L’envers de la crise de recrutement

La rentrée a ramené son invariable lamento sur la crise du recrutement, le manque de profs, les postes non pourvus, la crise des vocations.

Un peu de rigueur ne fait parfois pas de mal et cette crise, à y regarder de près, est moins une crise de recrutement au sens quantitatif (le nombre de candidats) qu’une crise de qualification, au sens de niveau (la qualité des candidats).

C’est tout à l’honneur de l’institution, du ministère et des présidents de jury, de maintenir une barre d’admission décente au risque de ne pas pourvoir tous les postes, qui trouveraient preneurs si l’on était moins regardant sur le niveau.

C’est tout à l’honneur des concours publics de conserver tout leur sens aux notes, mêmes basses, au risque d’indigner les esprits malveillants.

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La France mauvais élève : le regard de l’OCDE sur l’éducation

Une pratique largement répandue, de l’école élémentaire à l’université, consiste à procéder, la semaine de la rentrée, à divers tests pour évaluer le niveau de ses élèves ou étudiants. Façon de comparer les générations, de mesurer l’étendue des besoins, de créer de la motivation et de dessiner une première image – provisoire et relative – de sa classe ou de son amphi.

À sa façon, l’OCDE, en nous livrant ces jours-ci son rapport, Regards sur l’Éducation, a repris, à plus grande échelle, le rituel. Or ce test de rentrée entre 34 pays (en gros, l’effectif d’une classe), se révèle désastreux pour la France appelée à jouer le rôle peu enviable de mauvais élève.  Continuer la lecture