Antigone : celle qui choisit de dire non. Parcours de personnage en seconde professionnelle

"Antigone recouvrant le corps de Polynice", de Marie Stillman (1844 –1927)

« Antigone et Ismène enterrant Polynice », de Marie Stillman, 1873

Les enjeux d’Antigone
à travers les siècles
et son actualité dans les programmes

de seconde professionnelle

« Depuis le Ve siècle avant Jésus-Christ, la sensibilité occidentale a vécu les moments cruciaux de son histoire et de son identité en référence à la légende d’Antigone et à sa prolongation artistique et spéculative. »

Cette affirmation de George Steiner, qui a recensé plus de deux cents versions d’Antigone, marque à quel point le personnage et son mythe structurent en profondeur la pensée occidentale. Devenu depuis le XIXe siècle le « dénominateur commun conceptuel » de notre lecture à la fois de la psychologie collective, de la structure sociale et des codes symboliques, le mythe d’Antigone focalise tout particulièrement notre « économie de l’imaginaire ».

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Marc Olivier Baruch, « Des lois indignes ? Les historiens, la politique et le droit »

Marc-Olivier Baruch, "Des lois indignes ? Les historiens, la politique et le droit"Nous aurions presque oublié, alors que la chose fit grand bruit dans le landernau universitaire et politique. En décembre 2005, quelques-uns de nos plus éminents historiens, dont certains professeurs au Collège de France, des académiciens et jusqu’à un ancien ministre apposaient leur signature au bas d’un manifeste collectif  intitulé Liberté pour l’histoire.

Il s’agissait de s’élever contre une série de lois jugées « indignes de la République » car attentatoires à la liberté de pensée et d’expression des historiens. Une disposition gouvernementale (vite abrogée) avait cristallisé l’émotion, en partie légitime, de la corporation, celle qui prétendait imposer à l’école de souligner « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ».

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