« Pour un développement complet de l’enfant et de l’adolescent », rapport de François de Singly et Vanessa Wisnia-Weill

« Pour un développement complet de l’enfant et de l’adolescent », rapport de François de Singly et Vanessa Wisnia-WeillFrançois Hollande, lors de sa venue le 30 septembre 2015 au musée des Arts décoratifs, à Paris, dans le cadre de l’inauguration de l’exposition consacrant les 50 ans de l’école des loisirs, a rendu hommage au travail de la commission pour la stratégie nationale Enfance et adolescence présidée par François de Singly.

Commandé par l’ancien premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le rapport loué par le chef de l’État s’articule autour d’un principe fort, à savoir que l’aide au développement de l’enfant jusqu’à l’adolescence se doit d’être foncièrement collaborative.

Trois grands champs permettent de structurer les enjeux du propos :

 Former un individu relié, « connecté » à autrui.

 Développer les capacités et talents variés pour se réaliser et s’intégrer dans la société.

 Renforcer la protection et accompagner l’autonomisation, et développer l’égalité d’accès aux ressources (de santé, de loisirs, d’éducation de logement).

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La première évaluation des écrits de collégiens

Comme chacune des fiches conseil que nous proposons dans le cadre du site de l’École des lettres, celle-ci n’a pas d’autre volonté que de permettre d’aborder concrètement le problème posé sans prétendre pour autant le résoudre complètement.

L’idée est simplement d’amorcer la réflexion, non d’une façon théorique, mais en posant un point d’appui favorable à une plus juste évaluation initiale des copies d’élèves et tout particulièrement de ceux de collège.

Ajoutons que ces propos s’adressent spécifiquement aux néo-professeurs de lettres, assumant, de fait, des éléments concrets et pratiques, que quelques vieux « brisquards » du métier pourront légitimement trouver trop évidentes.

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La bienveillance en question

Les candidats au bac, série S, signent depuis cette semaine une pétition contre les dernières épreuves de maths qu’ils jugent trop dures (slogan « Arrêtez le carnage »). Certains médias qui relaient cette information ne manquent pas d’ajouter ce commentaire: pourtant plus de  90 % d’entre eux obtiendront leur bac. Traduisez : les épreuves ne sont pas si difficiles puisqu’ils réussissent en masse.

Loin de suggérer la mauvaise foi ou l’inconséquence des candidats, cette protestation lycéenne révèle au contraire l’honnêteté des élèves aux yeux de qui la maîtrise réelle du programme importe plus que sa notation, la réussite personnelle plus que l’évaluation nationale. Leur réaction intègre semble insensible à cette mystérieuse alchimie qui pourtant, année après année, change la boue des épreuves en or des résultats.

Cette transmutation savante s’opère selon un procédé très simple nommé : bienveillance. C’est trop dur mais la note est douce : bienveillance. C’est pas bon mais ça passe : bienveillance. On n’y arrive pas, mais on s’en sort : bienveillance. Ce que nous dit cette fronde lycéenne c’est que trop de bienveillance tue l’estime de soi.

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« Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?… » Sur la réforme de l’évaluation des enseignants

En avril 2013, l’Inspection générale de l’Éducation nationale, répondant à une commande du ministère, remettait un rapport sur l’évaluation des enseignants, entendue comme l’appréciation de la valeur professionnelle.

Ce rapport se terminait par un paragraphe intitulé  « Améliorer l’existant sans attendre », comportant cette phrase insistante : « L’insatisfaction procurée par le système actuel d’évaluation des enseignants mérite que l’on remédie rapidement à ses principaux dysfonctionnements. »

Sept mois après, on attend toujours les premiers signes d’une amorce de réforme.

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« Nota bene. » De l’usage de la note

Nota bene. Au prix d’un détournement lexical, l’expression peut donner une coloration latine à l’injonction banale « Note bien », et introduire une réflexion sur la notation.

Le sujet est d’actualité puisque, parmi les causes avancées du mauvais fonctionnement de l’école française, il en est une qui revient régulièrement : l’usage précoce, immodéré et intempestif de la note, chiffrée de préférence.

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