Programme de français et de philosophie des classes préparatoires scientifiques en 2015-2016

Henri Barbusse

Henri Barbusse

En 2015-2016, l’enseignement de français et de philosophie dans les classes préparatoires scientifiques durant l’année scolaire 2015-2016 s’appuiera notamment sur les thèmes suivants, étudiés à travers les œuvres littéraires et philosophiques précisées ci-après.

Thème 1 : « La guerre ».

Thème 2 : « Le monde des passions ».

Lire la suite

Denis Kambouchner, « Descartes n’a pas dit », ou comment lire Descartes en cartésien…

Denis Kambouchner, "Descartes n'a pas dit. Un répertoire des fausses idées sur l'auteur du "Discours de la méthode", avec les éléments utiles et une esquisse d'apologie"Être cartésien… Apanage des ingénieurs et des anticléricaux, des amoureux de l’ordre et des angles bien tracés… « Je suis cartésien ! », prétendent tous ceux qui n’entendent pas abandonner leur clairvoyance aux mains des séduisantes croyances et du marasme des passions.

Mais Descartes était-il lui-même cartésien en ce sens ? Retrouve-t-on dans ses textes l’hégémonie d’une raison imperméable aux sensations et aux émotions, indifférente aux réalités surnaturelles qui dépassent sa compréhension ?

C’est étrange mais, lorsque nous le lisons pour de bon, c’est plutôt l’inverse que nous rencontrons : philosophie du corps et de l’expérience, philosophie de la croyance, philosophie des passions ; la philosophie de Descartes, c’est aussi tout cela, bien loin de l’idée que nous nous en faisons. Autant dire que la doctrine de celui qui a un jour écrit « je pense donc je suis » est recouverte de nombreux lieux communs auxquels il fallait qu’un authentique cartésien s’occupât de tordre le cou.

Voilà alors ce que fait Denis Kambouchner dans son élégant Descartes n’a pas dit qui vient de paraître aux Belles Llettres.

Lire la suite

Prépas : pourquoi ça marche. – Et pourquoi ne pas oser la culture générale dès le lycée ?

Année après année les prépas, scientifiques, économiques ou littéraires attirent toujours plus d’élèves issus du secondaire.

En 2014, ils étaient près de 41 000 contre à peine 40 000 en 2009, l’augmentation étant constante depuis quatre ans.

Ces chiffres sont d’autant plus remarquables que les freins à ce développement sont puissants et variés :

– ce sont d’abord les grandes écoles elles mêmes qui sèment le doute sur le bien-fondé de ce recrutement sélectif en ouvrant leurs portes à d’autres profils d’étudiants issus d’admissions post-bac ou d’admission parallèles ;

– ce sont aussi les campagnes médias qui alimentent régulièrement les poncifs sur l’« enfer » des prépas et sur leur élitisme anti-démocratique ;

– ce sont enfin les projets et rumeurs en provenance du ministère qui perturbent la sérénité des professeurs et à un degré moindre celle des préparationnaires.

Lire la suite

50 ans de littérature pour la jeunesse. Raconter hier pour préparer demain, un colloque organisé par le CRILJ

CRILJ - Centre de recherche et d'information sur la littérature pour la jeunesse - Colloque 2015 : 50 ans de littérature pour la jeunesse. Raconter hier pour préparer demainEn 2015, le Centre de recherche et d’information sur la littérature pour la jeunesse (CRILJ) aura cinquante ans. Depuis sa naissance le monde a bien changé mais sans doute encore plus la littérature pour la jeunesse et ceux qui la créent ou l’accompagnent.

À cette occasion deux questions au moins se posent : celle des valeurs et définitions de l’enfance, celle du militantisme en faveur de la culture et de l’éducation populaire. Questions générales que ce colloque traitera au travers de diverses approches touchant à l’édition, à divers genres comme la poésie et le théâtre, les prix, le statut des créateurs, la reconnaissance par l’Éducation nationale, le rôle des médiateurs et l’irruption de l’université dans un domaine qu’elle ignorait le plus souvent.

Avec comme fil conducteur une interrogation sur les effets générationnels. Un tel anniversaire nous invite donc à une distanciation qui n’avait guère cours il y a un demi-siècle, mais ce colloque n’aurait pas de sens s’il ne se voulait aussi une relance pour un idéal qui a conservé toute son actualité.

Lire la suite

« Fanatisme », article du « Dictionnaire philosophique portatif » de Voltaire, 1764

Voltaire, "Dictionnaire philosophique portatif"« Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère. Celui qui a des extases, des visions, qui prend ses songes pour des réalités, et ses imaginations pour des prophéties, est un fanatique novice qui donne de grandes espérances ; il pourra bientôt tuer pour l’amour de Dieu.

Barthélemy Diaz fut un fanatique profès. Il avait à Nuremberg un frère, Jean Diaz, qui n’était encore qu’enthousiaste luthérien, vivement convaincu que le pape est l’Antéchrist, ayant le signe de la bête. Barthélemy, encore plus vivement persuadé que le pape est Dieu en terre, part de Rome pour aller convertir ou tuer son frère : il l’assassine ; voilà du parfait : et nous avons ailleurs rendu justice à ce Diaz.

Lire la suite

26 septembre 2014, table ronde : L’influence de Guy Debord et de « La Société du spectacle » en Europe et dans le monde anglo-saxon

Andrew Hussey, "Guy Debord. "La Société du spectacle" et son héritage punk", éditions Globe, 2014À l’occasion de la publication de Guy Debord. « La Société du spectacle » et son héritage punk, d’Andrew Hussey, préfacé par Will Self, les éditions Globe (groupe l’école des loisirs) et l’École des lettres vous convient le vendredi 26 septembre 2014, de 14h 30 à 16h 30, à une table ronde avec :

ANDREW HUSSEY : directeur de l’École des hautes études avancées de l’université de Londres à Paris, il est également journaliste, et collabore au Guardian et à la revue littéraire Granta ;

WILL SELF : auteur de nombreux romans et essais, il enseigne l’histoire des idées contemporaines à l’université de Brunel, et notamment la « psychogéographie » de Guy Debord ;

JEAN-MARIE DURAND : rédacteur en chef des pages « Idées » aux Inrockuptibles.

 

Lire la suite

Camus dans les « Cahiers de l’Herne »

"Cahier de l'Herne" Albert CamusLe centenaire de la naissance de Camus a été célébré le 7 novembre dernier, mais le temps ne nous est pas compté pour continuer à (re)découvrir l’homme et l’œuvre. Ce que nous aide à faire superbement cette livraison des Cahiers de  l’Herne consacrée à l’auteur de la Chute.

L’ouvrage est, comme toujours, copieux (près de 400 pages grand format), comme toujours un peu disparate, d’un contenu pas forcément inédit (bien que la plupart des reprises soient les bienvenues), mais, tel quel, il s’avère d’une lecture passionnante et devrait vite prendre une place importante dans la bibliographie relative à Camus qui augmente chaque année, nous précise-t-on, d’une vingtaine de livres et d’environ soixante et quinze articles.

Lire la suite

« Le Dernier des injustes », de Claude Lanzmann

"Le Dernier des injustes", de Claude LanzmannLe film de Claude Lanzmann Le Dernier des injustes concerne Benjamin Murmelstein – ainsi surnommé par lui-même d’après le titre du roman d’André Schwarz-Bart, publié en juillet 1959 aux éditions du Seuil et Prix Goncourt –, placé par les nazis à la tête du conseil juif du camp de Theresienstadt pour exécuter leur plan d’extermination.

Le cinéaste l’avait longuement interviewé à Rome, en 1975, au début du tournage de Shoah, mais n’avait pas utilisé les rushes, qui avaient été confiés aux archives du Musée de l’Holocauste à Washington.

Quarante ans après le tournage initial de Shoah (1975) et trente ans après sa sortie (1985), après avoir montré l’évasion de Yehuda Lerner dans Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures (2001), après être revenu sur l’indifférence des Alliés, et en particulier de Roosevelt, dans Le Rapport Karski (2010), Lanzmann affronte, dans le Dernier des Injustes, la question si controversée de la collaboration. Et ce nouvel épisode revêt une importance toute particulière d’abord par sa remise en question historique, puis par le travail de mise en forme réalisé sur les documents existants.

Lire la suite