Mais où sont les profs ?

Progression des recrutements dans le second degréIl y a de quoi être amer.

Les postes aux concours sont toujours plus nombreux, la préparation s’est renforcée et structurée avec les ÉSPÉ, les épreuves ont été révisées et diversifiées, et pourtant le recrutement patine, les candidats manquent à l’appel, les rectorats sont en difficulté : de façon insensible mais régulière le métier d’enseignant glisse dangereusement vers le club maudits des métiers que les Français ne veulent plus exercer.

Il y a de quoi être songeur. On ne peut aimer la jeunesse sans aimer les enseignants, on ne peut se soucier des élèves sans se soucier des professeurs, on ne peut prendre acte des transformations des publics scolaires sans noter les transformations des profils d’enseignants.

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