Au sommaire de « l’École des lettres », 2, 2015-2016

1_4_couverture_2-2015-2016_couv.1_4L’École des lettres poursuit dans son numéro 2, d’octobre-novembre 2015, l’exploration de la création contem-poraine, et présente des œuvres marquantes accessibles aux élèves – bande dessinée, romans, films – qui permettent, notamment, une réflexion distanciée sur les grands thèmes de société qui font la une des médias.

L’accent est également mis sur la redécouverte d’un classique, Frankenstein, de Mary Shelley, dont une nouvelle adaptation cinématographique sera prochainement dans les salles.

2016 constituera le deuxième temps fort des commémorations de la Première Guerre mondiale : l’École des lettres s’associera dans une prochaine livraison à ces manifestations, qui mobilisent de nombreux établissements, en présentant des analyses d’œuvres qui évoquent cette période.

La langue française évolue, mais quels usages suivre, et comment l’enseigner ? Quatre essais pour faire le point sur le sujet, sans omettre, au-delà de l’école, la question de l’alphabétisation en entreprise et la situation de ces « gens qu’on voit mais qu’on ne regarde pas »…

Comment prendre en charge sa première classe ? De quelle manière concevoir une progression annuelle ? Ces questions sont abordées avec, en toile de fond, une réflexion sur la réforme du collège applicable en 2016 – sur laquelle vos avis sont bien sûr très attendus.

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Concours « Nouvelles avancées », Concours des dix mots, Concours de l’Imagier des dix mots

La date limite d’inscription au concours « Nouvelles avancées », qui réconcilie culture littéraire et culture scientifique, est fixée au 24 janvier.

Celle du Concours des dix mots « Dis-moi dix mots que tu accueilles », au 31 janvier 2015.

Il est encore temps de mobiliser vos classes pour ces deux concours soutenus par la Direction générale de l’enseignement scolaire et de nombreux partenaires.

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Écrire une nouvelle (III). Comment trouver une chute ?

Poisson chimère, par Julie Lannes

Une nouvelle est un texte court. Le pari de l’auteur : en quelques pages, créer un monde, avec sa logique interne et sa nécessité. D’où l’importance extrême du dénouement, qui prend ici le nom de « chute ».

Qu’est-ce qu’un « dénouement » ? Une fin qui « dénoue » les nœuds tissés par l’auteur. Or, pas de nœud, ni donc de dénouement, sans un certain nombre de fils, d’une longueur suffisante pour permettre d’abord de les entremêler, puis de les démêler. Feuilleton, saga, roman… Le dénouement vient clore des histoires longues, touffues, dans lesquelles s’entrecroisent des destins.

Rien de tel dans une nouvelle, dont la fin vous « tombe » dessus. On ne s’attend pas à une « chute » : elle surprend, par définition. Mais, passée la surprise, l’évidence s’impose : la « gravité » du texte rendait cette chute inéluctable. Et l’on tire son chapeau à l’auteur d’avoir si bien su nous étonner en poussant simplement à son terme la logique de son histoire.

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Écrire une nouvelle (II). Comment n’être ni trop court ni trop long ?

Poisson chimère, par Julie Lannes

Poisson chimère, par Julie Lannes

Une nouvelle de 12 000 signes maximum, soit environ six pages…

C’est peu, diront certains. Comment faire tenir dans un tel format une vraie histoire, avec des personnages vivants, un cadre bien campé, un suspense et une chute ?

D’autres, au contraire, auront peur de faire trop court. « Comment vais-je remplir ? » se demandent-ils sans trop oser l’avouer.

Pour vous simplifier la tâche, si vous souhaitez faire participer vos classes de collège et de lycée au concours Nouvelles avancées qui réconcilie les sciences et les lettres, et dont la thématique pour l’année 2013-2014 est Mélange des genres : panique chez les taxons, voici quelques solutions pratiques :

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Écrire une nouvelle (I). Par où commencer ?

Poisson chimère, par Julie Lannes

Poisson chimère, par Julie Lannes

Pour faire cesser l’angoisse de la page blanche, la meilleure solution est encore d’écrire les premiers mots… Mais l’enjeu n’est pas mince : un début un peu mou, un tantinet confus, et vous perdrez votre lecteur, d’emblée mal disposé.

En écriture, il n’existe pas de recette miracle. Toutefois, quelques réflexions de bon sens permettent d’éviter bien des erreurs. Comment gagner l’attention de votre lecteur, comment susciter en lui, dès les premières phrases, l’envie de continuer ? En lui donnant l’illusion de la réalité ; en piquant sa curiosité. Mentir-vrai et captatio benevolentiae

Les dix lauréats de la précédente édition du concours Nouvelles avancées se sont posé les mêmes questions que vous. Ils les ont résolues chacun à sa façon. Leurs histoires ne se ressemblent pas, et leurs incipit encore moins, vous pourrez le constater. Pourtant, ces dix auteurs ont en commun d’avoir su happer leur lecteur dès les premières lignes.  En jouant – délibérément ou pas – sur des procédés aisés à identifier.

Voici les débuts de ces dix histoires. Pourquoi, comment captivent-ils le lecteur ? Vous trouverez quelques ébauches de réponses à la fin de cette fiche.

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