Associations et égalité des chances

afevL’ambitieuse mission que s’assigne l’Éducation nationale – œuvrer pour la réussite scolaire de tous – est une tâche qu’elle a peu de chance de mener à bien par ses seuls moyens institutionnels : communauté éducative, organisation des études, programmes.

Les réformes, quelles qu’elles soient, l’actualité le démontre, ne progressent jamais qu’à petits pas et dans la contestation. Il y a pourtant, dans l’ombre de ce ministère et des débats que suscite chacune de ses initiatives, un formidable tissu d’associations qui, sur l’ensemble du territoire, viennent en aide aux élèves en difficulté, concentrent leurs activités sur le soutien scolaire, social et psychologique, l’aide à l’orientation, l’ouverture culturelle ou professionnelle, mais sont encore des partenaires trop marginalisés de l’Éducation nationale.

C’est bien vers une meilleure coordination des établissements scolaires et de ces associations qu’il faudrait travailler afin de transformer ce soutien en véritable support de l’enseignement.

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De l’autodidacte à l’autodidaxie à l’ère du numérique

De l'autodidacte à l'autodidaxie à l'ère numériqueMême si le « diplôme » reste le sésame de la reconnaissance professionnelle dans le registre des capitaux symboliques, la période contemporaine redessine la figure traditionnelle de l’« autodidacte », dont quelques écrivains (Flaubert, Zola, Sartre) ont nourri la mythographie sociale.

Les connotations négatives semblent s’estomper, le défaut de formation académique ou le lien avec un traumatisme identitaire de désaffiliation (Hélène Bézille-Lesquoy) pourrait bien être remplacé par la mise en valeur d’une disposition indispensable à la réussite de toute formation, en particulier à distance (Brigitte Albero).

L’autodidaxie deviendrait une aptitude positive dans le paysage social contemporain, une réalité autant qu’une nécessité de formation au long cours, cheville ouvrière de l’avenir éducatif (François Taddei).

Que l’on évoque les processus d’« autoformation » facilités par les technologies du numérique, les auto-apprentissages informels en milieu associatif, la « validation des acquis de l’expérience », l’université du temps libre, l’école de la seconde chance, le développement de soi tout au long de la vie, le rôle du stage comme moment de formation par l’expérience, il semble que l’autodidaxie du XXIe siècle, plurielle, protéiforme et disséminée, soit une réalité autant qu’une nécessité de formation.

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