Coups de cœur d’une rentrée littéraire

librairieCette année, dès la mi-août, on aura trouvé les romans qui n’arrivaient sur les tables des libraires qu’au début septembre. On aura même pu lire des articles sur ces livres dans les grands quotidiens.

Des critiques ont désigné les romans à lire, et ceux à éviter : les rumeurs sur de possibles Goncourt vont déjà bon train.

Commençons par rappeler ce que tout le monde sait : une rentrée littéraire est d’abord un enjeu économique.

La littérature contemporaine, sauf pour quelques têtes de gondole, ne dispose pas d’un immense public. Créer un événement comme celui-ci, le pérenniser, permet de mettre sous les projecteurs des œuvres de création (souvent) et quelques produits (hélas). Plus de 600 romans paraissent en moins de deux mois. Beaucoup disparaîtront des tables, certains n’auront droit à aucun article, pas même à une brève dans un quotidien gratuit.

Ces textes éphémères sont des paris, à la fois littéraires et économiques. Il suffit d’une surprise, d’un roman qui rencontre son public, pour qu’une rentrée d’éditeur soit réussie. À tous égards. Ce n’est toutefois pas le lot commun. C’est d’ailleurs pourquoi le nombre des premiers romans publiés en août septembre diminue, et que les « noms » sont édités, parfois en grand nombre.

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