« Party Girl », de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis

"Party Girl", de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel TheisCe film a réussi à faire parler de lui lors du dernier festival de Cannes, où il a fait l’ouverture de la section Un certain regard.

Ses promesses ont d’ailleurs éveillé les attentes avant même l’ouverture du festival, puisque les trois grandes sections cannoises en-dehors de la compétition officielle se sont battues pour pouvoir le programmer.

Il faut croire que l’excitation était justifiée : Party Girl a remporté la Caméra d’or qui récompense le meilleur premier film. Les journalistes ont beaucoup glosé sur la constitution inédite du groupe de réalisateurs : ils sont trois, sans constituer une fratrie, il y a une femme, son amie et un copain d’enfance ; certains ont fait la Femis, ce qui les place parmi les « espoirs » du cinéma français. L’actrice principale est la propre mère de Samuel Theis. Enfin, ils ne filment pas Paris et sa jeunesse mais surtout une vieille entraîneuse mosellane, chez elle, à Forbach.

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« L’École des femmes », de Molière, mise en scène par Jacques Lassalle à la Comédie-Française,

Molière vient d’atteindre la quarantaine quand, en 1662, il fait représenter, au Palais-Royal, L’École des femmes. Il est déjà, pour l’époque, un vieil homme, comme l’est, dans la comédie, le personnage principal, Arnolphe, qui avoue ses quarante-deux ans.

La pupille qu’il a recueillie – certains diraient achetée – treize ans plus tôt, est âgée, elle, d’à peine dix-sept ans. Cette différence d’âge autorise Jacques Lassalle, qui signe une superbe mise en scène, à parler, dans le programme du spectacle, d’ « amour monstre ».

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