Au sommaire de « l’École des lettres », 2, 2015-2016

1_4_couverture_2-2015-2016_couv.1_4L’École des lettres poursuit dans son numéro 2, d’octobre-novembre 2015, l’exploration de la création contem-poraine, et présente des œuvres marquantes accessibles aux élèves – bande dessinée, romans, films – qui permettent, notamment, une réflexion distanciée sur les grands thèmes de société qui font la une des médias.

L’accent est également mis sur la redécouverte d’un classique, Frankenstein, de Mary Shelley, dont une nouvelle adaptation cinématographique sera prochainement dans les salles.

2016 constituera le deuxième temps fort des commémorations de la Première Guerre mondiale : l’École des lettres s’associera dans une prochaine livraison à ces manifestations, qui mobilisent de nombreux établissements, en présentant des analyses d’œuvres qui évoquent cette période.

La langue française évolue, mais quels usages suivre, et comment l’enseigner ? Quatre essais pour faire le point sur le sujet, sans omettre, au-delà de l’école, la question de l’alphabétisation en entreprise et la situation de ces « gens qu’on voit mais qu’on ne regarde pas »…

Comment prendre en charge sa première classe ? De quelle manière concevoir une progression annuelle ? Ces questions sont abordées avec, en toile de fond, une réflexion sur la réforme du collège applicable en 2016 – sur laquelle vos avis sont bien sûr très attendus.

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Échos du Congo

beaute-congoAu cœur de l’Afrique centrale, deux pays se déploient sur les rives du même fleuve Congo. Deux pays aux destins à la proximité culturelle importante et à la créativité hors pair.

À Paris, une exposition, « Beauté Congo 1926-2015 », qui se prolonge jusqu’au 10 janvier 2016, présente des œuvres d’une sélection d’artistes congolais contemporains. L’occasion de prolonger le parcours visuel par quelques pistes littéraires, puisque les écrivains congolais se sont fait depuis longtemps déjà une place chez les éditeurs parisiens, à l’épicentre de la francophonie littéraire et sur les rives de la Seine. Lire la suite

Coups de cœur d’une rentrée littéraire

librairieCette année, dès la mi-août, on aura trouvé les romans qui n’arrivaient sur les tables des libraires qu’au début septembre. On aura même pu lire des articles sur ces livres dans les grands quotidiens.

Des critiques ont désigné les romans à lire, et ceux à éviter : les rumeurs sur de possibles Goncourt vont déjà bon train.

Commençons par rappeler ce que tout le monde sait : une rentrée littéraire est d’abord un enjeu économique.

La littérature contemporaine, sauf pour quelques têtes de gondole, ne dispose pas d’un immense public. Créer un événement comme celui-ci, le pérenniser, permet de mettre sous les projecteurs des œuvres de création (souvent) et quelques produits (hélas). Plus de 600 romans paraissent en moins de deux mois. Beaucoup disparaîtront des tables, certains n’auront droit à aucun article, pas même à une brève dans un quotidien gratuit.

Ces textes éphémères sont des paris, à la fois littéraires et économiques. Il suffit d’une surprise, d’un roman qui rencontre son public, pour qu’une rentrée d’éditeur soit réussie. À tous égards. Ce n’est toutefois pas le lot commun. C’est d’ailleurs pourquoi le nombre des premiers romans publiés en août septembre diminue, et que les « noms » sont édités, parfois en grand nombre.

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L’école des loisirs au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil

Salon du livre de jeunesse 2013Du mercredi 27 novembre au lundi 2 décembre 2013, découvrez les nouveautés des collections

Albums,
Loulou et Cie,
Lutin poche,
Archimède,
Pastel,
Mille bulles,
Mouche,
Neuf,
Médium,
Théâtre,
Classiques et Classiques abrégés,

et rencontrez les auteurs de l’école des loisirs sur le stand H2 du Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil.

Au programme des dédicaces :

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« Sonnenschein », de Daša Drndić : dans la spirale de l’Histoire

Sonnenschein-Dasa-DrndicHaya Tedeschi est une vieille femme. Elle attend.

À ses pieds, une immense corbeille rouge remplie de photos, de coupures de presse, de documents divers. Son attente, au début du roman, est « notre attente ».

Et, au fil des cinq cents pages de Sonnenschein, « roman documentaire » qu’on lit sans s’arrêter, notre impatience grandit.

Qu’est devenu Antonio Tedeschi, ce fils qu’elle a eu de Kurt Franz en 1944 ? Lire la suite

Romans, récits de voyage, fables et bande dessinée au sommaire de « l’École des lettres »

couv.1_4Le numéro 5 (2012-2013) de l’École des lettres propose un panorama de lectures pour le collège :

• Un roman contemporain : Lampedusa, de Maryline Desbiolles.

• Une bande dessinée jeunesse inspirée d’Ésope : À ton avis ? La cigale ou la fourmi, de Toni & Slade Morrison et Pascal Lemaître,

• Une fable du XVIIIe siècle : « Le Grillon », de Florian.

• Un récit de voyage : Samuel de Champlain.

• Un roman visionnaire : Les Travailleurs de la mer, de Victor Hugo.

• Une rencontre avec Marie-Aude Murail et Philippe Dumas autour des éditions illustrées  de Miss Charity, de Marie-Aude Murail, et des Grandes espérances, de Charles Dickens.

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« Bête de cirque », de Tiphaine Samoyault

tiphaine-samoyault-bete-de-cirqueEnfant, la narratrice s’est distinguée. Et elle a connu la honte, une double honte : celle de se trouver au centre des regards, comme un animal savant. Elle venait  de remporter un caddie rempli de nourriture dans un supermarché. Cet épisode est l’un de ceux que rapporte Tiphaine Samoyault dans Bête de cirque, récit autobiographique.

Encore que le terme « autobiographique » enferme. Ce que raconte l’écrivain est une expérience de la honte que l’on partage, quand bien même on ne serait pas une femme de sa génération...

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« Rome sans pape », de Guido Morselli (1966)

Il n’y a plus de pape à Rome.guido-morcelli-rome-sans-ape C’est l’information du mois, mais c’est aussi le titre d’un roman, Roma senza papa. Cronache romane di fine secolo ventesimo, écrit en 1966 par Guido Morselli (1912-1973), publié après la mort de l’auteur en 1974.

Traduit en français en 1979, ce roman sera présenté comme « d’anticipation » par son éditeur parisien.

Ne courons cependant pas trop vite au parallèle ; dans ce livre le pape, Jean XXIV, que l’auteur imagine irlandais (et deuxième pape non italien) n’est que retiré. Il vit désormais à Zagallo, obscure bourgade sise à trente kilomètres au sud de Rome, dans un complexe de bâtiments à la limite du motel (crépi rose et blanc) et reçoit en audience debout, sans tiare et sans apparat, parfois sur des chaises de jardin ; voilà pourquoi Rome est sans pape (ce qui est déjà beaucoup pour un écrivain italien).…. Lire la suite