L’Association des bibliothécaires de France s’oppose aux tentatives de censure des bibliothèques publiques

"Madame Anastasie", par André Gill, "L'Éclipse", 19 juillet 1874

« Madame Anastasie », par André Gill, « L’Éclipse », 19 juillet 1874

L’Association des bibliothécaires de France, fondée en 1906, et qui regroupe trois mille adhérents – professionnels des bibliothèques, libraires, éditeurs, centres de documentation, municipalités… –,  prend position contre les appels à la censure visant les bibliothèques publiques.

Certains sites web ont en effet appelé au retrait de livres achetés par des bibliothèques municipales avec la volonté manifeste – mais en rien nouvelle – de disqualifier à la fois les réseaux de lecture publique et l’École.

Les ouvrages incriminés sont tirés d’une bibliographie de 79 livres de jeunesse pour l’égalité, portant essentiellement sur l’égalité femme-homme et l’homosexualité, proposée par le SNUipp-FSU.

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Contre l’obscurantisme et la censure : « Lire est le propre de l’homme. De l’enfant lecteur au libre électeur »

Dessin d'Alan Mets

Dessin d’Alan Mets © l’école des loisirs

L’école des loisirs a publié voici quelque temps un recueil de témoignages et réflexions de cinquante auteurs et illustrateurs pour l’enfance et la jeunesse auquel les polémiques actuelles sur le livre et l’éducation redonnent une très vive actualité.

Ce manifeste de 192 pages, disponible gratuitement, très largement diffusé, se propose de rappeler l’importance du livre dans le développement de l’enfant et de l’adolescent, ainsi que le lien vital qui existe entre lecture, éducation, liberté et, donc, démocratie.

Comme le souligne Marie-Aude Murail, « ce n’est pas la lecture qui est en danger, ce sont les illettrés ».

Certains pseudo-lecteurs de livres pour la jeunesse – mais vrais agitateurs – souhaitent régulièrement tirer parti de l’ignorance et des peurs pour tenter de disqualifier, auprès des parents et d’une opinion qu’ils espèrent perméables, auteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires, et, bien sûr, personnels de l’Éducation publique. La ficelle est classique et finit pas s’user. L’objectif récurrent ? Mettre en évidence un « complot » contre la structure familiale traditionnelle avec la complicité d’un État déliquescent.

Les créateurs, les éditeurs, les professeurs et les enfants rêveurs n’ont qu’à bien se tenir.

Car l’enjeu est bien là : c’est l’éducation du sens critique qui donne aux lecteurs la possibilité de choisir et leur assure d’être des femmes et des hommes libres demain. Ces temps-ci, il semblerait que cela ne soit pas du goût de tous…

l’École des lettres

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