« Samuel de Champlain, fondateur de la Nouvelle France », par Cécile Gagnon et Jean-Pierre Tusseau

Cécile Gagnon et jean-Pierre Tusseau, "Samuel de Champlain fondateur de la Nouvelle-France"

 

En France, Samuel de Champlain est un nom qu’on associe vaguement au Québec et dont on situe plus ou moins bien l’histoire aux débuts du XVIIe siècle.

Le petit ouvrage de Cécile Gagnon et Jean-Pierre Tusseau, Samuel de Champlain, fondateur de la Nouvelle-France aura le mérite de préciser l’itinéraire, l’aura et la ténacité de cette figure exemplaire d’aventurier idéaliste dont le parcours a déjà été étudié dans les pages de l’École des lettres.

 

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Cinéma et littérature : « Briser la ligne du temps ». Entretien avec Éric Vuillard

Éric Vuillard, "Tristesse de la terre"Éric Vuillard vient de publier Tristesse de la terreUne histoire de Buffalo Bill Cody. Ce récit s’éloigne des lieux que la littérature française a l’habitude d’emprunter en se tournant vers l’Amérique, celle des Indiens, du spectacle, celle qui réécrit sa légende et qui s’efforce de la rendre matérielle.

Il s’approprie par la littérature et par l’utilisation de la photographie ce qui était venu jusqu’à nous le plus souvent par les moyens du cinéma. Son film, Mateo Falcone, vient d’être distribué. Bien qu’il puisse se présenter comme une adaptation, il s’agit avant tout d’une expérience singulière de spectateur, où se retrouvent la violence et la contemplation.

Le western est présent ici, comme une façon de s’approcher au plus près de ce récit aux allures de mythe, et d’un regard d’enfant.

Ces questions d’image, d’enfance et de création sont au cœur de cet entretien.

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« L’Iroquois blanc », de Jean-Pierre Tusseau

jean-pierre-tusseau-l-iroquois-blancJean-Pierre Tusseau, qui nous avait habitués à ses élégantes traductions de romans médiévaux, nous surprend avec un roman d’aventures historique qui a pour cadre la Nouvelle-France (le Québec) du XVIIe siècle, L’Iroquois blanc.

Le héros, Guillaume, jeune apprenti charpentier, est maltraité par son maître, un alcoolique brutal et sans scrupule. C’est donc tout naturellement qu’il rêve de partir sur l’un de ces bateaux qui transitent dans le port de Rouen. La ville, nous dit le narrateur, conserve encore le souvenir d’un jeune chef indien d’Amérique du Nord, écho probable aux fameux cannibales de Montaigne (« Trois d’entre eux […] furent à Rouen… », Essais, I, 31.).

Il faut dire que le héros, dont l’intelligence a été remarquée par le père Lassère, a appris à lire. Il admire l’esprit aventureux de Marco Polo et les récits pleins de verve de Samuel de Champlain : ce dernier, quelques années auparavant, n’a-t-il pas exploré les rivages d’Amérique avant de fonder la ville de Québec ? Continuer la lecture