Professeur de lettres : en cours, pour surprendre, il faut innover

Discussion à bâtons rompus
avec une professeur de lettres classiques heureuse

Jeune retraitée de l’Éducation nationale, Claude Arditty exerce toujours à temps partiel dans l’enceinte de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis et à l’hôpital de Villejuif.

Au cours de sa carrière elle a enseigné au collège, au lycée et à l’IUFM, dans le cadre de formations pour adultes à l’université et au Greta de Massy, en IUT à Orsay, dans un établissement spécialisé pour de jeunes adultes handicapés à Palaiseau, mais aussi en milieu carcéral et  à l’hôpital. La diversité est pour elle l’une des clés du plaisir que procure notre métier.

Elle a accepté d’évoquer pêle-mêle des bribes de sa carrière : une éclaircie salutaire pour tous les enseignants ayant le désir de puiser à la source du bonheur d’enseigner.

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De l’avenir faisons tablette rase ?

tablettesLes chiffres ont plu à la fin de l’année dernière, aux deux acceptions de ce participe passé malicieux.

Divers instituts de sondage et cabinets d’études les ont fait pleuvoir, tout d’abord :

Dès octobre 2013, un sondage Digital Book World – Play Collective indiquait qu’aux États-Unis 46 % des parents envisageaient d’offrir pour Noël une tablette à leur enfant de 2 à 13 ans. Selon le cabinet NPD Group Inc – un des leaders mondiaux des études de marché –, la tablette éducative était en passe de devenir le jouet le plus vendu en France en 2013.

La même étude indiquait qu’en moins d’un an, les ventes de tablettes préscolaires avaient plus que doublé : au 1er décembre, près de 440 000 avaient déjà quitté les rayons. Sous le sapin, la tablette occupait la première place du top des ventes. Son taux de pénétration augmente, comme ils disent, d’un air plus ou moins pénétré, d’ailleurs.

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« L’Art des mots. Enseigner le vocabulaire au collège et au lycée », de Monique Legrand et Odile Luginbühl

l-art-des-motsQuand on n’a pas les mots… on connaît la suite, popularisée par un célèbre linguiste qui remit un jour un rapport au ministre du temps. Sa réflexion avait au moins le mérite de mettre en relief un manque que l’école essaie de combler, celui du lexique.

Chez les parents, une croyance veut que les enfants acquièrent du vocabulaire en lisant et que, surtout, ils apprennent l’orthographe. On voudrait bien qu’ils aient raison. Chez beaucoup de professeurs, l’idée est que les listes de mots ou les exercices ponctuels permettent un véritable apprentissage. On aimerait que ce soit le cas… Les choses sont plus complexes, ainsi que le démontre cet ouvrage.

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