Échos du Congo

beaute-congoAu cœur de l’Afrique centrale, deux pays se déploient sur les rives du même fleuve Congo. Deux pays aux destins à la proximité culturelle importante et à la créativité hors pair.

À Paris, une exposition, « Beauté Congo 1926-2015 », qui se prolonge jusqu’au 10 janvier 2016, présente des œuvres d’une sélection d’artistes congolais contemporains. L’occasion de prolonger le parcours visuel par quelques pistes littéraires, puisque les écrivains congolais se sont fait depuis longtemps déjà une place chez les éditeurs parisiens, à l’épicentre de la francophonie littéraire et sur les rives de la Seine. Lire la suite

Un atelier d’écriture poétique à partir de la photographie en classe de seconde

 

Un atelier d’écriture poétique à partir de la photographie en classe de seconde

« M’aimez-vous assez pour placer un cadenas à mon nom sur le pont des Arts ? »

Imager / Imaginer

Quand photographie et écriture se co-fondent

Atelier d’écriture poétique à partir de la photographie en classe de seconde
mené en partenariat avec Charlotte Escamez, artiste intervenante

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Grégoire Korganow, « Prisons – 67 065 », à la Maison européenne de la photographie

Grégoire Korganow, "Prisons"Depuis le 4 février, la Maison européenne de la photographie accueille le travail que Grégoire Korganow, « photographe du réel », a effectué dans des prisons françaises entre 2011 et 2014.

Le réel, ce photographe nous y confronte sans ménagement après qu’il a pu s’y plonger en étant nommé « contrôleur délégué des lieux de privation de liberté ». Durant ces trois années, Grégoire Korganow a disposé d’un accès sans aucune limite, de jour comme de nuit, à tous les espaces de l’univers carcéral.

À travers ce regard ubiquitaire, nous pénétrons les détails d’un monde qui a son organisation propre, le quotidien des prisonniers, leurs lieux de vie.

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Cinéma et littérature : « Briser la ligne du temps ». Entretien avec Éric Vuillard

Éric Vuillard, "Tristesse de la terre"Éric Vuillard vient de publier Tristesse de la terreUne histoire de Buffalo Bill Cody. Ce récit s’éloigne des lieux que la littérature française a l’habitude d’emprunter en se tournant vers l’Amérique, celle des Indiens, du spectacle, celle qui réécrit sa légende et qui s’efforce de la rendre matérielle.

Il s’approprie par la littérature et par l’utilisation de la photographie ce qui était venu jusqu’à nous le plus souvent par les moyens du cinéma. Son film, Mateo Falcone, vient d’être distribué. Bien qu’il puisse se présenter comme une adaptation, il s’agit avant tout d’une expérience singulière de spectateur, où se retrouvent la violence et la contemplation.

Le western est présent ici, comme une façon de s’approcher au plus près de ce récit aux allures de mythe, et d’un regard d’enfant.

Ces questions d’image, d’enfance et de création sont au cœur de cet entretien.

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Libération de Paris, la mémoire longue

Paris libéré, Musée CarnavaletLe 25 août 1944, après une semaine de combats, la population parisienne, soutenue par les troupes du général Leclerc, met fin à quatre ans d’occupation allemande dans la capitale.

Quelques mois plus tard, le 11 novembre 1944, le Musée Carnavalet présente « La Libération de Paris ». Ce panégyrique à la gloire des libérateurs, élaboré à chaud, tel un reportage, avec de nombreuses photos prises sur le vif, comporte quelques zones d’ombres.

Avec « Paris libéré, Paris photographié, Paris exposé », le même musée Carnavalet, à soixante-dix ans de distance, revisite cette première exposition et s’interroge sur la manière dont on écrit l’histoire.

Le 14 juin 1940 la Wehrmacht entre dans Paris. Quatre ans après, le 25 août 1944, le général Dietrich von Choltitz, gouverneur militaire allemand du Grand Paris, signe l’acte de reddition de l’armée d’occupation à la Préfecture de police. Ce jour-là le général de Gaulle prononce l’un de ses plus célèbres discours :

« Nous sommes ici chez nous dans Paris levé, debout pour se libérer et qui a su le faire de ses mains. Non, nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée. Il y a là des minutes, nous le sentons tous, qui dépassent chacune de nos pauvres vies. Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle.»

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14-18. Écrire la guerre

L'École des lettres, "14-18. Écrire la guerre"La Première Guerre mondiale est au programme de l’École des lettres.

Labellisé par la Mission du Centenaire, ce numéro propose plusieurs angles d’approche pour explorer un immense champ de lecture, des romans et récits écrits au cœur même du conflit à ceux qui, de nos jours, interrogent encore le cataclysme.

Ce dossier prolonge une série d’études de l’École des lettres sur la littérature et la guerre rassemblées ici.

Il sera régulièrement augmenté de contributions liées aux recherches suscitées par la commémoration du conflit.

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« Oradour-s. D’un village à l’autre », photographies de Charles Borrett

"Oradour-s. D'un village à l'autre", photographies de Charles BorrettLe photographe Charles Borrett s’est immergé à Oradour-sur-Glane pour y réaliser des sténopés. Ce mot désigne à la fois un appareil et un procédé photographique qualifié de pauvre : une boîte percée d’un trou et une pellicule suffisent pour réaliser des images atmosphériques et mystérieuses qui révèlent souvent bien plus que ce qu’imagine l’opérateur une fois qu’il a déclenché.

« Le très grand angle fait qu’on ne sait pas exactement ce qu’on va voir », explique Charles Borrett. Comme si un sens caché apparaissait au tirage.

Cela tient à la technique même de ce moyen abordable par tous. Le temps de pause, parfois long, ne donne pas la possibilité de figer la vie, mais de rendre leur âme aux objets inanimés.

Cette photographie lente, à l’opposé du mitraillage offert par le numérique, est parfaitement en adéquation avec le but poursuivi par Charles Borrett.

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Photographie : l’homme à droite est-il Arthur Rimbaud ?

Rimbaud à AdenBrice Poreau, chercheur-enseignant associé au Laboratoire d’anthropologie anatomique et de paléopathologie de l’univer-sité Claude-Bernard-Lyon 1, a formellement identifié Arthur Rimbaud dans une photographie redécouverte en 2000.

La biométrique de similarité, initialement développée dans le domaine judiciaire par le Laboratoire d’anthropologie est également appliquée à la comparaison de visages dans le domaine de l’art (peintures, sculptures). L’objectif est de pouvoir « identifier » un personnage, voire de le comparer à un autre en déterminant le pourcentage de ressemblance (similarité) existant entre les deux.

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