« Spartacus & Cassandra », de Ioanis Nuguet

"Spartacus & Cassandra", de Ioanis NuguetSpartacus et Cassandra sont frère et sœur. Ils sont scolarisés dans une école, vraisemblablement de Seine-Saint-Denis.

Leurs parents viennent de Roumanie, mais eux sont nés en France. Ils sont encore attachés à leurs parents, mais ceux-ci ne peuvent pas s’occuper d’eux : la mère mendie et est irresponsable, le père fait certainement des petits trafics, il est malin, n’est pas coupé d’une communauté Rom qui s’est installée comme elle peut en France.

Il culpabilise sans cesse ses enfants et leur dit qu’il ne peut concevoir vivre sans eux, même s’il ne peut pas s’occuper d’eux matériellement. Ils ont rencontré Camille, une jeune femme qui travaille dans un cirque, qui s’est attachée à eux et s’en occupe au quotidien.

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« Party Girl », de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis

"Party Girl", de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel TheisCe film a réussi à faire parler de lui lors du dernier festival de Cannes, où il a fait l’ouverture de la section Un certain regard.

Ses promesses ont d’ailleurs éveillé les attentes avant même l’ouverture du festival, puisque les trois grandes sections cannoises en-dehors de la compétition officielle se sont battues pour pouvoir le programmer.

Il faut croire que l’excitation était justifiée : Party Girl a remporté la Caméra d’or qui récompense le meilleur premier film. Les journalistes ont beaucoup glosé sur la constitution inédite du groupe de réalisateurs : ils sont trois, sans constituer une fratrie, il y a une femme, son amie et un copain d’enfance ; certains ont fait la Femis, ce qui les place parmi les « espoirs » du cinéma français. L’actrice principale est la propre mère de Samuel Theis. Enfin, ils ne filment pas Paris et sa jeunesse mais surtout une vieille entraîneuse mosellane, chez elle, à Forbach.

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« Philomena », de Stephen Frears

"Philomena", de Stephen FrearsOn se souvient du terrible film de Peter Mullan, The Magdalene sisters (2001), inspiré de l’histoire des couvents de la Madeleine, établissements créés en Irlande au XIXe siècle, où les filles considérées comme perdues par leurs familles pour avoir été violées, filles-mères, ou simplement orphelines, étaient placées pour expier et racheter leurs péchés.

Stephen Frears nous ramène en Irlande, avec Philomena, dans un établissement de ce genre, le couvent de Roscrea où Philomena Lee, enceinte à seize ans et rejetée par sa famille, est placée en 1952.

Elle paie les soins prodigués par les religieuses avant et pendant la naissance en travaillant à la  blanchisserie, et n’est autorisée à voir son fils, Anthony, qu’une heure par jour. À l’âge de trois ans, il lui est arraché pour être adopté par des Américains. Après avoir essayé pendant longtemps de le retrouver, Philomena y parvient grâce au journaliste Martin Sixmith, rencontré cinquante ans plus tard, qui a tiré un livre de cette extraordinaire aventure, The Lost Child of Philomena Lee (2009).

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