Martin Scorsese à la Cinémathèque française

Passion

Exposition Martin Scorsese à la Cinémathèque françaiseUn grand artiste ouvre de nombreuses portes, les chemins qu’il emprunte conduisent sur d’autres chemins. Avec lui, on n’en finit pas de découvrir, d’apprendre, de s’émouvoir.

Et tel est le cas avec Martin Scorsese. Son intelligence est indissociable de son immense culture cinématographique et musicale. C’est à la fois un classique, ancré dans la tradition américaine, et un moderne. Son œuvre tient à une vision du monde née dans l’enfance. Le terme de passion est à donc à entendre dans sa polysémie.

L’exposition qui commence à Paris, après avoir été présentée à Berlin et avant de partir pour Melbourne, illustre ces passions.

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« Les Garçons et Guillaume, à table ! », de Guillaume Gallienne

"Les garçons et Guillaume, à table!" de Guillaume GalienneÀ 41 ans, Guillaume Gallienne est sociétaire de la Comédie-Française, acteur de cinéma et de télévision, lecteur de grands textes classiques, animateur d’émissions télévisées. En 2011, il a aidé le chorégraphe russe Alexeï Ratmansky à adapter Illusions perdues d’Honoré de Balzac pour le ballet du Bolchoï, spectacle qui est invité à l’Opéra de Paris à partir du 4 janvier 2014. On l’a vu en mai et juin derniers au théâtre du Vieux-Colombier exceller dans le rôle d’Oblomov, le personnage inventé par l’auteur russe Ivan Gontcharov, dans la mise en scène fine et drôle de Volodia Serre.

Au même moment, il présentait au festival de Cannes l’adaptation cinématographique d’un spectacle intimiste intitulé Les Garçons et Guillaume, à table !, qu’il avait écrit en 2008 avec Claude Mathieu, et dans lequel il racontait avec humour son enfance, son éducation et les traumatismes qu’elle avait pu engendrer.

Dans cette comédie autobiographique, il explique en effet que, sa mère ne le traitant pas comme ses frères, il a cru ne pas être un garçon comme eux. Ainsi poussé à « faire la fille », il a eu une dépression nerveuse à l’âge de douze ans.

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« Petites scènes capitales », de Sylvie Germain

Sylvie Germain, "Petites Scènes capitales"Au début du nouveau roman de Sylvie Germain, Lili, l’héroïne, habite près d’une volière et elle est tout heureuse d’être réveillée par les cris et les chant des oiseaux.

Au terme de son histoire, quelque quarante ans plus tard, elle contrefait le chant d’un grèbe huppé dans un train filant vers Paris, pour contrer le verbiage d’un importun avec son téléphone portable.

On pourrait placer ces Petites scènes capitales sous le signe des oiseaux, omniprésents dans des pages qu’on lira d’un seul tenant, ou par fragments, comme autant de poèmes en prose. S’il y a un fil conducteur, une intrigue, la beauté de ce roman tient aussi à l’intensité de chaque scène capitale.

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