Le temps des paradoxes

Je suis CharlieL’unanimisme est toujours quelque part dangereux. Ionesco nous l’a montré. Montaigne nous l’avait appris.

La bonne conscience, la bien-pensance, les certitudes qui animent le monde enseignant soudain poussé en première ligne d’un combat autoproclamé contre la barbarie doit avancer ses principes et ses idéaux avec tact et finesse, non avec la brutale maladresse du professeur de Mulhouse justement suspendu récemment (voir Le Monde du 15 janvier). Faute de quoi chacun pourra méditer cette maxime de La Rochefoucauld : « La vérité ne fait pas tant de bien dans le monde que ses apparences y font de mal. »

Après le CRS embrassé dimanche par un participant débordant de reconnaissance, voici l’École a son tour embrassée, applaudie, reconnue dans son rôle éducatif. Haie d’honneur pour ce rempart contre l’horreur et le fanatisme. L’École, comme les CRS. Détestée hier, saluée aujourd’hui.

Et les annonces de se précipiter : renforcement des mesures de sécurité d’un côté, renforcement des programmes et des opérations civiques de l’autre…

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