Pour une École supérieure du professorat et de l’éducation

Mai 2011 : Pôle-Emploi recherche des candidats à l’enseignement. L’opération est un succès. Les demandes affluent.

Juin 2011 : les CAPES rendent leur verdict. Reflux de candidats. Des centaines de postes ne sont pas pourvus.

En mai, des gens non formés mais demandeurs ; en juin, des gens préparés mais recalés. Ici un nombre croissant d’intéressés ; là une érosion des candidatures.

Où est la logique quand d’un côté une absence de formation crée un désir de formation, et de l’autre un Master Enseignement crée un rejet des concours de recrutement ? Où est la logique quand se tournent vers l’enseignement ceux qui n’y songeaient pas, et s’en détournent ceux qui s’y étaient engagés ? Où les « prêts-à-tout » l’emportent en nombre sur les «prêts-au concours » ?. Continuer la lecture

Sénat : un rapport pointe les manifestations de la crise du métier d’enseignant

Un rapport déposé le 19 juin 2012 par Brigitte Gonthier-Maurin au nom de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication, établit un diagnostic du métier d’enseignant.

Il passe en revue les manifestations de la crise du métier, analyse le fonctionnement des établissements, fait le bilan des réformes successives qui ont « déboussolé le système éducatif« , notamment en réduisant la formation initiale, et propose des « voies de redressement » pour redonner sens à l’école et « refonder le métier d’enseignant ».

Plusieurs mesures sont préconisées : suspendre les coupes budgétaires, lancer un plan de recrutement pluriannuel, remettre à plat la formation et ouvrir des prérecrutements dès la licence, rétablir une véritable année de stage avant la titularisation, rénover les IUFM au sein des universités, enfin, veiller particulièrement sur la maternelle et le lycée professionnel. Continuer la lecture

Quelle formation pour les enseignants de demain ?

Créés voici vingt ans, les IUFM ont oscillé entre deux modèles : l’école professionnelle et l’université. Il sont aujourd’hui intégrés aux universités dont l’autonomie va se renforcer. On peut ainsi craindre que les transformations en cours  « aboutissent à accentuer l’écart entre une offre de formation hétérogène et dérégulée, et la mission fédératrice de l’école dans une société des “individus”, tout particulièrement dans une période de crise globale ».

C’est ce risque que souligne une note sur l’évolution de la formation des enseignants publiée par la conférence des directeurs d’IUFM à destination des partis politiques. Continuer la lecture