Patrice Chéreau, un musée imaginaire

Patrice Chéreau, un musée imaginaireLa Collection Lambert à Avignon a réouvert ses portes et présente jusqu’au 11 octobre 2015 une exposition en hommage à Patrice Chéreau.

Les salles d’exposition font entrer en résonance des œuvres contemporaines et anciennes avec les créations de Chéreau pour le théâtre, l’opéra et le cinéma, elles-mêmes si souvent inspirées par les visages et les corps peints par Géricault, Titien ou Courbet.

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« Le Crocodile trompeur », d’après « Didon et Énée », de Purcell

"Le Crocodile trompeur", Théâtre des Bouffes du Nord. © Victor TonelliSi la dernière représentation du Crocodile trompeur, d’après l’opéra Didon et Énée, de Purcell, a été donnée à la MC2 de Grenoble cette semaine, et si les crocodiles au bord de l’Isère ont disparu, signalons la reprise de la pièce à la fin du mois aux Bouffes du Nord, à Paris.

Du théâtre furieusement musical où l’on entend bien la partition originelle, à la lettre dans le majestueux finale, parfois aussi avec une touche façon Carla Bley ou Steve Reich dans les arrangements pour octuor de Florent Hubert.

Un théâtre plein d’invention interprété par douze comédiens également chanteurs et musiciens qui délivrent un spectacle aussi excessif, drôle et émouvant que peuvent l’être ceux de ces autres contemporains experts en décalage que sont Yolente de Keersmaeker, Vincent Macaigne, Jan Lauwers, Jean-François Sivadier ou… Peter Brook. Avec un taux de fantaisie déjantée chez cette Didon aliénée qui rappelle quand même plutôt les premiers cités.

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« Aïda », de Verdi, à l’Opéra Bastille

"Aïda", de Verdi, mise en scène d'Olivier Py à l'Opéra-Bastille

« Aïda », de Verdi, mise en scène d’Olivier Py
à l’Opéra-Bastille © Opéra national de Paris, Élisa Haberer

L’événement musical de la saison 2013-2014 est la nouvelle production d’Aïda à l’Opéra Bastille, dont la première a coïncidé avec le bicentenaire de la naissance de Verdi le 10 octobre 1813.

Absente depuis quarante-cinq ans de l’Opéra de Paris, où sa dernière mise en scène, celle de Pierre Chéreau – reprise jusqu’en 1968 avec dans le rôle-titre la grande Leontyne Price –, datait de 1939, cette œuvre célébrissime a cependant été à l’affiche au Palais Omnisports de Bercy ou au Stade de France, transformée en superproduction hollywoodienne.

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« La Gioconda », d’Amilcare Ponchielli, d’après «Angelo, tyran de Padoue», de Victor Hugo

la-giocondaUn compositeur italien peu représenté fait son entrée au répertoire de l’Opéra de Paris, Amilcare Ponchielli, né près de Crémone en 1834, professeur de Puccini. De la dizaine d’opéras qu’on lui doit, seul La Gioconda est encore joué. Sans doute à cause de sa place mal définie entre la fin du règne de Verdi et les débuts du vérisme.

L’adaptation littéraire est sa spécialité. Son premier opéra, I promessi sposi, d’après le célèbre roman de Manzoni, connaît en 1856 un succès sans lendemain, puis plaît davantage dans sa version révisée en 1872.

Passionné par Victor Hugo, Ponchielli accepte la commande de La Gioconda, présentée pour la première fois en 1876, cinq ans après Aïda, puis celle de Marion Delorme, sa dernière œuvre, créée en 1885 à la Scala de Milan. Lire la suite

« Hänsel et Gretel », de Engelbert Humperdinck, à l’Opéra Garnier

Hansel-et-GretelL’Opéra de Paris accueille à son répertoire Hänsel et Gretel de Engelbert Humperdinck dans une mise en scène de Mariame Clément, des décors de Julia Hansen, une direction musicale de Claus Peter Flor et une chorégraphie de Mathieu Guilhaumon, tous pour la première fois à Paris, afin de célébrer le bicentenaire de la parution, le 20 décembre 1812, des Contes de l’enfance et du foyer des frères Jacob et Wilhelm Grimm.

Inscrits depuis 2005 au patrimoine de l’UNESCO, ils ont été salués par l’ONU comme « le plus connu et le plus distribué des livres en Allemagne ».

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« Carmen » à l’Opéra Bastille

Affiche de Carmen à l'Opéra Bastille

Affiche de Carmen à l’Opéra Bastille

Mérimée, Meilhac et Halévy, Georges Bizet, autant de couches d’écriture et d’images de Carmen qui se superposent. Quand un metteur en scène ajoute à ces images sa vision personnelle de l’opéra, il peut littéralement métamorphoser le personnage titre. C’est ce que fait Yves Beaunesne. Après la mise en scène flamboyante d’Alfredo Arias dans des décors de Roberto Platé, en 1997, reprise en 1998, 1999, 2000 et 2002, il imagine une Carmen moderne, influencée par le cinéma et l’Espagne de la Movida.

Carmen n’est plus la farouche et voluptueuse gitane de Mérimée, aux cheveux à reflets bleus comme l’aile d’un corbeau. Sa chevelure platine et sa petite robe en lamé noir lui donnent des airs de Marlène Dietrich ou de Pénélope Cruz, teinte en blonde dans Les Étreintes brisées de Pedro Almodovar. Parti pris intéressant a priori.

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« La Fille du régiment », de Donizetti, à l’Opéra Bastille

Une carte d’état-major géante occupe la scène. Deux personnages grotesques y sont visiblement perdus, la marquise de Brekenfield et son compagnon, qu’elle rudoie à souhait.

Un vieux soldat rassure ces nobles tyroliens qui craignent l’arrivée des Français.

Puis paraît une jeune fille attifée en soldat. C’est Marie, le garçon manqué, élevée depuis sa naissance dans le 21e régiment de grenadiers où elle occupe consciencieusement la fonction de vivandière au milieu de ses « pères » qui la protègent et l’adorent.

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« Faust », du mythe à l’opéra de Gounod

Le Faust de Gounod, nouvelle production de l’Opéra Bastille, mise en scène par Jean-Louis Martinoty, avec Alain Altinoglu à la direction d’orchestre et, dans les rôles principaux, Roberto Alagna (le jeune Faust), Paul Gay (Méphistophélès) et Inva Mula (Marguerite), a une longue histoire, celle du mythe d’abord, celle de ses différentes adaptations littéraires et musicales, et enfin la longue gestation de l’œuvre de Gounod et sa lecture de Goethe. Lire la suite