Au sommaire de « l’École des lettres », 2, 2015-2016

1_4_couverture_2-2015-2016_couv.1_4L’École des lettres poursuit dans son numéro 2, d’octobre-novembre 2015, l’exploration de la création contem-poraine, et présente des œuvres marquantes accessibles aux élèves – bande dessinée, romans, films – qui permettent, notamment, une réflexion distanciée sur les grands thèmes de société qui font la une des médias.

L’accent est également mis sur la redécouverte d’un classique, Frankenstein, de Mary Shelley, dont une nouvelle adaptation cinématographique sera prochainement dans les salles.

2016 constituera le deuxième temps fort des commémorations de la Première Guerre mondiale : l’École des lettres s’associera dans une prochaine livraison à ces manifestations, qui mobilisent de nombreux établissements, en présentant des analyses d’œuvres qui évoquent cette période.

La langue française évolue, mais quels usages suivre, et comment l’enseigner ? Quatre essais pour faire le point sur le sujet, sans omettre, au-delà de l’école, la question de l’alphabétisation en entreprise et la situation de ces « gens qu’on voit mais qu’on ne regarde pas »…

Comment prendre en charge sa première classe ? De quelle manière concevoir une progression annuelle ? Ces questions sont abordées avec, en toile de fond, une réflexion sur la réforme du collège applicable en 2016 – sur laquelle vos avis sont bien sûr très attendus.

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Les vrais enjeux de la réforme du collège

Effarant ! La mobilisation désormais politique contre la réforme du collège, autour des langues anciennes et des classes bilangues, est selon nous une injure aux véritables enjeux éducatifs en France, une insulte aux sans voix, aux petits, aux classes populaires, aux élèves en difficulté, aux jeunes en voie de déscolarisation, à celles et ceux qui avaient de justes raisons d’espérer dans cette réforme du collège une nécessaire amélioration de leur condition d’accès à la réussite scolaire et qui voient cette même réforme confisquée, détournée, désaxée par le mécontentement des alliés traditionnels des milieux favorisés qui savent pousser leurs enfants vers les filières ou options discriminantes.

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La bienveillance en question

Les candidats au bac, série S, signent depuis cette semaine une pétition contre les dernières épreuves de maths qu’ils jugent trop dures (slogan « Arrêtez le carnage »). Certains médias qui relaient cette information ne manquent pas d’ajouter ce commentaire: pourtant plus de  90 % d’entre eux obtiendront leur bac. Traduisez : les épreuves ne sont pas si difficiles puisqu’ils réussissent en masse.

Loin de suggérer la mauvaise foi ou l’inconséquence des candidats, cette protestation lycéenne révèle au contraire l’honnêteté des élèves aux yeux de qui la maîtrise réelle du programme importe plus que sa notation, la réussite personnelle plus que l’évaluation nationale. Leur réaction intègre semble insensible à cette mystérieuse alchimie qui pourtant, année après année, change la boue des épreuves en or des résultats.

Cette transmutation savante s’opère selon un procédé très simple nommé : bienveillance. C’est trop dur mais la note est douce : bienveillance. C’est pas bon mais ça passe : bienveillance. On n’y arrive pas, mais on s’en sort : bienveillance. Ce que nous dit cette fronde lycéenne c’est que trop de bienveillance tue l’estime de soi.

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Réforme des rythmes scolaires

Réforme des rythmes scolairesMercredi 22 janvier 2014, la Mission commune d’information sur la réforme des rythmes scolaires du Sénat  a auditionné :

 • Sébastien Sihr secrétaire général du Syndicat national unitaire des instituteurs et professeurs, des écoles et PEGC (SNUipp-FSU),  accompagné de Claire Bordachar, secrétaire nationale et membre du comité de suivi des rythmes scolaires et de Paul Devin, secrétaire général du Syndicat national des personnels d’inspection (SNPI-FSU).

• Évelyne Beaumont, Fabrice Bailleul, Florence de Marignan, de la Fédération des maires des villes moyennes (FVM).

• Michel Destot, président de l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF).

Ces auditions sont disponibles sur le site du Sénat.

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Prépas, les mal-aimées ?

La réforme du statut des professeurs de classes préparatoires conduisant à travailler plus pour gagner moins en intégrant les heures sup dans les ORS et en augmentant  la charge de travail est  en train de passer dans l’indifférence générale, voire avec l’approbation tacite d’une partie du corps enseignant et la majorité de l’opinion publique.

L’image de « privilégiés » leur colle à la peau depuis Claude Allègre, et, en temps de crise, toucher à leur situation n’est que justice. Ne sont-ils pas des profs comme les autres? Enseigner au collège ou en classe préparatoire, n’est-ce pas  accomplir le même métier ? Les difficultés ne sont-elles pas présentes partout? La solidarité ne doit-elle pas jouer? Etc.

Abandonnés des centaines de milliers d’enseignants du secondaire et des dizaines de milliers d’enseignants du supérieur, les quelque sept mille professeurs de classes préparatoires ne font pas le poids.

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Pour une série L générale !

Nouvelle réforme du lycée, rien n’y fait : la part de lycéens en série L ne cesse de chuter ! Face à ce constat comment les autorités réagissent-elles ? Toujours de la même façon : en introduisant plus de langues dans les programmes. Au détriment de la littérature, cette année, de l’enseignement général précédemment !

L’effondrement de la série L a précisément commencé lorsqu’on l’a spécialisée dans l’étude des langues et des arts. Rappelons que de 1984 à 1994 il existait une série dont les effectifs ne cessaient de croître, c’était la série A1. On y proposait un véritable enseignement littéraire qu’équilibraient un enseignement de mathématiques conséquent et la possibilité d’un enseignement optionnel de sciences. Lire la suite