Kaspar Hauser, enfant de brouillard

"L'Énigme de Kaspar Hauser", de Werner HerzogLa diffusion d’une copie numérique restaurée de L’Énigme de Kaspar Hauser (Jeder für sich und Gott gegen alle), de Werner Herzog, réalisé en 1974, est l’occasion de revenir sur une œuvre majeure qui nous interroge encore.

Un adolescent est trouvé le 26 mai 1828, hagard et épuisé, sur la place de Nuremberg. Une lettre à la main, écrite en gothique par une personne anonyme qui l’aurait élevé, n’indique même pas son nom.

« N’ayant aucune idée de la parole », comme l’écrit Werner Herzog au début de son film, les seuls mots qu’il savait prononcer « cavalier veux comme mon père » enflammèrent les théories sur son origine aussi bien que les suspicions.

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