Les formateurs FLE, Alpha, RAN, LCI : une espèce en voie d’ubiquité

Affiche éditée par un centre social

Affiche éditée par un centre social

En France, un enseignant de français langue étrangère est appelé à intervenir dans de multiples cadres: mairies, centres de formation, centres sociaux, écoles de langues, associations, entreprises de sous-traitance qui proposent des cours particuliers ou collectifs.

Il y apprend à enseigner la langue auprès d’un public très divers : signataires du «contrat d’accueil et d’intégration » (analphabètes et migrants scolarisés ou diplômés), Français en situation d’illettrisme, analphabètes francophones, cadres expatriés, remise à niveau de salariés ou de demandeurs d’emploi français (RAN), etc. Diplômé bac + 4 ou + 5, qu’il ait peu ou beaucoup d’expérience, il se voit constamment proposer des contrats très précaires : CDD, CDDU ou statut d’auto-entrepreneur à des taux horaire dérisoires.

Tout enseignant quelque peu aguerri sait distinguer ces publics et en connaît les spécificités pédagogiques ou ne tarde pas à les découvrir. Trop souvent pourtant, pour des questions de logistique et de financement, ces publics se retrouvent dans un même cours avec un unique enseignant qui doit alors jongler avec des niveaux et des attentes tout à fait hétérogènes.

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