L’envers de la crise de recrutement

La rentrée a ramené son invariable lamento sur la crise du recrutement, le manque de profs, les postes non pourvus, la crise des vocations.

Un peu de rigueur ne fait parfois pas de mal et cette crise, à y regarder de près, est moins une crise de recrutement au sens quantitatif (le nombre de candidats) qu’une crise de qualification, au sens de niveau (la qualité des candidats).

C’est tout à l’honneur de l’institution, du ministère et des présidents de jury, de maintenir une barre d’admission décente au risque de ne pas pourvoir tous les postes, qui trouveraient preneurs si l’on était moins regardant sur le niveau.

C’est tout à l’honneur des concours publics de conserver tout leur sens aux notes, mêmes basses, au risque d’indigner les esprits malveillants.

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