« The Master », de Paul Thomas Anderson

paull-thomas-anderson-the-masterThe Master décrit une emprise, la manipulation sans scrupules d’un individu sans défense. Cet homme est Freddie Quell, un marin broyé par la guerre, qui se retrouve en 1945 en Californie avec une dépression nerveuse aggravée par l’usage immodéré d’un cocktail explosif qu’il prépare lui-même avec tout ce qui lui tombe sous la main.

Dès la première apparition de Joaquin Phoenix, on est saisi par son aspect physique et sa composition. Maigre, la démarche hésitante, il a le visage émacié et buriné d’un ermite, s’exprime d’une voix basse, bredouillante et à peine intelligible.

Performance époustouflante et nouvel avatar d’un comédien de génie, que les films de James Gray ont consacré. Un Oscar serait amplement mérité. Continuer la lecture