Théâtre et générations

Hommage à Molière à la Comédie-Française © Cosimo Mirco Magliocca, 2014

Hommage à Molière à la Comédie-Française © Cosimo Mirco Magliocca, 2014

Conflits de générations en jeu dans les pièces,
grandes querelles esthétiques,
génération d’acteurs

Dans le cadre des rencontres organisées par la Comédie-Française au théâtre du Vieux-Colombier, à Paris, autour du thème Grandir pour ne pas vieillir, un nouveau débat abordera le vendredi 28 mars 2014 la notion de génération en histoire, en sociologie et en philosophie, et sous le regard du praticien.

Les rapports de générations dans les textes, la mise en scène comme interprétation générationnelle du répertoire et le théâtre comme art de la transmission seront ainsi interrogés au cours d’un débat animé par Agathe Sanjuan, conservatrice-archiviste de la Comédie-Française, avec Muriel Mayette-Holtz, administratrice générale de la Comédie-Française, Flore Garcin-Marrou docteure en littérature, spécialiste des liens entre théâtre et philosophie, et Martial Poirson professeur à l’université de Grenoble, spécialiste d’histoire et d’esthétique théâtrale.

L’École des lettres rendra compte de cette rencontre sur ce site.

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Théâtre et jeunesse – Grandir pour ne pas vieillir

RachelLa Comédie-Française a choisi comme fil rouge de la saison 2013-2014 une série de débats sur le thème « Grandir pour ne pas vieillir ».

Le vendredi 28 novembre 2013, au Théâtre du Vieux-Colombier, ce cycle de conférences portait sur la thématique Théâtre et jeunesse :

Comment garder son âme d’enfant au cœur de sa pratique d’acteur ? Comment un art de l’instant, du moment présent, de la contemporanéité, est-il également confronté à la réactivation d’un répertoire ancien, qu’une nouvelle mise en scène va faire ressurgir sous un angle neuf  ? Réincarnations et réinterprétations confèrent-t-elles un caractère de jeunesse à cet art si vieux ?  Ne peut-on pas dire que le théâtre forme la jeunesse ? 

L’École des lettres a demandé à Martial Poirson, professeur des universités en histoire et esthétique théâtrale, qui participait au débat animé par Agathe Sanjuan, conservatrice de la Bibliothèque-Musée de la Comédie-Française, avec Muriel Mayette-Holtz, administratrice générale, metteuse en scène et comédienne, et Vanasay Khamphommala, comédien, traducteur et metteur en scène, de rendre compte de la réflexion qui s’est organisée autour de trois thématiques : la jeunesse du répertoire, celle du jeu dramatique du comédien et celle de la réception par les publics.

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« Alceste à bicyclette », de Philippe Le Guay

philippe-le-guay-alceste-a-bicycletteQuelques remarques en préambule. Ce film aura peu de chance d’être primé aux Oscars d’Hollywood. Contrairement à The Artist, il est particulièrement généreux en dialogues et son contenu semble réservé à un public français – à la rigueur francophone.

Autre chose : il faut recommander avec insistance à tous les professeurs de lettres d’emmener leurs élèves voir le film. Même si Le Misanthrope n’est pas inscrit à leur programme, ils mesureront l’actualité de la pièce et la vraie nature du travail des comédiens  (y compris dans l’art de respecter les diérèses pour une bonne mesure de l’alexandrin).

Dernière observation préalable : il est possible de faire un film sur tous les sujets et sans recourir à des budgets démesurés. Celui-ci est construit sur une intrigue d’une extrême minceur et n’a pas dû engager des capitaux très importants. Il suffit de réunir quelques bons acteurs (ils sont tous excellents), de bénéficier d’un décor exceptionnel (la très photogénique île de Ré, hissée ici au rang de personnage) et de laisser, devant une caméra inspirée, se dérouler l’histoire. Continuer la lecture