm, ont suivi des parcours suffisamment différents – l’un philosophe parfois engagé, écrivain et homme de culture, l’autre journaliste international, spécialiste du Moyen-Orient et professeur à Sciences-Po – pour offrir des visions éloignées voire divergentes des grands problèmes de notre temps fédérés autour de la question qu’on aurait tort de croire anachronique (en renvoyant au brûlot de Spengler de 1922, Le Déclin de l’Occident) :  « Que reste-t-il de l’Occident ? ».

À l’aide d’une argumentation serrée encadrée de cordiaux échanges épistolaires, les deux auteurs suggèrent, chacun à sa manière et dans son style propre, quelques éléments de réponse qui invitent à la réflexion.

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